‹ Mars;Chapitre 55 sur 99 · DU DÉTERMINISME · texte numérisé non relu

DU DÉTERMINISME

li font coRsklënMr SOUS tous M6 «spedB celle idée funesle dm averâr l

méfkable, idée <lont on ne ssumît dtre si dk est «dorée ou maudite. !

Le dieu méprise U ré¥olte «atant que l'otfrande, puisqu'il tait l'une î

et l 'autre et tout. Mais les (ouïes de ce temps parlent moins de Dieu que *

d'une nécessité des eUets pur les «anses, et des causes par dmtiBs ,

causes,. d'après une science trop dbstmile et trop peu pratiquée. Se" |

masquons kî en passant que cette nécessité n est jamais plus sensible !

que datns le triomphe du vouloir, coirane l'industrie le montre. Mais, !

malgré les remarques dédsives d'Auguste Comte sur ce point-là, le ;

sentiment populaire revient toujouis, avec d'autres mots, A charger <ie tous nos malheurs le destin invincible. Et la guerre résulte de cette com** i

plaisance, puisque la guerre est le triomphe des forces dans l'ordre humain, triomphe éclairé seulement par une fureur caractéristique.

Il existe un Déterminisme populaire de belle apparence, tout à fait analogue à la Paix armée, qui est le temps où les maux se préparent. Et l'idée en est que tous les événements, en y comprenant les volontés de chacun, étaient prédéterminés dans la nébuleuse primitive au même titre que le cours des planètes et les lunaisons. Donc, comme nous |

sommes déterminés par les causes extérieures & être malades ou bien portants, ainsi nous le sommes & être tristes ou gais, à vouloir ou à désespérer. N'abordons point ici la critique assez ardue de cette idée théorique ; disons seulement qu*elle n'a^ point de privilège et qu'elle n'est pas vraie seide. Mais ne visons point trop haut ; ce n'est point nécessaire. J'ai remarqué que ce déterminisme à formules est accepté avec une joie sauvage par des hommes qui sans doute ne l'ont pas bien saisi par ses racines, soit dans la plus profonde mathématique, soit dans la physique qui en dépend. Je crois qu'ils l'aiment sans le bien connaître, et que ce n'est pour eux qu'un Fatalisme, d'apparence raisonnable, mais surtout sensible au cœur superstitieux.

sidérons l'usage qu'ils en (ont. Car il ne s'agit . ibstraites, mais d une funeste règle de pratique qui met le t interdit. Rien n'égale la hauteur dédaigneuse de cette r^wnd : " Vous imaginez donc que cette guerre pouvait ) Vous n'avez donc pas saisi les causes lointaines et les laines ? » Mais si vous les poussez un peu, alors ils s'irriitrent leur coeur prophétique. Ils viennent ji dire avec violu moment que la guerre a eu lieu, elle était inévitable ; : le Fatalisme même, si fertement lié k la religion instinci, que l'on croie aux desseins de Dieu, ou bien k quelque ;ctif des peuples, ou bien à des causes historiques ou seulelues, je suis toujours en présence de l'âme passive et irritée. :nds cette colère. Il y a un désespoir qui surpasse le déscsmtrevoit après l'événement que 1 on a consenti k son propre est trop tard pour beaucoup, et toute vue sur le passé tel pu être est au-dessus de leurs forces sans doute. Uc là une er conbre moi. Le remords hait le repentir ; et je retrouve 1 cette idée profonde que tes damnés sont damnés parce ulent. Toute faute pourtant est pardonnée, qu'on rejette 'ils faisaient, comme j'ai fait, le serment de ne plus jamais evant les forces, les morts pardonneraient.

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