SCENE XL LAGACHE, LAHOUPE
» Vous êtes, je le vois , de ces femmes z^'hardies; » Qui goûtant dans le crime une tranquille paix , > Ont su se faire un front qui se moqne de tout. •
LAHOUPE.
C'est toi qui me trompes , perfide , tu ès marié.
LAGACHE, d -part, Queu déchet!
Aîr : De la contre-danse de la Hosière, Cœur vil, arne ingratte!
II faut qne j'éclate , Et que je rabatte
Ce ton insolent
C'est trop me contraindre; Oses-tu te plaindre , Çuand tu devrais craindre Mon ressentiment ?
Pour toi , barbare , L'amour m'égare Et me prépare
Un cruel affront
Oui , dans ma rage , Je vois/ volage > Ton mariage Gravé sur ton front.
Vas, retourne, infâme.
Aux pieds de ta femme Nourrir une flâme Qui fait mon malheur.,..„ A toi je m'arrache , Et je saurai , lâche , Avec cet eustache, Finir ma douleur.
( // fomle sur un fauteuil , et feint d^être épanoui. )
Que d'amour !... Vlà une femme sans sentimens. Este que c'est Lahoupe qui l'y aurait dit d'quoi zy retourne. à Lahoupe, ) Tendre amante , reviens a toi,
LAHOUPE.
Je t'abandonne.
Reviens à moi.
Ah/ Non.
LAHOUPE.
Ah î Si. ( // lui frappe da?is la main. ) Ma maîn est on ne peut pas plus libre, et n'alluma jamais la torche de l'bymcne'e. {à part.) Queu coche.'
Dois -je TOUS croire?...
Ah/ croyez. . . . Eh/ allons manger rdéjeùner qui st r'froidit,
Ton cœur est donc tout entier à moi.
Des pieds à la tcte.
Ah
Air : Toujours seule , disait Nina* Mais ôtez c' visage à' carton.
L A H O U P E, Non, mon cher^ impossible.
Çue je r'iuque c'mînois mignon,
Ti donc^ il est horrible.
A vos pieds
HOlasî vous m' voyez
Mais vraiment Vous êtes pressant.
Otez Tcarton.
X A H 0 U P E, Non , mon garçon.
Pourquoi ce refus cruel ?