‹ Marseille et les Marseillais (volume 2)Chapitre 1 sur 19 · MAIRE DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

MAIRE DE MARSEILLE

Au moment même où la plus juste popularité s'attache à votre noi^i, pêrftiettez-n)eî ,cle vous dédier ce petit livre, à cause de son titre. Ma dédicace est une date. Le bruit de Paris ne nous empêche pas d'entendre ce qui se fait à Marseille, et nous applaudissons de loin.

Depuis bien des années, vous avez mis votre haute intelligence au service des intérêts marseillais et votre zèle ne s'est jamais ralenti. Aujourd'hui, placé à la tête

de l'édilité municipale, avec le désir et le pouvoir de faire le bien, vous prenez déjà ces énergiques initiatives qui améliorent le présent, et promettent tout à l'avenir; car on sait que vous n'êtes pas de ceux qui s'arrêtent dans le bon chemin, ou qui s'endorment après les premiers succès.

Vous avez toujours eu la conscience de l'avenir marseillais, seul avenir qui rende toute conjecturo probable, et, fort de votre ancienne conviction, vous fécondez les merveilleux germes déposés dans le sol phocéen : rien ne vous échappera dans les détails de ces nobles tra- 'vaux qui renouvellent l'homme et la pierre: vous savez ce qu'il faut au maître et à l'ouvrier, au luxe 'des arts et au besoin»(ïtûîfiwvfe*; -voifSjîiv^z îi^f^ù\ que personne,

étudié notre sainte 4;>e/7/e-t«7/e,,e{yous "devinez tout ce

'l ** '- "*»: qu'il y a d'intelligence oKfl^^esprit, dans cette jachère

phocéenne, qui*Jn6tïte",^es«'îiV«^3clu:port au sommet des

* • • • • k Grand-Carmes, et s'étend de notre Cours au quartier de

Saint-Laurent.

Votre mission est belle, et tout Marseille sait déjà que

vous serez à la hauteur de votre mission. Je vous disais

ces choses, le 18 juin 1840, en sortant du Musée, après

une cérémonie publique, et vous étiez bien jeune alors

c'est ce qui m'autorise à exhumer publiquement ce souvenir, lorsque le fait accompli me donne raison.

Quant à moi, pauvre exilé de la mer et du soleil, et absent toujours présent aux rives natales, je vous envoie le faible tribut de ma reconnaissance, comme si j'avais ma part de bonheur dans tout le l)ien que vous ferez à Marseille et aux Marseillais,

Votre bien affectueusement dévoué de cœur,

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