‹ Marthe; pièce en quatre actes. Représentée pour la première fois à Paris ... le 28 mars 1899Chapitre 103 sur 149 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Moi, c'est différent. Marthe est mon amie. Userait logique, nécessaire même, qu'elle m'appelât dans un moment de désarroi.

GILEQUAIN

Bref, je suis consfdérablement intrigué I

Pas autant que je suis inquiète !

LE DOCTEUR, entré sur ces derniers mots. Et moi donc !

GILEQUAIN

Ah ! docteur ! vous arrivez bien !

LE DOCTEUR

Du tout. J'arrive très mal !

MADAME DE LA BERRONNIERE

Vous allez nous éclairer !

LE DOCTEUR

Ah! oui! de mes ténèbres ! Je ne sais que ce que vous devez savoir. Que la marquise m'a jeté un appel bizarre... Que l'air est à l'orage... Que cette maison est étrange... Enfin que ma filleule...

GILEQUAIN

C'est votre filleule ?

LE DOCTEUR

Un peu. Elle a fini par l'oublier dans la vie affolée qu'elle mène depuis ce mariage que... que... [il chercJie) que le bon Dieu patafiole !... Moi, je n'ai rien oublié du tout, je lui ai voué toute l'affection que j'aurais donnée à mes enfants...

Vous n'avez pas d'enfants ?

MADAME DE LA BERRONNIERE, riant.

Le docteur n'est pas marié.

LE DOCTEUR

Mauvaise raison. La preuve, c'est que j'ai cru, pendant deux ans, que j'avais un fils. Seulement, on m'a fourni la preuve que c'était une ridicule erreur. La mère s'était trompée de jour!

GILEQUAIN

C'est fréquent.

LE DOCTEUR

Alors, vous comprenez., un vieux garçon I... Je

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