XX GRAINS DE VÉRITÉ
silence, la seconde, une levée de boucliers. Entre les deux, il prêta son talent de comédien, ^ — charme et finesse — h mainte création. L'ensemble de ces campagnes se solde par un bilan des plus parisiens : gratitude infiniment discrète des auteurs, approbation platonique des lettrés, évaporation d'une fortune . Jamais l'hommage des cent cinquante lignés qui vous consacrent citoyen du Boulevard, et qui s'accordent couramment au mauvais poète riche, à l'intrigant « amateur » de lettres, la dame patronnesse de philanthropie distinguée, l'écurie victorieuse, le veston bien porté ou le chourineur à la mode. Pourquoi? L'éternelle histoire. C'est que. Paul Franck, artiste compliqué, dilettante inquiet, chercheur soucieux, est un homme simple . Il lui répugne de pénétrer le facile mystère des glorifications parisiennes. Les stations d'antichambre l'impatientent, non qu'elles meurtrissent son orgueil — il n'a que l'orgueil des belles choses — mais parce que « son travail l'attend » ! Il ignore les phrases d'avantgarde, les promesses fallacieuses, les spécula-