ACTE PREMIER
viens. Marthe a toujours quelque chose à faire ailleurs que dans les salons où elle reçoit!... Dites-moi, docteur, savez-vous ce que La Berronnière osait soutenir il y a quelques secondes ?
LE DOCTEUR
Que rauloraobilisme amènera le désarmement général ?
MADAME DE LA BEUUONNlîiRE
Non. Que nous nous remarierons un jour ou l'autre,
Ensemble ?
MADAME DE LA BEHRONNIISKE
Ensemble.
LE DOCTEUR
L'un contre l'autre. C'est bien possible. Qu'il soit un peu plus féministe, et vous un peu plus le contraire, et c'est joué. A moins que vous l'épousiez purement par conti'adiction,
MADAME DE LA BERRONNiÈRE
LE DOCTEUR
Contradiction. Con-tra-dic-tion ! Voyons, observez ceci : vous avez épousé La Berronnière. Vous l'avez trompé...
MADAME DE LA BERRONNIERE, plus bas.
Oh ! une pauvre petite fois! Cronstadt... L'officier russe de rigueur. Et encore, il n'en a jamais été très sûr.
LE DOCTEUR
Or,^ce n'était pas par amour pour Cronstadt ni pour l'officier russe de rigueur, c'était pour punir votre mari d'être votre mari. Après l'avoir trompé, vous avez voulu le punir de s'être laissé tromper, et vous avez demandé le divorce, que vous avez obtenu contre lui, car il avait pris tous les torts à sa charge. Par contre, une fois libre, vous lui êtes restée fidèle, et, pour vous consoler de cette modestie, vous vous êtes lancée dans la défense des droits de la femme et des immortels principes de...
MADAME DE LA BERRONNlÈlRE, vivement.
Parfaitement !
LE DOCTEUR
Voilà votre ligne de vie. Eh bien, savez-vous ce