D ESPAR
Quand vous voudrez, madaïue. {Au fond de la serre, madame de La Berronnière, qui, durant toute cette scène, a observé Marthe, se précipite soudain vers d'Espar.)
MADAME DE LA BERRONNIERE
Vous ne tenez pas bien la soucoupe, monsieur. M'excuserez-vous ? [Elle saisit la soucoupe et se substitue à d'Espar. A Mart/ie.) Voilà !... Tire !...
MARTHE, soupir étouffé.
Ah !... [Elle vise et tire aussitôt. La soucoupe vole en éclats.) C'est fait ! [Elle Jette le pistolet sur le guéridon. Au fond, La Berronnière, qui est resté pour voir le coup, s'éclipse à l'anglaise suivi de près par madame des Saules.)
GILEQUAIN, à Marthe.
Prodigieux!... Mon compliment !
MARTHE, souriant.
Vous voyez, je ne suis pas une femme, je suis un homme !
LE DOCTEUR, bas.
Je le souhaiterais ! Au revoir, ma chère enfant ! {^11 s' éloigne et serre la main de d' Espar au passage.)