‹ Marthe; pièce en quatre actes. Représentée pour la première fois à Paris ... le 28 mars 1899Chapitre 96 sur 149 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CLAIRE

Ben ! on voit que vous êtes un artiste !

GILEQUAIN

Allons, soyez mignonne ! Dites-moi ce qui se passe. Ne mentez pas, il se passe quelque chose.

CLAIRE

Rien.

GILEQUÀ.IN, tirant un bleu de sa poclie.

Voyez cette invitation, à six heures du soir, et dans quels termes... « Quelques amis... « Heu... <.f Petite fête inattendue... » Heu... « Neuf heures et demie... » Hon... « Nouveau cliapitre pour votre livre... » Hon... « Cordial shake-hands... » Postscriptum... « Pas d'habit, le vieux veston... » [Répondant au regard ironique de Claire vers son habit et sa cravate blanche.) Je n'en ai pas, de vieux veston I Déjà pas mal, hein! Plein de sous-entendus... fébrile, exceptionnel dans la forme et mystérieux dans le fond !

CLAIRE, mouvement de retraite.

Si monsieur veut les journaux du soir...

GILEQUAIN

Merci. Restez donc ! Je vous préfère mille fois aux journaux du soir !

CLAIRE

Mais...

GILEQUAIN

Il n'y a pas de mais. Je n'ai pas fini. Parlons de l'accueil. J'arrive...

CLAIRE

A neuf heui'es.

GILEQUAIN

Pourquoi pas ?

CLAIRE

Madame la marquise avait écrit neuf heures et demie.

GILEQUAIN, sourire engageant.

Je ne regrette rien.

CLAIRE

Oui, mais...

GILEQUAIN, interrompant.

Elle ne me laissera pas finir! J'arrive. Hôtel si-

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