‹ Martin et Bamboche ou Les amis d'enfanceChapitre 103 sur 104 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

La Mêmes, LÉONIDAS.

LA LEYIUSSK.

Quo laisais-tu donc là?

LÉONIDAS

Ils n*en finissaient pas de se coucher... puis, écoutez donc !...

| Il y avait pas tuai de portes à fermer, à barricader.

SCIPION

Ainsi tu es sûr qu’elle ne pourra sortir.

i voulus, montrant le pavillon.

Far là, je no sais pas. (Montrant le château,) Par ici, j'en suis sûr...

scirioN. Il va doueementà la porte du paciüonel la ferme il double tenir.

Jo sais 9Ôr à présent do ce cûté aussi... Maintenant, apportez une cordo qui est là près du moulin...

la livrasse, à Léonidas pendant -ou ils vont prendre et apporter la corde.

Pourquoi faire... le dlblo?^

LEONIDAS

Ah ! c’est que tu no sais pas toi, que quand les gens du monde s’en mêlent, ils tont ces affaires-là bien mieux que nous... Ce n’est pas lo tout quo do metlro lu feu à co pavillon, die pourrait se sauver.

LA IXVRASSB.

Puisque tout est fermé...

LéOMIMS.

Fnfin on ne «lit pas.,.. Il faut donc, si l’on peut, faire écrouler lo pavillon aussitôt quo le leu aura commencé...

scipion, A Léonidas.

Pour cela, tu vas faire preuve do ton ancien talent d'acrohnlo cl monter jusqu'à la galerie où lu attacheras solidement la corde.

LA LEVUASSB.

Pas mal, jo comprends...

SCIPION

On va essayer... (H se paz*e la corde autour du corps et monte.)

LA LEVKASSE.

Y es-tu?

LÉONIDAS

Oui... (H P attache.) Et ça y est aussi... (Il redescend.) Mais dites donc, ce ne sera pas un bon métier do tirer le cordon si l'on vient ou secours.

scipion.

Bien pensé. . Il y a là une vanne?

LA LEVRA^HR.

MARTIN rr BAMBOCHE.

Oui

scirio*.

Si on la levait... l’eau se précipiterait et ferait tourner avec uno grande force la roue du moulin ?...

LA LF.vmSSÜ.

C’est parfaitement juste.

sciuon.

Eh bien, attachez l’autre extrémité do la corde à la roue. Aussitôt le feu mis. levez la vanno ; lo pavillon ue résistera pas longtemps li do pareilles secousses.

léoxtths, à h Levraste.

Quand jo vous disais... Il n’y a qu'un lioramo qui n reçu do l’éducation qui trouve ces choses-lî».

scinoN.

Allons, fais lo tour do la maisonnette, jo te passerai la conlo... (On voit le haut du corps de Léonidas par destut ta maitonnelle dont il a fait le tour... La corde lui est jetée; elle se tend tout tes effort*. ) . .

lxonidas, rerrnanl en seene.

Est-co bien?...

scirtoti.

Parfait! moi, jo vais mettre lo feu par derrière. Vous ici accumulez les obstacles, et par tous les moyens, empêchez qu’on ne puisse sortir du pavillon. {Il disparaît.]

léonidas.

Qu’esl-ce qu’on pourrait mottro devant la porto?

LA LEVUASSB.

Attends... une idée m’est venue...

LEONIBAS.

Ca a dû vous paraître drôlo... il y avait longtemps.

LA LKVRASSB.

Vois-tu cette pile de bois?

LEONIDAS

C'est là votre idée?

LA LBVBASSr..

Oui, va te metlro derrière avoc uno perche, de manière à faire glisser Pétai, et quand je te dirai... pousse.

Je pousserai... ça va... h mon poste...

scition, paraissant au fond.

Je viens do mettre le feu. Maintenant, h la vanne! (71 remonte pris du moulin et 1ère la tanne ; on entend l'eau qui se précipite arec 6ru»t : la roue du moulin s’ébranle et se débat sou* f effort ; ta corde vibre et secoue le pavillon, la fumée commence à «Mtromur le pavillon.)

SCLKE Z.

Lu «lu», BAMBOCHE, puis RÉGINA, MARTIN il BASQUINE.

sanon.

Tu no passeras pas.

Qu’est-co que tu dis donc, Viromte?

sciuon, prenant un poignard.

Tu no passeras pas...

lAlBOCBE.

Uno arme! h nous deux, (71 lutte arcc fui, pâment à le repousser et entre dans le pavillon.)

la lbvrassr, qui est retenu en scène.

Pousse, Léonid&s, pousse. [La pile de bois commence à l’ébranler.)

sanon, courant au pavillon et fermant la porte derrière Bamboche. ^

Tu es entré... tu ne sortiras plus—

LA LKVIUSSR.

Oh ! mon Dieul c’est lo Vicomte... Léonidas, ne pousse... (I éternuement r empêche d'achever; la pile s'écroule turSctpiony se débat.) Malheureux Léonidas, tu écrasés ma creance... •

le mur du bois écroulé pour aller au secours de 5c*pion. BambotM tenant Régina dans ses bras paraît sur la gâterie.) w

bamboche.

. Ah 1 une corde... mot J

Pas d'issue, nous sommes perdus

ancien métier ! [Il enjambe la galerie; prend son aplomb sur ta corde et commence à descendre; quelques paysans traversent m scène en criant : a» feu f j

n amis,' entrant par la gauche.

Quel est ce bruit ? . . ..

basquine, entrant par la droite.

Au feu! au feu!...

Martin.

Lo pavillon ! Régina !

rasqune se jette à genoux devant Martin çui ra se précipiter en fui criant.

Regarde 1... (Elle lui montre Bamboche qui, tenant toujours Regtna dans iei bras, franchit sur ta corde l'espace du pavillon au moulin.)

MARTIN

Sauvée!— (Au moment où Bamboche atteint le moulin, la roue, entraînée par l'eau, tourne, le pavillon s'écroule sous les efforts de la corde ; Régina cl Bamboche disparaissent. On o r» fa terrasse monter sur le monceau de bois et tendre la main d*x»pion qui se débat à demi-écrasé : les débris du pavillon les ensevelissent tous deux.)

BASQUINE Ct MARTIN.

Perdus!

MARTIN

Régina ! (71 court au moulin, Basquine est soutenue par quelques femmes qui viennent d'entrer.)

Page 1