BAS ROCHE
C’est Léonidas.
LKoxmis.
Tiens! Bamboche! Quelle jambe et quel pied!
la iiviusse, à port.
Bamboche ! s'il allait me re* onnaltro ! (Il éternue.)
BlBBOCBR.
C’est ten bourgeois! je ir connais son étermimenl d’i! y a «ix mois quand vous éteft partis si vite de Viellleville. (A lal.efrassc.) Dites donc, bmirgeuis, c’e.-t iinrltuino letiarn; avant da vous coucher, buvez-iuoi b* soir Hnq nn »ix vernis de gruÿ bi« n bouillant, couvrez-vous ta tête avec un buuucl du gardu ziatiutial ol dormez douze heures ; von* rrrrtt.
la lkvr vsse. à pari.
Il me semble qu'il ne mo remet pas.
BAMftOCUB.
Ce pauvre Léonidas ! tu a* donc pu t'échapper quand j'ai fait rôtir dans sa voituro ce vieux gueux do la Lcvrasse ?
la levrassr, à part.
Je suis sur lo gril.
léonidas.
Oui, j'ai échappé au court bouillon.
nvnr.nciiB.
Ah! le vieux coriace, a-t-il drt Air* dur à cuire. (A laLsvrasît.) Vous permettez ccs détails, monsieur?...
De la Fressure.
la lkvrassb.
bamboche.
Monsieur de la Fressure... c'est un ancien camarade.
La livrasse, à part.
Décidément il ne mo remet fias. {Haut.) Sans doute, sans düuto, j! ut a souvent parlé do vous. (Jl èiernue.)
Un attire remède, bourgeois ; si voua mettiez un chausson de lisière dans le creux de l'estomac.
LÉOMifUS.
Ah! oui, fameux, au-dessus do la bedaine... Voulez-vous que je Sous le pose? (Il fait une gambade, la Levraut lui donne un c ou p de pied.)
Un coup do pied de celle façon ! (.fouissant la Lecratte.) Minute, tournez-iuol donc celte boule. (Jl lui Ole ses lunettes et sa perruque.) A bas les vitraux et le gazon ; c’ost ce gredin de 1a Terrasse !
Abl grand brigand !...
u livrasse.
bambochb.
Tu n’cs pas mort, c'est donc h recommencer !
Là LBV BASSE.
Bamboche, pas de bêtises!
Allons, tu le veux, ajourne I Te voilà donc établi?...
LA LEVR4&SE.
Oui, lu rois, mon fils, et toi?...
Moi, j’ai fait un peu de tout, honnêtement, quand j’ai pu • moins bien quand je liai pas pu faire autrement. Quelquefois j‘«! eu de l’aisance, quelquefois rien, par exemplo dans ce moment-
LA LBVJtnsSB.
Ah ! dans ce moment !
Ram boche, frappant sur sa poche.
Le quibus est ailleurs.
LA LIVRASSE
Que vas-tu taire?
Ce quojo trouverai, et je lisais l'afllcho d’annonces quand Leonidas e»t venu... Je suis dans un de ces jours où l’cn serait tenté de se donner au diable.
LA LEVRA5SE.
Je pourrais peut-être t’y aider.
Comment ça ?
LA LIVRASSE
A part mon commerce de jouets, je fais quelques petites opérations financières ; histoire de placer mes économies amassées à la sueur do mon front, et comme j'adore la jeunesse, je me plais, je me délecte à lui prêter de l’argent à cette belle et folio jeunesse.
Bien, bien, je comprends, tu es usurier.
LA LIVRASSE
Oui, l’on m'appelle ainsi quand j’ai prêté, mais quand on me demande h emprunter, je suis un honorable capitaliste; mais peu importe!... J’ai parmi mes clients un jeune homme d© la plus haute volée, lo vicomte Scipioii Duriveau, qui me doit à l’heure qu'il est cent soixante mille francs.
BlMBOCIIB.
Que tu as économisés sur les polichinelles, les bilboquets elles chiens do carton.