MARTIN, REGINA
RÉGINA
Pourquoi, monsieur Martin, vous êtes vous fait annoncer de U part de Claude Gérard ?
MARTI*
Je craignais que tous ne voulussiez pas me recevoir. régina.
Je regrettais que vous fussiez privé de votre liberté par M. te comte Duriveau; que vouliez-vous quo le reste meut? MARTI*.
Ab î ce mot est cruel, mais je l’ai mérité, puisque j'aieu la témérité de croira que tous portiez quelque intérêt b l'honneur do
l’orphelin que votre mère a aimé...
régina.
Ce K ap l M l est passé, monsieur, et jo ne pense pas que ce suit pour en parler que vous êtes venu...
MARTI*
C'est du moins pour parler de la personne sous le souvenir do laquollo je comptais m’abriter.
RÉSINA
Que voulez-vous dire ?
MARTIN
Claude Gérard et moi, nous savions que tous aviez pieusement obéi aux ordres do votre mère en faisant sceller sous une pierre dans l'oratoire un coffret auquel elle attachait )o plus grand prix.
RÉGINA
Eh bien t ce coffret...
MARTIN
Le jour de votre dernière visite, avant de m'éloigner aussi et b jamais dre lieux où j’ai eu tous les jours heureux de ma sic, j’ai voulu revoir cet oratoire que vous veniez do quitter... un etranger... un sacrilège s’y était introduit.
RÉGINA
O mon Dieu I
MARTIN
Il venait de violer le secret dre morts, et déjà il emportait la canette... je l’ai frappé... il a pu fuir, mai» du moins il a été forcé d'abandonner co qui était confié b notre garde...
RÉGINA
Et ces papiers, vous les avez lus?
Martin, lui présentant la cassette.
Ah! mademoiselle, c’est trop do mépris... Co coffret...
RÉGINA
Vous me l’apportez?... mais vous saviez que co coffret, avec des papiers, renferme* des objets précieux?...
MARTIN
Je le savais...
RÉGINA
Et... est-il vrai que vous soyez voisin de la gêne?...
MARTIN
Cela est vrai, mademoiselle.
RÉGINA
Et vous gardiez co coffret?...
MARTIN
Jusqu'au jour où jo pourrais vous trouver... Je vous ai vue il y a deux jours... Je suis libre depuis une heure... me voici...
RÉGINA
Ah ! pardon, monsieur Martin, pardon... j’ai soupçonné votre loyauté... j'ai partagé ta prévention... pardon, pardon !...
MARTIN
Et maintenant, vous me rendez votre relime, votre intérêt!... merci, merci t... Jo no vais donc plus être seul au monde !...