LÉONIDAS, SCIPION
SCIPION
Drôle, te voilà enfin?
LKONIDAS.
Jugez de mon empressement.
SCI NO*.
Pourquoi cet accoutrement?
LÉONIDAS
Vous m'avez recommande taillât... d'ailleurs commo cela jo ne perds pas de temps. (Tirant ta queue r/u chien, qu’il a sur tes bras <1 qu'il fait crier.) J'ctudic.. J'eludie...
scino*.
Iinbccillr!... Mon argent, jVn ai plus besoin que jamais...
LEONIDAS
Le voici...
scifion, m in plant Us billets.
Comment, mille louis au lieu de deux mille S
IROXIDLS.
Il a fallu sc donner bien «le la peine pour réaliser tout cela.,. D'ailleurs, il vous reste «meure quelque chose à négocier.
SCIPION
Combien?
LÈomuaS.
La traite sur Abd-cWKadcr ; l.i banque de France a répondu quelle l'accepterait quand on serait tout b fait d'accord avec lui.
sciriov.
Vous vie» de grands fripon», mais j'ai encore besoin de voua... léosidas.
Ah l oui, ce soir aux Funambules, les bouquets, l« Béni», sciriov.
Oc« bouquets! des fleurs! un «occès!... Non pas. Amène-moi avec toi uuo vingtaine de va lirions de ton espèet...
LÉONIDAS
A Paris, tout so trouve...
sci pin*.
Qui feront exactement ce ou'on leur dlrté LCONIDAS.
Des moutons de docilité.
SCINO*.
Et puis lb, en l'honneur de Rasquine, un orage, un vaearme, un charivari, un tohu boliu 1
léonidasl
Ah bah! ce n’est plus pour...
scino*.
Siffle* I... crie*... huez... tempêtez... et je serai là pour vou» aoutenir. (/I sort.)
LÉonidis, à ses chiens.
Allons, mes bichons, puisqu'il s’agit de cris et de vacarros, nouHio nous séparerons pas.
CHOntn TABLEAU.
Le thtfitre rtprétenlt U ctumbr* de Bnquiio dans le maiaoa Ae te Le* vreu*. Tout y annonr* U miafer* , mo« que t*pmd«r*l elle ail rien A* rrpuutMtil; aur une Ub] P , toul ce qu'il faut p<*ir écrire; Aaoa 1* loaJ, une perle, une autre à Aruile. Au lever Au rideau, Baïquisa Ut aaa lettre ; un daiuaatiqua à la livrée de ftrgisa aitead Aaa» la fond.
8CÊNL I.
BASQU1NE, U* Domestique.
lASQtnmi, écriront en parlant
« Mademoiselle, j’ai été outrageusement siffiéc, cl n'ai même ■ pu parvenir b me faire entendre. Je ne puis vous donner B des details, je me MM tant d'aniei lutuo dans lo ctrur, que ja * serais probablement injuste. Vous êtes bonne, et moi, je sut» b malheureuse... Vous avez du cœur, j'aurai du courage... Tanb têt, quand la première émotion sera passée, i’irai vous voir, » b ni ange de consolation. » [Elle racheté te billet et U remet au domestique.) Remettez ce billet, jo vous prie, b M ,u de Noirltcu. (Le Domestique sort. Elle se promène arre une nvaeité énergique.) Pour un pareil misérable quelle différence y a-t-il donc rmre l'amour et la liainol... Mais ce n'al pas comme ça que j'aime, moi... Hier, après cinq ans!... au milieu de mon désespoir, j'ai ci u entendre une voix, ot j'ai frissonné tout entière, ut un moment j'ai oublié...
BCE NE II,
BASQÜINE, LÉONIDAS.
basqcinf. , à léonidas oui entre.
Que voulez-vous?... quo venez-vous faire ici?
LÉONIDAS
Jo viens savoir do vos nouvelles, ma pauvre demoiselle Ba*quino.
BASQtnm.
Pourquoi ce matin ?
LXOMDAI.
A cause d'hier soir.
■ASQUIBI.
Vous y étiez?.. .
LÉONIDAS
Oui... Sapcrlolte t quel bruit ils ont (ait!...
BASQtime.
Puisque vous y étiez, avez-vous reconnu une voix qui, un moment, a dominé toutes les autres?..,
LÉONIDAS
Au moment où vous vous clés évanouie I •ASQITBB.
Oui, j’ai cru reconnaître...
LÉONIDAS
Vous ne vous êtes pas trompéo.
BASqLT.Nl.
C'clait lui I...
LÉONIDAS
Vous allez êlro bien contente, s'il vient vous voir. basqkinc, à pari .
Le voirt... Lutter b h fois contre la haine des hommes et contre son amour... (//auf.Jb'il vient, tu lui dtrasque je b/w*» pas, quo j'ai quitté co iogemeul...
MARTIN ET BAMBOCHB.
. liosnois, à pari.
' ■» nii: rassure on peu. [Haut.) .Mais dites douera ne mentirais pu trop.
„ „ BAfQORCB*
Comment 7
léoxidas.
Imaginez-vous, mon pauvre bourgeois, depuis qu'il est atteint de son ctornument, il devient ntQlbfeo, mollasse!... il n'a pas plus de défense qu'un entant... Ce matin, le Vicomte lui a tait dire de sous renvoyer de ce logcmoul que vous occupez.
Encore !..
BasquiNB.