‹ Martin et Bamboche ou Les amis d'enfanceChapitre 6 sur 104 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

CLAUDE GÉRARD. MARTI

euro* cérard, regarde un moment .Vi/rfin en silence, s'approche

Sucement de lui et pose sa main sur l'cppulc du jeune homme;

eeiui-ci tressaille et se lève vivement.

Martin !...

marti*.

Pardon, mon ami I...

C LACHE GÉRARD

Te voilà, mon pauvre garçon, bien préoccupé, bien accablé, et les pensée* qui rabattent ainsi ne sent peut-être pas celles qu'oo le supposerait aujourd’hui.

ltARTtir.

Que voulez-vous dire ?

CUVBB GÉRARD.

Mon enfant, écoule-mui, je dois avoir avec toi un entretien sérieux... Nous allons nous soparer...

MARTI*

Nous séparer t vous quitter, mon ami, mon pèro! Ah ! jo no pab me faire à celte pensée »

CLAUDE GÉR ARD

Autant que toi j’ai besoin de courage. (Après une pause, et montrant une fenêtre basse) C’est par celle fenèlra qu'il y a huit ans, lu t’es introduit dans cette pauvre demeure.

marti*, avec amertume.

Oui, pour commettre un vol.

CLAIRE GÉRARD

Hélas 1 b misère, le mauvais exemple, l'ignorance t'avaient

BAMBOCHE. S

pou??é h cette action funeste. Pauvre abandonné sur le grand chemin et ramassé par une troupe de saltimbanques, où auraistu pris les notions du bien et du mal?...

MARTI*

Hélas ! je n 'avais pas été seul perverti.

CLAUDE GÉRARD

Oui, ce* deux malheureux cufauU, tes complice* qui so sont échappés.

MARTIN

Pauvre petite Basquine, si douce ot si aimante l Tanne Ramborlio ! si courageux et si dévoué pour moi ! S’ils vous avaient rencontré, ils seraient comme mol revenus au bien... au lieu qu’à cctto heure peut-être... Ah! mon ami, cotto pensée est affreuse, rar, unis autrefois par lo malheur, par des souffrances communes, j’ai conservé pour res deux compagnons do ma triste enfance une inaltérable amitié.

CLAUDE GÉRARD

Mon cher enfant, jo rappelle lo point d'où tu es parti ollo chemin que lu as fait, non pour me glorifier, mais alln que lo dentier regard Jeté sur U vie passée te donne la force d'envi* sjgcr l’avenir avec tranquillité. Tu a« souOerl de la pauvreté; do plus poignantes douleurs t’attendent peul-étro, celles qui frappent au <u>ur Contre totales maux sois courageux, mon enfant» accepte, ainsique lu l'as fait près do moi, pauvre tnaitro d'école de village, uue vio do travail et «réprouves...

MARTI!»

Ah! pour mo soutenir, pour m’encourager Ici, j’avais vos conseils, mon ami ; pen dont longtemps j’ai eu la douce bienveillance de celte femme, do cet ange h qui sa fille rend en co moment un pieux hommage... Ah f malgié moi, mon cœur so brise eu songeant qu’il faut vous quitter pour longtemps, oour toujours peut-être...

CLAUDE GÉRARD

Tour toujours?... non... non... dès que j’aurai rempli lo devoir iacré qui mo fait momentanément quitter le pays, j’y reviendrai Continuer mes humbles travaux.

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