LE COCHER
Alors, puisque vous le voulez, je reviendrai, monsieur Martin... mais, pour l'amour de Dieu! prônez un peu de repos... On ne voit que votre lampe briller toute la nuit... Au revoir, monsieur Martin I [Il sort.)
MARTIN
Pauvre homme! il a raison* le sommeil me ferait du bien... car le sommeil c'est j’oubli... cl puis je lo sens, ces veilles continuelles, jointes à 1 agitation où je vis, embrasent mon sang... ma li te est en fou... Et pourtant, sansco travail acharne, je »e gagnerais pas lo pain de chaque jour... Allons, pas do faiblesse! du courage I Rappelons-nous les conseils, les exemples de Claude Gérard. (Il te remet ù su table.) Mais non, la fatigue me gagne... malgré moi mes yeux sc ferment... Allons, quelques instants de repos me donneront poul-êtr© do nouvelles turcos.... {lise couche dans sa soupente .)
8CINB XXX.
BCtrtON.
Me procurer on homme résolu, vigoureux.
LA LEVIUSSI.
Jo l'aurai.
cartON.
Prendre rendez-vous dans un endroit sûr oh personne se puisse nous entendre ot nous interrompre.
LA LBtluSsR.
À mon garni, barrière Vaugirard, 15.
scirtoN.
A quatre heures j y serai.
LÉONIDAS
Nous y serons tous t
S1IIÉÏE TABLEID.
L« Ihfl’r* Ptl #n deui ; t gtoche, chimbrr plu» -• n-S*» et plu* |»T-
nle de neabW ; port* in fond; ti droit*, petit cabinet avec nue »oupeut«. Auieubleiaeot amcnble.
sefara X.
Martin, seul dans le cabinet. Il écrit et jette sa plumé. Toujours Cette pensée m'obsède... Elle me poursuit mémo au milieu de «travail aride, accablant, qui du moins me donne du pain. Oh! je le savais bien, quo col amour mo serait fatal... Ré-
Dsas ta diambr* k gauckt.
LÉONIDAS. LA LEVRASSE, />. t. SCIPION.
la levrassë, à Léonidas.
Tu as bien recommandé au portier dû conduire Ici lé Vicomte Sripion, dès qu'il arrivera?
léonidas, légèrement.
Mais oui, mais oui... à la fin vous êtes sciant!
la levrasse.
Ah I ça, drôle... «ais-tu que tu deviens très-irrespectueux, et que lu auras affaire à moi ?...
LÉONIDAS
Père la Levrasse. ert serviteur fidèle*, jo suis joyétti dé tous déclarer quo Votre infirmité commence à vous abrutir.
LA LEVRASSE.
Quelle audace !
iidxtDif.
Oui, h force d’eternuef... ça tons aura détraqué quelque choss dans la cervelle, car vous baissez... parole d'honoeur, bourgeois* vous baissez beaucoup.
la levrasse, fui donnant un coitp de pied.
Ah l jo baissa 1... Que dis-tn de celui-là ?
léonidas, avec dédain.
è'est pâteux, c’est mou, sans dolente, sans ressert.
LA LEVRASSE.
C’est égal !... drôle, je l'apprendrai !...