SCÈNE V
LÉONIDAS, LA LEVRASSE, puis BAMBOCHE, dans la chambre
à (fauche.
Dites donc, bourgeois, il ne faut pas oublier Id chaise que....
LA LIVRASSE
Il est bien temps, animal, bête, idiot!... Mais sois tranquille, je le ferai largement lun compte... Vile ces papiers, donne-moi cespapiers. Bamboche est sur mes talons.,»
LÉONIDAS
Voilà les papiers... mais qu'en ferez-vous?
LA LEVRASSE.
Tais-toi, et dis comme moi... Jo vais te montrer si je baisse. b vNBociiK, entrant .
Tu no pouvais pas m'attendre?... Avec ça qu’il est éclairé au gaz, ton escalier.,..
LA livrasse.
Je te croyais plus agile, mon garçon... Ahl co, maintenant, asseyons-nous et causons»..
MARTIN
Impossible de dormir!...
la livrasse, à Bamboche.
Avoue que tu fais bien des façons pour gagner cent francs. b ah ii oc ne, à pari.
Cent francs! Pauvre llasqiiîne, au moins, avec cent francs, elle
pourrait attendre... (/Ami.) Je fais des façons, c'est possible
mais je veux voir clair dans ce que je fuis; pour du mille francs jo no ferais rien do mal ou do Inuchel
U l&vbas&e.
Ainsi lu te défies de moi ?...
Je crois bien,,.
LA LEVRASSE.
Mais puisque jo te répète que...
BAMBnCHI.
C'est ça, répète-moi ce quo lu nui marmottais dans l'escalier, parce qu encore une fols je veux comprendre.
la LEVRASSE.
Voici la chose. Dans uno grande famille... quo jo ne puis pas te nommer...
Ça m'eît égal, ça, parco qu’il est probable que je ne suis pas de sa connaissance.
LA LEVRASSE.
Dans cette famillo noble et riche... n’est-ce pas, Léonidas ?.*..
LÉONIDAS
Jo crois bien, il y a un petit cousin qui est huissier.
Tu cs une fichue bôto, Léonidas. (A la Levrasse.) Continue...
la livrasse.
Dans cette famille, il y a uno jeune Aile charmante, qui est devenue amoureuse d'un jeune homme do rien, mais de rien du tout...
BAMBOCHR.
Et c’est pour les séparer ?... Bonsoir.
LA LEVIUSSR.
Attends donc, les choses entre les jeunes gens ont été très-loin, et la jeune personne est perdue.
BAMBOCHR.
Pourquoi donc?
LA LEVIUSSR,
Parce que le jeune homme, qui a hérité, no veut pas réparer par un mariage.
iWBOCflR.
C’est un gueux... Si c'est pour taper dessus, j'en suis.
LA LRVBaSSR.
Attends donc... do tout cela il est résulté quo la Allô séduite b perdu la tête.
bamboche.
Folio!... ah I la pauvre petite!...
MARTIN
Allons, reprenons notre travail. [Il ret ient à la table.)
Après?...
LA LFVnASSK.
On l'a mise dans une maison do santé... Il devient urgent de la soustraire h tous les regards.
Comment fairo ?
U LEVIUSSR.
La famille a un très-beau château dans une terre h quarante lieues de Paris; on voudrait y transporter la jeune fille, tout so passerait eu silence, sous prétexté de soigner la folie; et dans un an, si la raison revenait, la jeune personne reparaîtrait dans le monde, sans que personne se doutât de rien.
BAMBOCHR.
Ce u'est pas mal, ça... mais qu'est-co quo lu veux que j'y fasse?...
LA LEVIUSSR.
Ce soir.'à neuf heures , une voilure de poste l'attendra hors de la barrière, et un fiacre qui l'aura prise b la maison de sauté la conduira jusquo là... le difficile est de la transporter dans co fiacre.
Martin, croulant.
Qu’ont-ils donc h parler dans cette chambre ?
Ça n'est pas difficile du tout, quelqu'un do la famille u'a qu'à aller...
LA LEVIUSSR.
Ah ! lu crois qu'une folio ça obéit aux personues quo ça connaît?... Pas du tout, il faut un étranger...
CesL possible!...
LA LBVUASSR.
Un étranger qui, au besoin, puisse employer la force, car cite peut résister.
Martin, qui a entendu.
Employer la force 1
BAMBOCHR.
Tout cela est bel et bon, mais qui est- ce qui m’assurera que tout cela est vrai ?
LA LÏVRASSB.
C'est juste, puisque tu n'as pas confiance en moi I... Léonidas, donne-lui les papiers!
Martin, qui a entendu.
Léonidast...
bamboche. Il regarde les paoien i que la Letrasse fui donne.
Un passeport! (il parcourt.) Accompagnant une personne aliénée... (Prenant un autre papier .) Autorisation d'onlorer de gré ou de force...
Martin, de mime.
Un enlèvement!...
LA LEVRASSI.
Qu’as-tu à dire à cela ?
BAMBOCHR.
LA LRVRASS1 ...
Tu vois qu’il ne s’agit après tout, comme je te le disais... quo de prêter main forte.
marun, écoutant.
Maiu forte !...
LA LRVRABSS.
F.t comme tu as le poignet solide, j’ai pensé à toi...
MARTIN
Il me semble connaître cette voix...
BAMBOCHR.
Et il faudra aller chercher cette pauvre fille?
LA LRVRA95B.
Cher lo docteur Du val.
MARTIN
Lo docteur Duval (
BAMBOCHR.
La maison de santé, dont on voit le jardin d’ici t
LA LEYBASSE.
Oui, il y aura un fiacre tout prêt, lo n* 604.
MARTIN
604 !... le n°do Jérôme.
LA LEVRASSR.
Allons, eh bien! c’est convenu?...
BAMBOCHR.
Donne-moi cent francs...
LT LRVRA9SR.
Les voilà !... [Il tes lui donne.)
lr cocher, entr’ourrant la porte de Martin.
Monsieur Martin, une fameuse aubaine !...
MARTIN
Silence I
LA LRVRA5SR.
J'ai entendu marcher él ouvrir une porte.