‹ Martin et Bamboche ou Les amis d'enfanceChapitre 96 sur 104 · BAMBOU! B · texte numérisé non relu

BAMBOU! B

Va, va.., j'ai la peau dure...

BASQUIXR.

Au fait, mieux vaut uue explication nette et francho... pour noire repos b tous deux...

iumbocbb.

C’est ce que j'ai pensé...

BASQl’IXI.

Eh bien, je to méprise.. .

BAMBOCHE, furieux.

lieint... tu dis?...

B.lSQll.TB.

Jo dis que jo to méprise...

bah bûche, fui prenant le brat.

Mille tonnerres...

BAsquiME, froidement.

Tu me fais mal, mais qii'oti-cs que cela prouve?

bamboche, la bissant.

C’wt vrai... ça ne prouva rien ; niait ce que lu vos mn prouver, toi, et à l'instant même, cnleu l«-iu, à Tinsiant. c’est que je mérite que tu me méprisas... Oh ! il n» s’agit pas de frapper comme ça... (Avec émotion et mettant la main sur sa poitrine.) du frapper comme ça... les gens... droit au coiur... sans leur apprcthlro pourquoi..*

BASQCrXE.

Tu t’es faitlo complice d’une action alroco.

BAUBOCUt.

Moi?...

BUflon.

Tu t’es joint b la Lovrasso, an vicomte Scipion pour enlever M Ue Régina, et sans l'arrivé* do Martin... l’enlèreineiit s’accomplissait par toi... et c'est infâme...

bamboche, te ct.iuraitjnani.

Et ensuite? jo n’ai rien fait pour aider et sauver M ,u Régina... n’est-ce pat? Une fois que j'ai connu la vérité... co n’est pis moi qui ai contenu la vicomte pendant que Martin cmnionaii M u « Uoaina...

BASOCHE

Oui, b la voix do Martin... la honte, le remords de ta méchante action l'est venu ; mais il n'en est pus moins vrai que tu as d’abord accepté d’être complice d’une lâche violence... quo tu es faible, que tu n’as pas celle haine du mal et des moi hauts que je sens bouillonner en moi... Tu as revu ces misérables qui ne savent vivre que do bassesses cl du crimes, tu les reverrais encore...

Oh ! non, et jo te promets...

BAÇQltXB.

Ne promets pas... Quand j’ai appris quo tu avais été leur complice... si j’avais clé la femme, je me serais tuée.

BAMBOCUK.

Tuée... pourquoi?

BASQrrtE.

Parce que je t'aime, mol... comme je comprends qu'on aime, en faisant de ton nom mon nom, de ton honneur mou honneur, de ta vie ma vie, do tello sorte que l’un soit responsable des ac- • lions et presque des pensées do l’autre.

BAUBOCUt.

Tu m'aimerais comme ça... Si tu pouvais me commander tout de suite quelque grande action bien dangereuse, je la ferais, et tu serais peut être contente.

BAsynjcE.

Ces occasions-lh sont rares ; mais ce dévouement quo tu veux me prouver en une fois, donne lo-mqi en détail, un peu tous les jours... Ne nous voyons pas pendant trois ans, deviens bon ouvrier, fuis les mauvaises gens... reviens b moi, alors je te tendrai ta mallt et je te dirai : Bamboche, je l’ai aimé jusqu'il présent comme un frère, maintenant veux- lu de moi pour ta femme?...

Vrai? vrai? tu diras cela... Basquine! ma Basquine... (ions, jo ne sais pas comment tu t'y prends pour me retourner comme

cela. Je devrait être en colère, et pat du tout... j’ai le cœur gros... tu me désespère*, et je te remercierais presque.

BASQUINE

C'est parce qu'en toi U y a tout le bon qui lait que je t'aime... bamboche.

Dis donc, Basquiue, s'il y a du bon, no mots que deux ans...

BASQUINE

Tu le veux?...

bamboche.

Oh! oui.

BASQUINE

Dans deux ans... soit.

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