‹ Martin Le Franc, prèvôt de Lausanne: Thèse, GenèveChapitre 12 sur 16 · jjy..-. ^jg tte^requierir en chante · texte numérisé non relu

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Indulgence de 100 jours pour les fidèles qui, dans le diocèse de Lausanne, récitent trois fois de suite cette oraison jaculatoire (Bref de Pie IX xïù ^''fâffvier-f«77).' "^ VlY^y.

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à en prouver Timmaculisme. Il trouve bien qu'il serait préférable d'écrire cette discussion théologique en prose plutôt qu'en vers,

Si est la matière pesant,

Plus requérant prose que rime S

et même que le latin serait plus de mise que le français,

Aussy en deust on mieulx parler En latin qu'en commun langage, Car il n'est point de tel parler A monstrer chose haulte et sac^e.

Il continue néanmoins son ce versiffyement », et engage entre Faulx-Semblant et Franc-Vouloir, un long et savant débat, dans lequel sont cités, loués ou réfutés saint Augustin, saint Léon, pape, saint Jérôme, saint Paul, saint Anselme, saint Thomas d'Aquin, saint Bonaventure, Pierre Lombart, saint Bernard, saint Aldefonse, evesque de Toullette, Scot, Pierre de Candie, le III** concile d'Ephèse, le Droit Canon, Mairones, Richard de Saint- Victor, Alexandre de Haies, l'Université de Paris, etc., enfin Jean de Ségovie, théologien espagnol qui joua un rôle important au concile de Baie '^ et Thomas de Courcelles. Pour terminer, Martin Le

* Fol, 128 vo.

* Félix V l'avait nommé cardinal de Saint-Calixte. Lorsque Félix abdiqua, Jean de Ségovie, renonçant à la pourpre, se retira dans un couvent, où il s'occupa de la traduction du Coran.

Franc fait allusion au décret lui-même du concile de Bâle.

Pour cellui temps dont j'ay parlé Oncq homme tant n'estudia yu*ung qui est ores appelle Maistre Jan de Segobia, Tressolennel docteur, qui a Par. X. mille raisons prouvé Que nostre Vierge Maria Ne fut conchue au mortel vé.

Et ja ne fault que tu me celles, Car j'en suis pieca souvenant, ^lon maistre Thomas de Courcelles, Entre les clercs de maintenant Oui monstre[nt] estre convenant Que la concepcion Marie, Le monde en grâce maintenant.

Soit de toy loee et chierye.

N'a pas le saint Conseil de Basle Ce conclu solennelement Par décret ? Se tu peus, abas le:

Mais tu ne peus aulcunement.

Et se ne m'en crois plainement.

Le temps est encores bien neuf; Ce fut fait véritablement L'an mil CCCC trente et neuf K

* Le décret de la 36e session du concile de Bâle a inspiré d'autres poètes que Martin Le Franc. Le Liâre de Us dones de Jaume Roig se termine aussi par un panégyrique de la Vierge Immaculée. Voy. le Rapport sur une Mission philologique a Valence, par A. Morel-Fatio, Paris, 1885, p. 36.

Les satires de Martin Le Franc contre Rome, le pape, les cardinaux, les éyêques, les prêtres, son zèle pour la cause du concile de Bâle, ne Tempêchèrent pas, lorsque Félix eut abdiqué, de rester pronotaire apostolique et secrétaire du pape. Nicolas V par sa bulle Ut pacis ^ datée du i8 juin 1449 avait confirmé toutes les promotions provenant de Félix V et des Pères de Bâle. Mais il y a tout lieu de croire que les charges de Martin Le Franc restèrent purement honorifiques.

* Mansi, t. XXIX, col. 228.

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