‹ Masques et visages GavariniChapitre 16 sur 40 · A MONSIEUR, MONSIEUR MARTIN · texte numérisé non relu

A MONSIEUR, MONSIEUR MARTIN

« Oh! j e t’en prie, un mot de pitié! un mot du cœur!... J’ai tant pleuré, que je n’ai plus de larmes... Martin! vous ne savez donc pas jusqu’où peut aller le désespoir d’une femme outragée? » — Non... Mais il y en a un autre, Martin, dans la maison !

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— Une rareté rarissime : un rosier noir, mosieu... noir! et qui donne des roses blanches, . , Mais ça coule cher.

— Se coûter la journée d’un financier pour se gagner celle d’un laboureur... c’est ingénieux !

- Vous voyez, Françoise, ce panier de fraises qu’on vous fait trois francs; j’en offre un franc, moi, et la marchande m’appelle...

— Oui, madamff, elle vous appelle... morue!

Le grenadier Beaumiuel se demande jusqu’à quel point ses opinions personnelles lui permettent de prendre les armes un jour de pluie battante.

- Je t’avais dit, brigand! do no pas quitter ta mère!... Fl ta casquette?...

Encore une casquette que ta mère nulaisse perdre!

— Non p’pa... M’man, je ne l’ai pas quittée... C’est le mosieu de l’entre-sol qui l’a montée, ma casquette, pour rire : m'man est allée l’avoir.

— Si tu veux réussir ici, sois gracieux pour le gilet blanc que voilà, et pour ce gilet de velours qui est l’ami du gilet blanc.

— Et le gilet à ramage?

— Ça! c’esl rien : c’est le maître de la maison!

— Les bourgeois !

— Quel vénérable troupeau de mufles!

LES I N Y VLIDES OÜ SENTIMENT

Dryden a dit : « La cause de l’auiour ne saurait être assignée; il ne faut pas la chercher dans un visage; elle est dans le sentiment de celui qui aime. »

.Nous ajoutons : Voilà ce que c’est que l’amour : un sentiment vague, fantasque, plein de disparates, tyrannique et exclusif.

Si l’on ne connaît bien ni la nature ni la cause de * l’amour, on en connaît les effets ordinaires, et ils justifient fort bien l’opinion de Bacon, qui le regarde comme une passion théâtrale plus que de la vie pratique.

(tuant à ses conséquences, elles sont toujours amères et navrantes. Laissons parler ceux que l’amour a blessés. Leurs paroles seraient notre meilleure leçon, si l’amour » était toujours plus fort que la raison.

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