L’ARGENT
— Si l’on avait assez de fonds pour acheter toutes les consciences qui sont à vendre... les acheter ce qu'elles valent et les revendre ce
qu elles s’estiment, ça serait ça une belle affaire!
— Ah ! fichtre !
— « Oui ne risque rien n’a rien. « T as rien, viens-tu?... la probité! la probité!... tu me fais plaisir !... fia n’a pas le sou , el ça parle de pro-
bité... eu v là un orgueilleux!
M \ souris ET VISAGES.
— Il a l'iiini?... Paresse!... moi aussi, j’ai failli ; mais je prends la peine d'aller dinar.
Il vend sa vie pour vivre.
— S’il restait quelque chose à Mathieu dont j’étais l’homme d’affaires, aujourd'hui Mathieu payerait pour être le mien.
— Voyons... « Vol avec escalade; vol avec effraction. » C’est pas ça... « Escroquerie. » Nous y .voilà; c’est par ic i que je dois trouver mon ex-homme de confiance.
r \iu; k St.
— A six!... qui est-ce qui escompte à six?... Voyons, mosicu Alonzeau...
(vous n’êtes pas un enfant).. . comment pouvez-vous avoir la moindre confiance dans une maison... qui ne vous prend que six?
• — Mon cher inosieu , c’est du bon argent que je donne à quinze... à seize, si vous voulez, contre de mauvaises signatures. C’est une infamie? bien ! Je fais de l'usure? très-bien! Mais alors, quand vous prenez des actions, au capital soi-disant garanti, et que vous comptez bonnement sur des dividendes de trente, quarante, cinquante, cent pour cent... qu’esl-ce que vous faites?
jb fl — Vous accorder un nouveau délai
Iftsitot* pour Ifi capilal !... Mais depuis trois ans, mon cher mosieu Philibert, vous n’avez iiV 1 pas seulement pu rattraper les intérêts. .. — Ab ! père Vautour, ça court si vite, vos intérêts!
MASQ T E S ET VISAGES
— Je lais une affaire de rien pour faire mie affaire «le foui .
— Voyez, jeune homme, ce que c esl t P"’ 1° bon marché! Sur ce polit , \h article-là, la maison a eu, celle année,
- - rlJR- . sept mille quatre cents francs de bé-
nélice, les neuf mille francs (l'annonces payés.
— Par l’acheteur.
— Voyez- eus. mère Marengo, les affaires en grand, c’est usé... les dindons à l’heure qu'il esl, sont devenus plus sauvages que les millions : ou a
Irop canardé les paroissiens, les paroissiens n’ont plus
de besoins; connu, la philanthropie ! Parlez-moi, mère
Marengo. d’un léger commerce qui ne compte que sur le soleil el qu’avec les moutards.
1 / WUiFMT.
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— l'apa, qu est-ce que c'est donc (|u<‘ M. Loyal?
— L’est le bourreau de la propriété, mon fds.
— Mi! qu’esl-re qu’il vous coupe donc, papa!
— Ce qu’on a, mou fils.
Mans Vautour est lx>n prince, et du gibier qu'il rliasse, Daigne aux rats du palais octroyer la carcasse. .
«... Item, un tableau, représentant une femnifr couchée dans un i, cadre doré, lequel tableau ma susdite dame Beaupertuis nous a déclaré être un portrait de famille. «
— L’appartement est un bijou!...
et la maison, mosieu!... pas d’enlants, pas de chiens, pas de pianos!
M\so n;s i;t vis\<;ks.
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— Oui, ça fait vingt-huit francs... Eli bien, pour un effet de cent vingt-huit francs, et à quatre-vingt-dix-sept jours encore!
— Ali ça, inosieu... Alonzeau, vous imaginez-vous, par exemple, que nous demandons la charité dans les maisons de banque?
— J’ai demandé au sortir de vêpres; j’ai rien eu.
— Moi, où on danse; j’ai pas mal eu.
La charité est uu plaisir dont il faut savoir se priver.
Mil
HISTOIRE DE POLITIQIIER