‹ Masques et visages GavarniChapitre 19 sur 45 · I.A FOLLK DU LOGIS · texte numérisé non relu

I.A FOLLK DU LOGIS

Laure, elle a d'un rébus illustré sa boutique ; Devinez- vous le. mot? — C'est la Cigogne antique, Dame Nature. — Non. — Ou c'est la Charité, Offrant au malheureux l'ineffable mamelle.

— Eh, non ! C'est des amours la folle ribambelle; Et ces petits païens, au minois effronté, D'un semblant de candeur narguent l'hypocrisie. Cette enseigne, Messieurs, c'est la galanterie : Laure tient magasin de sensibilité

Tout, nous le savons bien, n'est pas couleur de rose En ce monde d'ingrats où votre cœur se perd.

Que de ses longs soupirs votre cœur se repose; Votre cœur nous a dit tout ce qu'il a souffert.

Où trouver un duvet assez doux pour la couche De celui qui promène un orgueilleux bonheur?

Quels baisers sembleraient assez doux sur le cœur, Alice, après les tiens, pour le roi dont ta bouche A couronné le front rêveur?

Laissant inachevé l'hymne qu'Amour inspire, Il faut vers d'humbles soins ramener ses esprits : Mettons aux petits pois l'oiseau cher à Cjpris.

« Laisse le feu divin ceindre ton front rêveur, « Adolphe; n'est-il pas le signe du génie?

Sans virgule! Eh ! le diable emporte l'imprimeur, Qui va me mettre là le since n'hue knie !

Ardeur, ardeurs, lueur, lueurs, erreur, erreurs, Vain mirage des mots dont notre àme se leurre ! Tout cela rime à toi, Bonheur... et rime à pleurs !

Le poëte finit où Tinsensé commence. . .

Pour qui n'a plus d'oreille il n'est plus d'éloquence...

Le sublime aujourd'hui, Mo'sieu, c'est le silence!

Page 1