M" MARIE ROZE
Mademoiselle Marie Ponsin débuta en 1866 à l'Opéra- Comique dans Marie, de Hérold. Elle devait créer la Grand' Tante ^ de Massenet,en 1867, mais préféra abandonner le rôle à 31"* Heilbronn.
Albert Vizentini écrivit d'elle dans Derrière la toile : (( M"* Marie Roze, charmante vignette anglaise, qui retrouve au théâtre ses succès du Conservatoire et dont la position se fait aussi vite que les embellissements du nouveau Paris.»
C'est en novembre 1884 qu'elle créa Manon, en anglais, à Londres puis dans les principales villes d'Angleterre.
A cette occasion elle obtint du Maître qu'il fit revenir à la fin du dernier acte la phrase : « N'est-ce plus ma main ».
Depuis cette version fut adoptée partout. Massenet écrivit également pour elle un morceau spécial (Gavotte : Obéissons aux tendres amours, toujours) cui fut intercalé au troisième acte.
C'est surtout en Angleterre et en Amérique que M""" Marie Roze se produisit lu plus et obtint les plus grands succès. On alla même en Amérique jusqu'à lui faire cadeau d'un jeune lionceau apprivoisé qui la suivait comme un chien. M"'^ Marie Roze a quitté le théâtre et s'est vouée au professorat.
N. B. — C'est pendant qu'elle chantait aux Tuileries, un soir de juillet 1 870, que Napoléop III reçut la fameuse dépêche d'Ems qui amena la déclaration de guerre.