INTRODUCTION
En lisant les comptes rendus des interventions sur la mastoïde, il est intéressant de noter l’évolution de la couduite opératoire.
Très vite, l’antrotomie, simple drainage de la caisse, s’est montrée insuffisante. La mise en valeur successive des principaux groupes cellulaires mastoïdiens a imposé leur recherche systématique et actuellement la mastoïdectomie ne se discute plus.
Nous voudrions attirer l'attention sur le groupe cellulaire rétro-labyrinthique.
. Moureten 1904 dans ses « nouvelles recherches sur les cellules pétreuses » l'individualise. «Ce groupe, écritil, est constitué par de petites cellules ou bien quelque-
fois par une seule grande cellule, qui se développent sous la corticale de la face postérieure du rocher, en
arrière du canal postérieur ».
Bien que développée dans l'épaisseur même du rocher l’infection de ces cellules réalise une véritable mastoïdite. J1 n’y a pas en effet au point de vue embryologique de
“démarcation entre la pyramide pétreuse et la mastoïde qui ont un même centre d’ossificalion ; d'autre part le
ere
groupe cellulaire rétro-labyrinthique lorsqu'il existe est en communication constante, apparente ou non, avec l’antre, au même titre que les autres groupes mastoïdiens.
L'étude anatomique de la région est indispensable pour comprendre sa voie d’abord. Nous essaierons ensuite sinon de dégager les caractères cliniques propreë de ces mastoïdites profondes souvent latentes, du moins de préciser dans quelles conditions il devient nécessaire d'explorer la zone rétro-labyrinthique.