‹ Matelots et matelottes, tableau-vaudeville en 1 acteChapitre 18 sur 24 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les Mêmes, puis LÉON.

LÉON , en dehors, appelant.

Oh là ! eh! Jules, Ernest, Alfred... les vrais canotiers.

elvire , a M— Batffol.

Ah ! mon Dieu ! celte voix.

ADnÊMAR.

Quel est ce nouveau marin qui nous arrive?

LÉON , en dehors.

Où sont-ils ? répondras-tu, père Chauvin, vieux loup de mer. .

ELVIRE

C'est Léon , s'il me voit avec cet Adltéraar !.. q

J’ai changé d’idée, je suis resté à Paris.

M** BATIFOL.

Elvire venait ici se divertir pour se consoler.

LÉON

Entre femmes, n’est-ce pas?

M-* BATIFOL.

Mon Dieu oui... un repas de pensionnaires, c’est bien innocent, nous allions nous mettre à table... et si tous voulez accepter une place, ces dames et moi nous vous en faisons la dédicace.

LÉON

Eh bien ! j’accepte, d’autant plus que j'ai un appétit d’enfer.

ADIIÊMAR, a part.

Eb bien ! il va prendre ma place.

LÉON

Ce qui serait charmant r’est que celte place fût destinée à un autre, à M. Adliémar , pai exemple.

ADIIÊMAR , a Cadet.

Vile, ta veste.

CADET, la lu) passant.

Voilà! c’est 5 francs.

* Le costume de Léon doit être une caricature de bon golU , des lions du Jour. Rarbe épaisse , paletot gris-blanc, a pattes et a poches, la taille serrée, la lleur a la boutonnière, pantalon écossais, le dgarre à • la bouche.

MATELOTS ET MAÎÉLOTTES.

elvire. SCENE XUÏ.

Je vous jure. Monsieur, que vous èlesrbotnme le plus injuste...

LÉON

Possible, niais si Elvirc m’est fidèle, si elle ne donne pas de rendez-vous à <*e drôle, c’est lui qui est un imposteur et je lui couperais avec plaisir les deux oreilles.

ADHÉM4R, a Cadet.

Je su : s sans armes, prête-moi ton tire-bouchon.

CADET

C'est huit SOUS. (Il va au fond.)

LÉON , apercevant Adhémar.

(larron, sers-nous vite,

adiiéu A n , à part, li faut que je sois son domestique.

Cil vuvin, entrant et fra])panl sur l'épaule d’Adhcmar.

Dépêche-toi donc, inibécillc de Cadet ! (Le reconnaissant.) Ah ! pardon, M. Adbémar !

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