‹ Mater admirabilisChapitre 40 sur 44 · ÉLÉVATION · texte numérisé non relu

ÉLÉVATION

Femme iiicompar.iblc de rÉeriture, m>us avez découvert la perle perdue depuis quatre mille aus! Vous avez appelé vos voisines, et, dans votre joie, vous leur avez appris cette vie supérieure de la créature, qui croit n'en pouvoir jamais faire assez pour se séparer du créé et se mieux unir à son Créateur... cette vie du véritable exil, où tout est compliqué, vide, froid et insipide, si ce n'est le souvenir et l'attente de Dieu!

Laissez-moi donc m'agenouiller devant votre Cœur virginal, sainte Fileuse du Temple ! Laissez-moi admirer en vous ces grâces qui vont devenir le germe lie tous les ordres de l'Église. De la surabondance de vos mérites, très-sainte Adolescente, l'Église constituera un trésor réservé, où toutes les Ames d'élite viendront puiser pour atteindre la plénitude de leur vocation.

Les pasteurs s'approcheront, et, comme les bergers de Bethléem, vous les consolerez et vous les fortifierez durant les longues veilles de la nuit qui semble près de s'étendre sur le monde...

Les religieux s'approcheront, et ils trouveront en vous l'esprit d'immolation qui les fera demeurer sur l'autel comme des victimes qu'on égorge.

Les prêtres s'approcheront et vous leur apprendrez à offrir, dans la pureté, l'Agneau de Dieu.

Les hommes de la génération présente s'approcheront, et, dans ces temps laborieux, vous en ferez les ouvriers de la vérité et de la justice, pour mettre un terme aux grandes iniquités, essuyer les larmes des

faibles et luUer cette moisson divine qui nourrira les Ames d'une plus abondante et plus efficace effusion de la lumière divine.

Les jeunes gens s'approcheront, et vous leur donnerez le courage de la lutte ; vous leur apprendrez l'emploi de la force, et, renonçant à cet avenir matériel de faux biens, de plaisirs décevants, de paresse immorale, d'ennuis et de désenchantements prévus, ils iront, eux aussi, travailler à la vigne du Maître.

Les Mères s'approcheront, et elles sauront de vous comment on se rend apte à préparer, par le sublime devoir de l'éducation, les germes de l'avenir; quelle est la force qui raffermit, bénit et glorifie la famille, et, par la famille, la société tout entière.

Les jeunes filles s'approcheront, et votre modestie, s'insinuant en elles, leur fera connaître ses charmes, mille fois plus aimables que tous les prestiges de la vanité et toutes les séductions du monde.

Les fidèles de tous les âges et de toutes les conditions accourront de toutes parts, et vous leur donnerez, en abondance, ces grâces de pureté, de dévoùment, de patience, de douceur et de force qui les feront passer, à leur tour, dans cette grande et unique oblation dos élus que la sainte Épouse de Notre-Seigneur, depuis les jours du Calvaire, ne cesse d'offi'ir à son divin Époux.

CONSÉCRATION A MATER-ADMIRABILIS

Pour la fin de son Moi».

0 Marie ! Mère vraiment admirable, recevez de mon cœur le plus filial hommage ! Près de vous, pendant les journées que nous venons de passer ensemble dans le Temple, mon âme s'est trouvée isolée de tout sujet (le trouble, et je me suis reposée dans une solitude et un silence consacrés par vous. Vous purifiez, quand on vous regarde ; vous séparez, quand on vous aime , vous pacifiez, quand on pense à vous. Désormais, je veux passer mes jours à chercher le germe de toutes les perfections dans les vertus cachées que vous pratiquiez pendant votre très-sainte adolescence, à l'ombre du saint des saints. Ces vertus ont attiré le Verbe Éternel du sein de son Père sur la terre, et elles sont oubliées... Vous avez daigné m'en découvrir quelques traits admirables dans la méditation, je vous demande maintenant d'en envelopper et d'en pénétrer mon âme.

Je vous supplie de soutenir ma langueur, d'effacer

mes souillures... 0 Mère immaculée! guérissez-moi et guérissez tous les pauvres pécheurs des plaies de la faute originelle dont nous portons tous, hélas! les honteux vestiges. Présentez-nous, vous-même, à votre divin Fils : par la vertu de son précieux sang il rendra la santé à nos âmes, la joie à nos cœurs; et nous pourrons nous unir aux deux Cœurs les plus purs du ciel et de la terre : î\ celui de Jésus, à celui de Marie.

Aimable fleur des champs, lis très-pur des vallées, faites-nous passer de pureté en pureté, maintenant et jusqu'à l'heure de notre mort. Ace moment suprême, soyez notre avocate, et daignez ajouter à l'insuffisance de nos actes quotidiens les mérites surabondants des vôtres !

Et maintenant , ô mon Admirable Mère ! recevez mon esprit, prenez mon cœur, ma volonté, ma liberté tout entière. Tout ce que j'ai, tout ce que je suis, je vous l'offre sans restriction, afin que vos mains virginales le présentent à Jésus. La seule faveur que je vous demande et que j'espère obtenir de votre Cœur maternel, c'est l'amour de Dieu et votre amour... Ces dons suffisent à mes désirs.

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