EMPIRE D’AUTRICHE
Plusieurs exposants de l’Empire d’Autriche avaient envoyé des collections locales de marbres sur lesquelles nous allons jeter un coup d’œil.
M. Sandri (n° 108). — Une collection de M. Sandri mon*
1 G. Sondberger, Produits minéraux du duché de Nassau,
MARBRES
trait une soixantaine d’échantillons de marbres de la province de Vérone.
Albâtre. — Il y avait de Y albâtre provenant de cinq localités différentes : l’un est brun très-foncé ou presque noir; l’autre est jaunâtre et radié ; celui d’ Albin o est jaune grisâtre ; celui de Bondo est concrétionné et nuancé de teintes blanches , rougeâtres et brunes ; il rappelle l’albâtre de Busca (États sardes).
L’ albâtre de Valcamonica est blanc, légèrement grisâtre, spathique et transparent ; c’est une des plus belles variétés d’albâtre que l’on puisse voir.
Ces albâtres se présentent en amas dans les cavités du terrain jurassique. On les exploite facilement et sur une assez grande échelle ; on en fait des vases, des pendules , des tables et divers objets d’ornements : tous ces objets se vendent à bas prix.
Marbre blanc. — Le marbre blanc de Vezza est employé dans la statuaire. Il est beaucoup plus cristallin que le Carrare , et on y distingue une multitude de lamelles nacrées. Il forme des couches puissantes enclavées dans les schistes cristallins.
Le marbre blanc de Vallasenina est également très-cristallin.
Le marbre blanc de Cene est veiné de noir et de gris ; il passe au bardiylio. Il existe aussi du bardiglio à Casnigo.
Marbres divers. — A Guzzaniga , on exploite un marbre noir qui revient à un prix très-peu élevé, et qu’on emploie beaucoup pour les monuments funèbres.
Il y a du portor à Gandino , à Esmate et à Cene ; de la lumachelle ( occhiadino ) à Cerveno et à Bordogna ; une grande lumachelle ( occhialo ) à Mora ; des marbres mouchetés à Gorno , au mont Bô , à Cene , à Nernbro , à Pradalunga , à Nese , dans le val Camonica , ainsi que dans le val Brembana; des brèches à Esmate, à Lovere, à Cornalta, dans le val Seriana et dans le val Brembana ; du marbre jaune à Gorno et à Albino; des marbres rouges à Entratico,
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à Nese , dans le val Brembana , à Vallalta , à Ardesio , à Valdossana.
Ces marbres appartiennent aux terrains permien et triasique inférieur, ainsi qu’au lias.
Il y a aussi un marbre enfumé ( affumicato ) , qui est gris brunâtre , nuancé de gris , et qui se trouve à Trescore ; de la maiolica , à Govarno , à Nembro , à Zandobbio ; des brèches , à Vallalta et Gavarno. La maiolica de Gavarno et de Nembro est un calcaire gris ou gris brunâtre , assez compacte pour servir de pierre lithographique. Ces derniers marbres appartiennent au terrain jurassique supérieur, et on les emploie beaucoup dans les constructions.
Enfin , au nombre des marbres de la province de Vérone, il faut encore compter Yalberese ou la pietra paesina , du terrain tertiaire de Bagnatica.
Ces marbres , de la province de Vérone , surtout ceux des terrains permien, triasique et jurassique, sont exploités sur une grande échelle ; on les travaille dans 13 usines. Le nombre des ouvriers que l’industrie des marbres occupe dans la province est de 350 ; leur salaire est de 1 fr. 50 à 5 fr. par jour. Ces marbres se répandent non seulement dans la province de Vérone , mais encore dans toute l’Italie ; ils sont même expédiés à l’étranger. Leur fabrication annuelle dépasse 300,000 fr. On les emploie pour décorer les appartements , ainsi que les églises ; on en fait notamment des colonnes et des autels.
Une table mosaïque, exposée dans la nef, réunissait leurs principales variétés.
MM. Ragazzoni (J.) et Gerardi (B.) (n° 102). — Une collection des minéraux de la province de Brescia avait été faite par MM. Ragazzoni et Gerardi. Elle contenait du marbre blanc saccharoïde, tantôt grenu, tantôt à grandes lamelles, qui provenait de Bagolino.
Il y avait aussi un marbre noir veiné de blanc , de Taveruole, ainsi que des calcaires lithographiques de Gellatica et de Brione.
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M. Heinrich (Al.) (n° 45). — Une collection de roches et de minéraux, exposée par M. le professeur Albin Heinrich, renfermait les principaux marbres de la Moravie.
Marbres blancs et noirs. — En Moravie, des calcaires saccharoïdes , généralement très-cristallins , donnent du marbre blanc ou blanc grisâtre , à Neudorf près de Trebitsch, à Zblowitz , à Sachahora , à Wottau , à Pernstein , à Ghlum, à Helenenhof. A Spornhau , on a un marbre gris , bleuâtre, très-lamelleux , qui est une variété de turquin.
Ces calcaires saccharoïdes sont enclavés dans le gneiss et dans le micaschiste.
Des marbres noirs se trouvent dans la forêt près de Lôsch, à Posoritz et à Babitz. Les marbres noirs de Posoritz et de Babitz sont traversés par des veines jaunes, dues à un carbonate ferrifère , et peuvent être considérés comme des variétés de portor.
Marbres divers. — Il y a des marbres rouges , gris ou bruns , veinés par de la chaux carbonatée blanche et spathique , à Hostienitz , à Czébin , à Tichnowitz , à Kiritein , à Ostrow. Ces marbres noirs ou bigarrés appartiennent tous au terrain dévonien.
Le marbre de la Skalka , près de Brünn , est un calcaire jurassique qui contient une énorme quantité d’entroques ; il a une couleur jaune grisâtre , et les entroques sont blanchâtres.
A Polau, un marbre, également jurassique, est très-compacte et semi-cristallin. Sa couleur est brun rougeâtre, et il est traversé par des veines blanches de chaux carbonatée.
M. Feilhammer (Fr.) (n° 1200). — M. Feilhammer, de Brünn , a également présenté une collection des marbres de la Moravie.
Sa collection comprend une partie des marbres desquels nous venons de parler ; elle montre le marbre blanc saccharoïde , à grain moyen , de Pernstein et de Wottau ; le marbre gris de Spornhau ; plusieurs marbres dévoniens , ■‘notamment les marbres noirs de Hrubschitz , de Losch , de
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Lomnitz et de Josefthal ; enfin , des marbres gris brunâtre d’Hostienitz et de Felsberg.
M. DoprLER (Jean) (n°ll). — M. Doppler a exposé une collection de trente espèces de marbres qu’il exploite à Adnet, Untersberg , Vigaun , Haunsberg , Durnberg , Kind et Wiesthal; on peut citer parmi les plus remarquables le marbre de Wiesthal , qui est gris noirâtre et veiné de noir. Une table de 2 mètres ~ de longueur sur 1 mètre de larr geur était en marbre madrêporique àü Adnet. Ce marbre madrêporique présente un fond rouge , dans lequel sont disséminés un grand nombre de petits polypiers blancs. Il atteint le prix le plus élevé ; à Salzbourg il se vend 16 fr. le pied cube. Le prix des autres marbres varie de 5 à 12 fr. Le pied carré poli , en tranches de 1 à A pouces d’épaisseur, varie d’ailleurs de 8 à 16 fr.
Le marbre d’ Untersberg peut être blanchâtre, jaune ou rougeâtre ; c’est celui dont le prix est le moins élevé , et comme il résiste très-bien à l’action de l’air, on en fait souvent usage à Vienne pour les constructions.
SUÈDE ET NORWÉGE
La Suède et la Norwége exploitent très-peu de marbres.
M. Holst (n° 59). — M. Holst avait exposé du marbre blanc, provenant de Carlsœ (île de Charles) , près de Tromsoe, dans leFinmarknorwégien. Ce marbre aune belle couleur blanche et un grain fin comme le carrare. Il pourrait être employé dans l’architecture, peut-être même dans la sculpture, s’il se trouve en blocs de dimensions suffisantes ; toutefois, celui qui était exposé, 'avait seulement 0m, 70 de longueur, et, jusqu’à présent, on n’a pas exploité de marbre statuaire en Norwége.
M. Lévin (n° 511). — M. Lévin exploite la carrière de marbre de Kolmarden , près de Norrkôping , province d’Ostrogothie. Ce marbre est une espèce de cipolin , formé par un calcaire blanc saccharoïde , qui est le plus souvent complètement pénétré par du mica vert et par une substance serpentineuse vert olive , ou quelquefois vert jaunâtre. Il
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renferme aussi du feldspath et du pyroxène. La proportion des silicates mélangés est généralement plus grande que celle du calcaire.
Il se laisse facilement travailler sur le tour comme la pierre ollaire , et on en confectionne de petits objets , tels que boîtes , vases , mortiers , pilons , presse-papiers.
Sa couleur est verte , d’une nuance grise peu agréable. Il reste toujours terne et il prend mal le poli.
Les ouvriers employés par M. Lévin reçoivent de 1 fr. à 2 fr. 75 au maximum. La valeur des produits fabriqués est seulement de 10,000 fr. par an.
M. Osterholm (n° 336). — M. Osterholm exploite un marbre de la province de Roslagen qui , comme le précédent , est une espèce de cipolin. C’est un calcaire saccharoïde , de couleur blanche ou rougeâtre , parsemée de taches vertes , produites par une substance serpentineuse. Du mica et divers minéraux y sont aussi disséminés. Il se laisse facilement travailler sur le tour, mais il prend mal le poli dans les parties vertes. Parmi les produits exposés par M. Osterholm , il y avait une urne allongée qui était faite avec ce marbre : elle était assez remarquable.
M. Hoffman (n° 25). M. Hoffmann avait présenté une collection de marbres de Suède :
Marbre veiné de vert et de noir, de Kolmarden près de Norrkôping.
Id. de Norrtelje.
Id . noir de Norrtelje.
Id. rougeâtre de Gottland.
Id. blanc de Nora.
Ces trois derniers marbres ont été découverts récemment.
On estime, à Stockholm, que le pied cube suédois de marbre taillé et poli, sans moulures, revient à 6 riksdalers. Son prix n’est guère que le tiers du prix du granité poli.
ROYAUME-UNI
Le Royaume-Uni , qui renferme tant de richesses minérales , est , par une anomalie bizarre , assez pauvre en mar-
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bres. Cependant on en exploite quelques-uns à Plymouth dans le Devonshire , dans le Derbyshire , dans les îles de Man et de Purbeck , ainsi que dans les Hébrides. Il y en a surtout plusieurs en Irlande , notamment un marbre blanc semblable au Paros, provenant de Dunlavey, dans le comté de Donegal; divers marbres se trouvent aussi à Cork, à Galway et à Connemara.
Ce dernier marbre seul avait été envoyé à l’Exposition , et, comme c’est le plus remarquable du Royaume-Uni, il convient de nous en occuper spécialement.
M. Costello (J.) (n° àl). — M. Costello exploite à Connemara , à 30 milles de Galway, en Irlande , un marbre cipo lin qui a une très-belle couleur verte. Ce marbre est formé par un calcaire blanc saccharoïde, dans lequel du mica généralement vert et quelquefois rougeâtre s’est développé en nodules ou bien suivant des veines onduleuses ; il est de plus intimement pénétré par une espèce de serpentine ou plutôt de pyrosklérite à éclat cireux , dont la couleur varie du vert pistache au vert jaunâtre et au jaune-serin. Le marbre de Connemara est assez différent de tous ceux qu’on exploite en Europe, mais la collection de l’Inde nous montre des échantillons de marbres à peu près semblables, qui sont remarquables par leur belle couleur jaune verdâtre. Le sciage et le polissage du marbre de Connemara se font dans une usine établie à Galway. Il est possible d’en exploiter des blocs ayant 2 mètres de longueur. Une cheminée et des tables de toilette , envoyées à l’Exposition, laissaient, il est vrai, à désirer pour le travail et pour le poli , mais le marbre lui-même était extrêmement beau. Il avait d’ailleurs servi à décorer des meubles très-élégants qui étaient exposés par des fabricants anglais et destinés à Sa Majesté la Reine d’Angleterre. Le prix de revient du mètre cube brut , rendu dans un port de France, serait inférieur à 1,000 fr. ; en ce moment , les débouchés du marbre de Connemara sont surtout en Angleterre , notamment à Londres , à Liverpool et à Glascow.
MARBRES
M. Hall (n° 1049). — Le marbre noir du Derby prend bien le poli et se laisse facilement travailler en objets d’ornements. M. Hall en avait exposé une belle collection qui présente des encriers, des vases, des candélabres. Plusieurs de ces objets étaient des mosaïques incrustées de différents minéraux et notamment de chaux fluatée.
COLONIES ANGLAISES. — CANADA
Commission géologique du Canada (n° 8). — Le savant président de la Commission géologique, M, Logan, avait exposé une collection très-remarquable des marbres du Canada.
Le plus curieux est un marbre serpentineux de Greenville. Il est formé de chaux carbonatée blanche cristalline associée à de la serpentine verte plus ou moins foncée, Cette serpentine avait d’abord été regardée comme une espèce minérale nouvelle, à laquelle Thompson adonné le nom deretinalite, mais M. Hunt a reconnu que la retinalite n’est qu’une serpentine ordinaire. Le marbre serpentineux de Greenville peut être exploité en grands blocs. Il est d’autant plus serpentineux qu’il est plus rapproché d’un dyke de trapp.
— Le marbre de Budswell est blanc jaunâtre , traversé par des veines jaune d’ocre. Il est aussi jaune, gris et noir, Son âge est celui du calcaire du Niagara ; il contient des polypiers et des fossiles du terrain silurien supérieur.
— Le marbre de Missisquoibay est noir, avec taches blanches et veines grises. Il correspond au groupe de Trenton (silurien inférieur). Son exploitation vient d’être abandon née , par suite de la concurrence que lui fait la carrière de Glœns fall’s, aux États-Unis.
— Le marbre de Saint-Lin a une couleur brun marron un peu terne. Il contient des polypiers et des atrypa. Son âge est celui du calcaire de Chasy (silurien inférieur) ,
— Bien que le Canada soit un pays nouveau, les richesses minérales que son sol renferme , sont déjà beaucoup mieux connues que celles de plusieurs parties de l’Europe, Ces
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heureux résultats sont le prix des efforts persévérants de M. Logan , et de la Commission géologique du Canada, qui ont signalé la plupart des gisements de marbre explorés jusqu’à présent ; aussi le Jury n’a-t-il pas hésité à décerner une médaille de lre classe à M. Logan et à la Commission géologique du Canada.
M. Brown (n° 223) . — M. Brown , de Bice-Lake , avait exposé un marbre blanc très-cristallin, qui pourrait être employé pour la décoration des appartements, mais qui aurait un grain trop gros pour servir dans la statuaire. Ce marbre appartient au terrain laurentien, qu’on regarde comme le plus ancien des terrains fossilifères connus jusqu’à présent.
M. Cheesman (n°226). — M. Cheesman avait exposé un marbre blanc jaunâtre , appartenant au calcaire de Trenton, et provenant de Saint-Amand (Missisquoibay) . Il passe à un calcaire noir comme l’est habituellement celui de Trenton.
M. Keffer (Th. G.) (n° 160). — M. Keffer, de Montréal, avait envoyé un marbre gris noirâtre avec taches rouges. C’est du calcaire de Chasy , provenant des carrières de Gaughnawaga. Il est fréquemment employé comme pierre de construction.
MM. Hutchison et Morrison (n° 234). — Un marbre noir de Montréal, est lamelleux et assez ordinaire ; il ressemble au calcaire carbonifère. Une grande partie de Montréal est construite avec ce calcaire , qui fournit une bonne pierre de construction et qui appartient au calcaire de Trenton.
M. Mac-Donald (n° 241). — Un marbre blanc grisâtre de Chate , est traversé par des veines grises de graphite. Il contient aussi du quartz qui en rendrait le sciage difficile. Ce calcaire n’a été employé jusqu’à présent que comme pierre à chaux et comme pierre à bâtir ; il a servi notamment à construire des docks.
M. Mac-Laughlin (D.) (n°242). — Un marbre blanc grisâtre , lamelleux , est traversé par des veines très-ondulées de plombagine; il contient aussi des cristaux noir d’amphi-
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bole. Ce marbre est d’un effet assez agréable. Il se trouve en quantité considérable à Arnprior, et il appartient au terrain laurentien de M. Logan.
M. Dikson (n° 16). — Un marbre brun de Packenham. L’exploitation de ce marbre a été abandonnée parce qu’il est un peu cassant , et qu’il contient des veines siliceuses.
TNDE ANGLAISE.
Compagnie des Indes (n° 113). — L’Inde nous offre plusieurs marbres qui méritent d’être signalés, notamment les marbres statuaires des environs de Delhi , de Gya , de Jyepore, de Joudpore, du district de Jinnevelly, du territoire de Nerboudda.
Ces marbres sont travaillés, et même d’une manière remarquable ; les Indiens en font des statuettes , des idoles ; ils en font aussi , sur le tour, des assiettes et divers ustensiles de ménage. Plusieurs de ces objets , qui étaient en marbre rose saccharoïde, avaient été envoyés par le Rajah de Jyepore (n° 5528).
Signalons encore :
Le marbre blanc veiné de gris de Madras (n° 117).
Le marbre gris veiné de noir d’Assam (n° 6988).
La lumachelle grise, avec taches brunes, d’Assam (n° 6905).
Le marbre noir de Durha dans l’Inde-Bengale (n° 7J21).
Marbre de Bellary (nos 17 et 18). — Le comité de Bellary avait envoyé un marbre d’une couleur jaune serin ou jaune de crème ( cream yellow) , qui présente certaines variétés tirant tantôt sur le blanc et tantôt sur le vert pomme.
J’ai fait avec M. Brivet un essai de ce marbre de Bellary. 11 est extrêmement compacte , à cassure esquilleuse et lustrée, à grain indiscernable; il prend bien le poli et il a un éclat un peu gras ; calciné au rouge il perd seulement quelques millièmes d’eau hygrométrique.
Traité par l’acide chlorhydrique il fait une effervescence lente et il laisse un résidu de même volume formé par un
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hydrosilicate de magnésie , qui est mélangé de la manière la plus intime avec la chaux carbonatée. Cet hydrosilicate s’attaque incomplètement par l’acide chlorhydrique, et dans l’échantillon analysé, le résidu insoluble dans l’acide était le tiers du poids du marbre. Il contient une trace de chrome auquel il doit sans doute sa belle couleur vert tendre. Au chalumeau il se fritte sur les bords lorsqu’il est en esquille mince.
L’analyse d’un échantillon du marbre de Bellary, qui avait une belle couleur jaune verdâtre , a donné :
Chaux carbonatée .
Silice .
là, 75 )
Alumine et trace d’oxyde de fer.
Magnésie .
Eau . . .
L’ hydrosilicate de magnésie qui , dans le marbre de Bellary, est mélangé à la chaux carbonatée, fond au chalumeau et contient de l’alumine ; ce n’est donc pas de la serpentine , mais vraisemblablement une espèce de pyrosklerite comme celle qu’on trouve dans le calcaire saccharoïde des Vosges \
Le marbre de Bellary a des couleurs extrêmement agréables, et il y aurait de l’intérêt à rechercher s’il se présente en blocs assez gros pour être exploité. II ressemble au marbre jaune-serin qu’on trouve en Suède, et surtout à celui de Connemara, en Irlande.