ÉTAT HYGROMÉTRIQUE LE L'AIR
Lorsque la température du thermomètre mouillé est recouverte d’une couche de glace (gelée), il faut remplacer 610 — #1, qui représente la chaleur latente de la vapeur d'eau, par 610 + 79 — 1; car c'est alors de la glace qui s'évapore. Dans ce cas la formule devient :
0,492 (4 — «1 Rd Ph ed Gen Par cette formule on obtient la force élastique, soit la tension de la vapeur d'eau. — Moyennant la Table de la force élastique de la va-
peur d’eau calculée par M. RBegnault, on établira facilement lhumidité relative et le point de rosée de l’air.
Dans les moments de vents très-forts, pour les températures voisines du point de congélation, le psychromètre présente dans ses indications des anomalies qui ne permettent plus de le consulter avec confiance , et l’application des formules précédentes conduirait à des résultats erronés. à
En hautes régions, quand je suis en course, j’entoure la boule d'un thermomètre frondeur d’un papier fin non collé, je le mouille, et après 10 minutes d'exposition à l'ombre, j'en fais la lecture. Le papier détaché et la boule bien essuyée, je le tourne en fronde pour connaître la température de l'air ambiant, et si le temps le permet. je fais une seconde observation. En station fixe, c’est au roséemètre que je donne la préférence; on obtient le point de rosée directement et très-facilement, les réfrigérants ne manquent pas en hautes régions
Roséemètre (hygromètre condenseur).
Pour connaître la température de l'air ambiant à l'ombre, il suffit de tourner un thermomètre parfaitement gradué (zéro vérifié) en fronde et de faire la lecture soigneusement, ou, pour gagner du temps, d'observer un thermomètre bien exposé à demeure. — Pour connaître l'humidité de l'air d'une manière rigoureusement exacte et directement dans toutes les circonstances, sans recourir à des formules, des tables et des calculs, nous avons un moyen simple et direct: c'est d'observer le point de rosée sur des vases métalliques refroidis , jusqu’à ce qu'il se manifeste sur les parois. En hautes régians les réfrigérants ne manquent pas et les mélanges frigorifiques sont faciles à faire. — L'observation du roséemètre demande, il est vrai, plus de temps et plus de savoir-faire et savoir-voir que la lecture des thermomètres boule sèche et boule mouillée; mais, par contre, l'observation bien faite est vraie dans toutes les circonstances. Gette manière d'observer a encore l'immense avantage de reconnaitre que,
ROSÉEMÈTRE. 341
dans les moments de perturbation causés par les vents qui changent de direction et de force, par leurs différents degrés d'humidité qu'ils transmettent, on voit alternativement la rosée s'établir; puis, par un changement de direction, s’évaporer. Pour ces cas la meilleure forme des roséemètres est celle d'un carré présentant des surfaces aux quatre directions principales que l’on peut orienter à volonté.
Les vases (roséemètres) dont je me sers. pour observer le point de rosée de l'air ambiant, sont en argent de peu d'épaisseur et parfaitement polis. C'est une série de quatre vases carrés de différentes grandeurs, depuis 5 jusqu’à 10 centimètres de côté, la hauteur proportionnellement plus grande. Au fond, extérieurement, il y a une virole dans laquelle on visse un percoir (vrille) qui supporte le roséemètre, et en fixant le perçoir sur la planche d’une table ou au haut d’un pieu, on peut donner à l'instrument toutes les orientations. Si la température de l’air est élevée et qu'on présume que le point de rosée est audessus de zéro, on remplit le vase à moitié d'eau à zéro. Dans le cas où le point de rosée s'établit fortement et de suite, on vide le vase et on le laisse exposé pour que la rosée s'évapore. On remet de l'eau en quantité moindre, à la température de l'air ambiant approximativement, on ajoute de l’eau à zéro jusqu'à ce que le point de rosée apparaît, et on observe la température du coûtenu, qui est le point de rosée. Inutile de mentionner que, lorsqu'on a le temps, on laisse le vase exposé; le contenu s’échauffe, le point de rosée disparaît, et on le rétablit avec de l’eau à 0°. — Si on présume que le point de rosée est au-dessous de zéro,.on met dans le vase de la neige, du nevé ou de la glace concasséa;: on y ajoute un peu d’eau et on y joint du sel marin (sel de cuisine), par petites portions, en remuant le tout avec une spatule en bois, jusqu'à ce que les surfaces se ternissent. Dans les journées froides on:fait de même, et lorsque le froid est intense, on remplace le:sel par de l'agotate d'ammoniaque concret (nitrate d'ammoniaque),'dont l’action réfrigérante est très-efficace. En été. fort souveht on obtient ls point de rosée sans matières gelées, le nitale d'ammoniaque ajouié à l’eau ,:en s’y dissolvant, la refroidit considérablement. Le:liquide réfrigérant par.ce sel, soit avec glace ou eaux, évapôrée à siceité dans un vase métallique quelconque, sert de nouveau et n'occaaionne: aucune dépense. Ces manipulations ne présentent auoune diffculté d’'axésution; le point de rosée ainsi obtenu directement est une contredépreuve de ralui raleulé par la différence des: deuxithermomètres du'psychromètmn.
348 ROSÉEMÈTRE.
Des observations comparatives nombreuses du point de rosée de l'air ambiant observé au roséemètre directement, et par l'observation du thermomètre boule sèche et boule mouillée calculé d’après les tables de M. Begnauit, m'ont donné des résultats concordants à des altitudes très-variées : à ma campagne de Riedisheim (près Mulhouse), au Pavillon de l’Aar (2400" alt.), au Col du Saint-Théodule (3350® alt.) et dans mainte autre station : au Faulhorn, au Col de Veleta (en Andalousie, Espagne). Ces observations sont très-concordantes sans exception, lorsqu'elles sont faites dans un local fermé ou en plein air par un vent faible et d'une direction constante. — Dans les moments de vent fort, et généralement de perturbation, il est difficile d'observer le point de rosée sur surfaces métalliques refroidies, d’autant plus que dans ces moments de perturbation et de changement de vent à chaque instant, l'humidité de l'air varie de même.....
Le psychromiètre (les deux thermomètres boule sèche et boule mouillée), doit être exposé surtout le soir, le matin et la nuit, abrité du rayonnement nocturne; pour cela le plus sûr garant est une planche placée au-dessus et à une faible distance des thermomètres.
Psychromètre.
Humidité de l'air par thermomètre boule sèche et boule mouillée non gelée. Humidité relative dépassant 0,40 p. 100.
Exemple : Thermomètre sec t == 8°,0.
Thermomètre mouillé £1—4°0.
Hauteur du barométre:à 0° ue 35.
Formule x = f1 —
st 097 LE 0, 003168 >< 750 = 2,376.
6,097 + 2,376: B,724. Korce élastique de la vapeur d’eau. 3,121 force élastique correspondant: dans le tableau à la.température de — ?2°,6, qut est Le point dé rusée, :
: Pour. l'humidité relative, divisez la iforee élastique de la température de l'air ambiant (thermomètre sec) -par la force élastique du thermomètre mouillé, et.
Thermomètre sec 8°,0.. Thermomeètre mouillé 4°,0. Force élastique de la vapeur d'eau 3,721.
Point de rosée — 20,9.
PSYCHROMÈTRE. 319
3,121, D'or =046 ) Formule lorsque la boule mouillée est gelée. Humidité relative dépassant 40 p. 100.
Humidité relative 46 (
= | Po pu Formule lorsque l'humidité relative est au-dessous de 40 p. 100. 0,429 (t—11) pl et tr, A ETTTTET SRE
Boule mouillée gelée, remplacer 610 —#1 par 689 —41.
Dans lintroduction de ce chapitre Hygrométrie de l'air je dis : De toutes les observations météorologiques, l'observation de l'humidité de l'air ambiant est une des plus importantes... ... Elle joue un trèsgrand rôle à toutes les altitudes, et surtout en hautes régions des Alpes. — Son action est très-grande sur la vie animale et végétale. — Un Mémoire très-développé, des, volumes à écrire sous ce rapport. ..... je serai bref. :
1° Evaporation. L'eau à l’état liquide ou solide, la rosée (humidité du sol et des corps). le givre, la neige, le nevé, la glace d'eau et la glace de glacier s’évaporent lorsque le point de rosée de l’air ambiant est à une température inférieure à celle de l’eau dans ses divers états. Cette évaporation sera en règle générale forte (considérable) : a). lorsque le point de rosée est d’un grand nombre de degrés de température au-dessous de la matière; b) à des altitudes élevées; c) dans les cas où ces circonstances sont accompagnées d’un. vent fort.
20 Condensation. L'eau, dans tous ses états cités, condensera l’humidité de l’air ambiant, lorsque le point de;rosée est plus élevé que l'eau (dans tous ses états). Cette condensation produira de la rosée, du givre, du verglas, etc. — Les condenBations seront d'autant plus fortes, que la différence de la température de l'air et celle du point de rosée est plus grande ; elle seta favoriséé par un vent fort:
De toutes les.cohdensations les plus importantes soht les chutes de pluies et de neiges. — Sans entrer. dans le détail des observations directes du rôle que jouent l'évaporation et la condensation de l’air ambiant dans l’ensemble du système glaciaire !, je dirai que l'évaporation joue un très-petit rôle ; elle est peu importairtte. — La conden-
* DA. Vos. les observations nomhreuses ritées dans le T. V de nos Matériaux.