profondeur
«;nl
* Boétn Aé%\%M \
m terrain pUt (fonil plat il'an« vallée). (irimtetboAen , fond plat du GriinMl.
GRIMSELBODEN.
TmBpéraiiires flolfl — Eaux — Melgea — Olace».
Air ambiant — Hygrométrie — Vents et État du ciet.
DOl.l.ri7» - AVBMBT.
AXTES.
AIR
Soleil. Ombre.
HYGROMÉTRIE
Boule I mouill. I
Ten- I Point Hamid.
de rosée relative
ÉTAT DU aEL.
Aux endroits où la neige (nevé) a seulement quelques centimètres d^épaisseur, au bord de cette tache ieieige. des soldanelles passent à travers cette couverture, et la fleur complète et fort gracieuse se tmt au niveau de la surface. Un petit espace vide sépare le sol du contact de la neige , [et là le sol atà0*,9. — Les rayons solaires passent à travers cette légère ouverture et échauffent le sol qui n*est 9is eo contact direct avec la neige.
Im 4e VJkmr ^«1 mort du glacier Inffériear de TAar {Unter-Aar-Gletscher). Le 23 juillet Kâ9. à 2 heures du soir, j'avais fait une marque au niveau de la surface du torrent au pont de TAar- Ma; le volume d'eau était alors considérable. Une autre marque de hauteur a été faite le même JHr près des chalets en aval de la voûte du glacier.
Le!6, à 2 heures du soir, on peut admettre que le volume d'eau avait diminué de moitié. Cette dimi-
iioD d*eau après trois jours de brouillard et de basse température est toute naturelle ; elle est coninée par d'autres observations nombreuses.
min
iWAoût II 9 m. i:i%0 lOM 7,72 7%5 70 SO I O,,") Soleil par mom
m\ Août
I«62 Août
1M2 Août
Midi.
WA
IJ
1,0 Couvert.
0,0 Soleil.
0,0 Soleil toute la journée.
540 GHIMSEL.
Températures l9olfl — Eaux — Itel^e* — Glaees.
Air ambiant — Hygrométrie — Vents et État du ciel. DoEiijriia-AiJMiBT.
LOCALITÉS
(iîrliiuiel
Températurefl dn lac h dlvemes praffandeura.
TEMPÉ- RATURES
Dans un bateau solide, accompagné de deux guides et de domestiques de rhospice qui possèdent le savoir-ramer, je me rends au lac supérieur, qu'on nous a indiqué comme étant le plus profond. — Une pierre est attachée k une corde, et nous trouvons après plusieurs sondages au milieu du lac une profondeur uniforme sur une grande étendue qui se maintient à 16". - Sur une planchette je fixe un thermomètre miuima à curseur dont la disposition permet de fonctionBer parfaitement et très-exactememt dans une position verticale. Ce miuima, qui est appelé à rendre de grands services, a été, il y a quelques mois, inventé et construit par m. Bavdla^ qui lui a donné le nom de minima vertical à marteau. — Le zéro a été vérifié dans Tobscurité (point essentiel en hautes régions par un temps serein et soleil). Cette vérification est fs^cile à faire , les matières gelées ne manquent pas. La gradation de ce minima comparé avec un thermomètre étalon est rigoureusemeit exacte pour tous les degrés qui sont assez grands pour lire les dixièmes de degrés. Le curseur fonctionne parfaitement ; il descend par un abaissement de température et reste fixe à minima , et n'est nullement influencé par une température plus élevée; ni secousses, ni agitations ne le dérangent, pourvu qu'il conserve une position à peu près verticale. Incliné k 46" et même moins, il fonctionoen encore parfaitement. En le retournant dans une position verticale, la boule en l'air, le marteau (fil métallique) quitte la boule, vient appuyer contre le curseur et le place k l'extrémité de la colonne d'alcod. Pour le mettre en obsenation, on le renverse (tourne) et on lui donne une position verticale, la boule (résenoir) au bas, le marteau descend et prend place dans la boule-réservoir. Le curseur, par un abaissement de température, est entraîné régulièrement et reste fixe quand il a atteint le minima de température qu'il a subi.
Sous bien des rapports ce minima vertical k marteau réunit des qualités que le minima horizontal ordinaire ne saurait rendre. Le déplacement horizontal , un choc ou une secousse dérangent le curseur de ce dernier, et il ne fonctionne bien qu'étant au repos. Les maxima et minima verticaux à curseurs métalliques qui se règlent avec l'aimant peuvent senir sans doute pour prendre les températures de l'eau k diverses profondeurs, mais malheureusement ce thermométrographc , par les secousses inévitables du transport, est très-sujet k subir des altérations.
Le minima k marteau fut fixé sur une planchette en bois. Une forte ficelle en prolongement de cette planchette était attachée k un morceau de roche d'un certain poids et qui laissait un espace de 1- entre poids et planchette; une corde d'un petit diamètre, mais très-solide, fixée k la partie supérieure de la planchette, ayant des marques espacées d'un mètre, servait k descendre cet appareil de sondage jusqu'au fond du lac, et la planchette se trouvant k 1" au-dessus du poids, ce dernier touchant le sol etlaarde tendue, le minima restait vertical.
Pour vérifier de nouveau les fonctions du minima k marteau , j'ai commencé par prendre avec ud thermomètre ordinaire la température du lac k l'ombre du bateau; k 0-,10 de la surface de l'eau du lac la température était de 14",2 : plusieurs lectures successives ont donné le même résultat. On amis la boule du minima, fixée a la planchette, k la même profondeur, toujours k l'ombre du bateau : les indications étaient a 14°,2. La surface du lac était parfaitement unie (comme un miroir), pas la moindre agitation . calme plat. On a descendu le minima k marteau k 10"* de profondeur, et 10 minutes plus tard, en le remontant , il est revenu avec un minima de 9*.2. Trois observations successives ont confirmé cette température. En lisant Tinstrument . il faut avoir soin de ne pas sortir la boule du luinima de l'eau; par l'exposition k l'air la boule étant mouillée, elle pourrait fonctionner c^>mme psychromi'tre et l'observation serait faussée.
On a fait dévaler k LS"" de profondeur. La rm'he attachée à la corde en prolongement de la planchelli»
ORIMSEL.
TAl
Températares l9ol» — Eaax — Melges — Cilaee*
Air ambiant — Hygrométrie — Vents et État du ciel.
DATES
1802 Août
AIH
Soleil. Ombrr.
HYGROMÉTRIE
Boule Tra- Point Haniil.
muaill. »ioD. ilero«ë« relative
VENTS
ÉTAT DU aEL.
0,0 Soleil.
La journée était belle; calme plat, découvert et soleil.
touchait le fond du lac ; la corde était tendue et on avait eu soin de faire dévaler la corde très-lentement, et dès que le poids touchait le sol, on a un peu relevé afin que la planchette restât bien horiloutale. Vingt minutes plus tard on a remonté l'instrument, et le minima était entre ^",9 et 5". — On a de nouveau descendu la planchette avec les mêmes précautions à un autre emplacement et même profondeur; 20 minutes plus tard on Ta remontée. Malheureusement la planchette est remontée à vide, le minima 8*était détaché et il est resté au fond du lac.
Je possédais encore des minimas à marteaux, mais la journée était trop avancée pour recommencer Tobservation. Par malheur, le lendemain matin le vent n'a pas permis d'opérer sur le lac, et à mon retour les mêmes circonstances défavorables se sont représentées. Je dois aj(»uter que . dans cette observation, quoique isolée, j'ai toute confiance.
TeMpémtiure da lac. Surface l i*',20
10* profondeur . . . 9.20
15" — ... 4,96 à 1" au-dessus du fond du lac.
Les deux lacs du Grimsel. situés U peu de distance à l'Est de l'hospice couvrent une assez grande étendue de terrain ; ils sont en communication l'un avec l'autre par une largeur d'eau de 10 a lô" de même longueur, dont la profondeur d'eau n'est que de quelques mètres. Les lacs sont alimentés par les eaux qui descendent des glaciers couvrant les cimes du NsegeUs-Grsethli. L'écoulement du lac, un petit ruisseau , se trouve à l'hospice même : l'eau est très-limpide et d'une transparence remarquable. Cette pureté de l'eau, qui ne contient aucune matière en suspension, même par les plus forts vents, est une preuve que les glaciers et les nevés temporaires qui fournissent cette eau sont à une altitude où les glaciers et les nevés sont adhérents au sol . gelés dans la partie qui touche le sol , et ne broient pas de matières.