HAUTEUR TOTALE
■AUTEUR
TOTAL
Octobre
Novembre. . . .
Décembre. . . .
Janvier
Février
Man
Avril
Mai
S lo
Mètres.
Mètres.
9,06 10,03 li,6i 12,99 13.61
Hèlrei. 1,63 1,42 0.61
Mètres.
Mètres.
Mètres.
Total
Moyennes. . . .
Maximas
Hinimas
DifTéreoce.. . .
Maxima, 0,193; miniraa, 0,048; moyenne générale de toutes les chutes, 0-,060. — Au Grimsel, la densité est généralement plus forte.
Au Saint-Bernard, la neige a pris pied depuis le 12 octobre.
Au Grîmsel. la neige a pris pied depuis Le 1" novembre.
Le Uc éUit couvert de glace au Saint-Bernard dans la nuit du 19 au «0 octobre. — Il est complètement dégelé le 29 juillet.
A la fin de juin, la neige a disparu jusqu'à la hauteur du Refuge, 9090 métrés sur le versant septentrional, et jusqu'à la hauteur de la cantine, 2277 mètres versant méridional. — Autour de mospice, enviro» 3/10 du foI sont débarrassés des neiges.
Fin juillet, 3/10 du sol sont encore couverls de n-iges. ^ 1833, 29 au 50 octobre, le lac a été entièrement couvert de glace.
25C ^EIGES.
Les neiges jouent un rôle très-important dans le sys'ème glaciaire.
Les neiges fraîches ou anciennes qui couvrent les glaciers à toutes les altitudes les préservent de toute ablation.
L'eau de fusion des neiges (eau de fonte) pénètre dans l'intérieur des glaciers. Cette eau est assimilée par eux, et les fait progresser.
Les neiges ne se convertissent pas eu glace bu lieuse, puis en glace compacte, pour s'ajoutera la surface des glaciers qu'elles couvrent. Exceptionnellement, et partiellement cette transformation peut se fiiire, par suite de certaines circoostances météorologiques et locales.
Exemples : Aux glaciers de TAar, dans les années de persistance de neiges sur le glacier du Finster-Aar, nous trouvons en automne dans une localité où la surface du glacier a une très-faible pente, môme à niveau. Pour continuer la marche en amont, il faut faire des marches et contre- marches du côté des rives, pour éviter les bains de pieds. — Dans d'autres Localités, ces mares de neiges aqueuses se produisent. Si ces cas ont lieu à la fin de l'automne, suivis de froids intenses, ce qui est assez souvent le ca.«, ces neiges aqueuses gèleront, et, sous Taspect déglace huileuse, elles s'ajouteront à la surface du glacier qui les supporte. Des trous d'oi^ue, des trous de Keller, des baignoires, des trous méridiens, et d'autres cavités remplies d'eau gèleront complètement et leur glace est acquise au glacier. Il en est de même du verglas qui se forme à la surface du glacier.
Rappelons que ces congélations qui s'ajoutent à la surface des gbciers sont exceptionnelles, de peu d'étendue, et ont peu d'im|iortance sur le système généraldela surface des glaciers*.
Neiges roage». — Dans certaines années, on voit en hautes régious des tsclics de neige qui ont une couleur rouge; ce sont des globules rouges, des spores d'algues.
Appendice.
A toutes les altitudes des Alpes [et du globe), les neiges sont temporaires, plus ou moins persistantes. Les dénominations neiges étemelles ^ perpétuelles ^ doivent être rayées du dictionnaire glaciaire (et physique du globe).
Neiges fraîches. — Neiges de l'année. — Neiges anciennes. — Neiges temporaires. — persistantes. -^ Neiges poudreuses. — Neiges sèches. — Neiges humides. — Neiges aqueuses. — Neiges molles. — Neiges compactes. — Neiges cristallines. — Neiges en
D. A. —Ces faits, confirmés par vingt années d'observations mensuelles, sont en opposition avec Tancien syïitéme glaciaire des auteurs qui ont écrit sur les glaciers.
A. Savoir. —\Jà matière première des glaciers, c'est la neige qui tombe à toutes les époques de l'aimée dans les hautes régions des Alpes. — La neige qui tombe en hiver sur les régions inférieures des glaciers au-dessous de la ligne des neigea temporaires persistantes (ÎGUOmétr. ait.) ne contribue pas à l'alimentation des glaciers ou du moins n'y contribue que d'une manière indirecte par l'eau qu'elle fournit (D. A. Ajoutonn: et qui rst ntsimilée par le glacier). Elle peut bien se transformer en névéet en glace de névé, mais elle ne se convertit jamais en glace compacte, témoin les moraines qu'on retrouve constamment à la surface des glaciers. (D. A. AjOHlont: Témoin les êurfuceide neiges sales, eoHtertes de poussière et décris, déposés à leur surface par les vents. Si la neige s'ajoutait à la surface on verrait cet ajoutage. — Les observations et conclusions de ceparagraphe A sont parfaitement exactes.)
B. Les neiges qui tombent dans les Alpes en hautes régions aux altitudes au-dessus des neiges temporaires persistantes (S600 métrés app.) se changent en névé, ce névé se transforme en glace huileuse, qui s'ajoute ù la surface des glaciers qui les supportent, et cette glace huileuse se transforme en glace compacte de glaciers... {Erreur.)
Citations nullement confirmées. — Les neiges fraîches tombées au Grimsel depuis le mois d'octobre 1843 & fin avril 181G, observées malin et soir représentent une hauteur totale de 16*.670, se trouvent rc^dults par tassement à 2*,30 de hauteur sur sol, ayant une densité de 685 pour 1000. Les neiges, sur les glaciers de l'Aar en amont de l'Abschwung, avaient la même hauteur, c'est par conséquent une trés-forle couche de glace acquise à la surface des glaciers. (D. A. Extrait de la pukliettion de M. AgassiifiWlt p. 136 et antres.) (Erreur.)
NSrGES. S&7
flocons. — Toimnentes de neiges. — Giboulées de neiges. — Neiges tassées. — Meigrs ventées (accumulées par lèvent). » Reiges enlevées par le vent (localités où elle a peu d'épaisseur). — Neiges en surplomb (très-dangereuses). — Neiges profondes. --Neiges d'avalanches. — Neiges sur glaciers. — Neiges sur sol.— Avalanches de neiges. — Neiges gelées. — Neiges dégelées. — Fonte, fusion de la neige. — Eau de neiges. — Neiges an^ ciennes, compacte à très-petits grains, comme sucre raffiné blanc. — Neiges à gros grains ou sous forme de cassonade de sucre, etc., dénommées névés. Remplacées par neige grenue.
les neiges ffraieliee tempondres |ier«IaAuiteB 4mmm le« Alpes.
En règle générale les plus grandes hauteurs de sol ou de glacier couverts de neiges de Tannée ou anciennes se voient dans les localités où elles sont accumulées parle vent. Et les plus faibles hauteurs sont aux emplacements ou elles sont balayées, enlevées par le vent. Toutes choses égales d'ailleurs, les neiges de l'année ont plus de hauteur sur la surface de glaciers qu'elles recouvrent que sur le sol.
Exemptes. Août 1867. — Au Faulhom, la neige avait disparu du sol, à l'exception de quelques taches où elle est accumulée par le vent- Le petit glacier local était uniformément couvert d'une couche de 5 mètres de hauteur de neiges tassée de l'année. En septembre 1865 la surface était complètement découverte.
Août 1867. —Au Théodule,5553 mètres ait. sur sol dans la direction du nord au sud, sur une étendue de 1 kilomètre de longueur et 50 à 100 mètres de largeur, la roche était complètement débaiTassée de neiges. La neige à mesure de chutes est en partie enlevée parle vent. En aval de ces rodies, où les neiges couvrent de petits glaciers, et où elle est accumulée par le vent, elle avait plusieurs mètres de hauteur. Le glacier de Gomer sur toute la longueur était débarrassé de neiges, et vis-à-vis de la station Théodule, près de rive droite, la neige ancienne avait ufle très-grande hauteur, nous avons compté plus de ^ couches successives, et la couche en contact avec le glacier n'était pas adhérente, gelée au glacier.
Ces 20 couches ne représentent pas la hauteur de toutes les couches ; dans certaines années des couches disparaissent par forte fusion, dans d'autres années elles s'ajoutent à celles qui les supportent.
A l'occasion de ce grand nombre de couches de neiges tassées, parmi lesquelles il yen a qui n'ont que quelques décimètres de hauteur. Le point culminant du Mont-Blanc, qui est sous forme de coupole arrondie, mesuré barométriquement et trigonométriqueroent, est signalé avoir depuis un très -grand nombre d'années la même hauteur. Certes si la neige se changeait en glace en s'ajoutant à celle du glacier, la hauteur du point culminant varierait.
La neige est sous l'influence des circonstances météorologiques de l'air pendant sa chute et sous les influences de l'air ambiant sur sol ou glaciers à toutes les altitudes. — Sous ce rapport, les températures, les rayons solaires et l'étal hygrométrique jouent un grand rôle. Ces circonstances atmosphériques doivent être mentionnées dans les colonnes des tableaux météorologiques.
Savoir, — Localités. — Altitudes. — État du ciel. ^ Rayons solaires ou couvert. — Direction et force du vent. — Température à l'ombre permanente. — Idem è l'ombre plein air. — Idem thermomètre tourné en ironde. — Idem tourné en fronde en plein soleil. -^ Idem thermomètre posé horizontalement en plein soleil. — Point de rosi'c observé par psychromètre boule sèche et boule mouillé et calculé par les tableaux de force élastique de la vapeur d'eau. Et pour les observations rigoureusement exactes point de roêée, de l'air aii^iant, observé directement sur surfaces métalliques dont le contenu est refroidi jusqu'à manifestation de la rosée.
Dans la colonne hygrométrie on mentionnera : Tension de la vapeur d'eau. — Point de rosée. — Humidité relatiTe. — Température de la neige à la surface et à direrses profondeurs à l'ombre permanente et en plein air non abrité.
La mention du polat d« MMé« de Tair est d'une très-grande importance. Je dirai plus : il éclaire beaucoup de faits du système glaciaire.
h iomtem les alUtaëes.
Ni candensation ni évaporatUm. — Point de rosée à la même température que celle de ces corps.
Candetuaiion. — Point de rosée à une température plus élevée que ces corps.
Évaparaiion. — Point de rosée à une température moins élevée que ces corps.
Les condensations et les évaporations sont plus actives par vents forts que par air calme Elles sont plus fortes par la diminution de la pression atmosphérique (par élévation d'altitudes locales).
La condensation est plus abondante et l'évaporation plus forte, lorsque la différence de températures de l'air ambiant et du point de rosée est grande.
Plus la température de l'air est élevée, toutes choses proportionellement égales, condensation ou évaporation augmentent.
Par condensation il faut comprendre déposition d'humidité sur matières gelées :
Rosée. — Gelée blanche. — Givres qui en hautes régions sont fort souvent trèsabondants, par suite du rayonnement nocturne des neiges et glaces dont la température s'abaisse bien plus que dans les plaines. — J'ai vu des surfaces de neiges ou glaciers couvertes d'une couche de givre qui correspondaient à une faible chute de neige '.
A toutes les altitudes l'arrangement moléculaire de la neige (la cristallisation des parcelles isolées) est sous l'influence des circonstances atmosphériques.
Par ciel couvert, sans rayons solaires, tempénture au-dessous de léro, point de rosée égale à température de la neige, la forme cristalline reste la même pendant la chute et sur sol ou glace aussi longtemps que ces circonstances persistent, qui sont généralement de peu de durée.
Le point de rosée changeant, la température de la neige étant au-dessus du point de rosée, il y a é\-aporation, la cristallisation se maintient, mais elle change un peu.
Le point de rosée au-dessus de température de neige, il y aura trouble dans la cristallisation, par suite de condensation.
Ces diverses influences par température de l'air et de neige au-dessous de aéro (— 0*) et par temps couvert sans rayons sdaires.
NÉYÉ.
Par températures de l'air au-dessus de zéro (neige grenue), il y aura légère fusion [fonte de neige), la forme cristalline se perd et elle devient grenue.
Cette transformation grenue se fait soit par températures élevées (au-dessus de zéro (-f 0^] soit par rayons solaires, quand la neige fond. Lorsque la neige a pris cet arrangement moléculaire grenue (en grains), on la désigne sous la dénomination de aévé.
En très-hautes régions des Alpes les grains sont généralement très-petits, et, tassés, ils ressemblent à du sucre raffiné pilé. Dans les régions plus basses, ces grains arrivent & grandeur de lentilles. Lorsque ces névés sont gelés, surtout le matin, par suite
* D. A. — Eu corrigeant les épreaves imprimées, je trouve que de certaines observations et conclosions sont déjA mentionnées dans les chapitres précédents. — Je les maintiens. Mieux valent doubles citations, que de ne pas les dire.
du refroiditsement nocturne ou basses températures, ils supportent le poids d'un homme, et on marche dessus fort à son aise, comme sur les surfaces des glaciers. RamolUs, et en fusion, par des températures élevées et surtout par les rayons solaires, on y enfonce, et la locomotion est trés-pénible.
Cilaee bvIlMiae.
La neige par suite de fusion (fonte) à toutes les altitudes, soit sur sol ou surfaces des glaciers, non-seulement se ramollit, mais elle forme un mélange d'eau et de neige, qui reste en place dans les anfractuosités où l'écoulement des eaux ne se fait pas. Des froids surriennent et, elles gèlent et ont l'aspect d'agglomérats de neiges imbibées d'eau gelée ternes, la masse parsemée de bulles d'air.
Généralement elle se maintient peu de temps, et disparaît par fonte et ablation. En arrière-saison, quand cette glace se forme, et que par des chutes de neiges persistantes elle est protégée, elle se maintient, et nous la retrouTons en été quand la neige a disparu.
Ajoutons que cette couverture de glace huileuse, sur la surfiice des glaciers est trèspartielle, exceptionnelle, de peu d'étendue, elle n'a aucune influence sur la surface générale. Elle couvre moins qu'un centième de surface.
• TeMipéMitares d«s Belges h diverses protoméewam,
Toyez pages qui suivent au spécimen extrait des observations à ma station du Théodule, 3333 mètres ait., qui prouve en même temps que les hautes régions des Alpes ne sont pas la Sibérie...
Voyez aussi le tableau de septembre 1865 ; Théodule, 3333 mètres ait.
Ablation du glacier à la station, 0",938 dans le mois.
Au Théodule, à l'ombre permanente, le sol couvert de neige est gelé à— 0* dans toutes es saisons. Il en est de même dans les Alpes à toutes les altitudes au-dessus de 2600 mètres.
OBSERVATIONS HÉTÉOROLOGIQUES.
ObMrvaUoBS néCéorolotMiMMi «t «laelaires «« col d« Sate(-Tlié«4ide (¥al«i«).
StaUon DOLLFUS-AUSSET, 3333- ait.
Température* de Vair à Vomhre permanente et au soleil. — Température* de la neige à 30 millimétrée au-degsou* de surface.
(TablM« ooB
I ipéciaMB.)
Noy.
Max.
Mio.
Dirr.
llidi.
Midi.
Midi.
Midi.
Midi.
Midi.
Midi.
Midi.
Midi.
THgnMOMÈTRË
TOOMli SX rROHDB
A l'ombrk. ao solkil.
Degris.
Degré*.
A 30 MILMIlàniBS
A l'ombre, ad soleil,
Degrés.
DIFFÉRENCES
DSS RIIOBS ET TKMPfiRATORBS
al'omhre.'au soleil.
Oegrèf.
Les neiges se fondent sur roche»
schisteuses noires quand elles ont peu d'épaisseur, et qa'nne partie de ia roche qui les supporte est à découvert.
La neige se ramollit et se Toiid partiellement sur rocties.
La neige se ramollit et se fond partiellement sur rocbes.
La neige se ramollit et se fond partiellçment sur roches.
La neige se ramollit et se fond partiellement sur roches.
La neige se ramollit et se fond partiellement sur roches.
La neige se ramollit et se fond partiellement sur roches.
La neige se ramollit et sefonJ partiellement sur roches dans les moments où Tair est calme.
La neige se ramollit et se fond partiellement sur roches.
La neige se ramollît et se fond partiellement sur roches.
La neige se ramollit et se rond partiellement à 1 heure p>r suite du vent très-faible.
Différences moyennes de Ihermomé're à mercure tourné en fronde à l'ombre et au soleil 1*.43.
Différence moyenne tourné à l'ombre et posé A plat au soleil 13*,19.
OBSERYATIO^S HÉTÉOROLOGrQUES.
■es •( glMlaliM OTi eol 4fi telirt-Tliéo4«l« (Yalals).
SUUon DOLIFUS-AUSSET, 5333- ait.
Ckuie$ de neiçe$. — Hauteur de neiges et températures à diverses profondeurs dans les neiges gui couvrent le sol et le glacier.
DATES