‹ Matériaux pour l'étude des glaciersChapitre 178 sur 209 · Neiget ventées, — Accumulées par les yents · texte numérisé non relu

Neiget ventées, — Accumulées par les yents

5. fieigei ^avalanche, — Accumulées par suite de chutes d'avalanches.

6. Hévét. — Neiges fraîches ou anciennes, dont U structure cristalline est changée, en grains isolés, séparés les uns des autres. On le désigne aussi par neige grenue.

Névés petits grains. — Gros grains. — Secs. — Aqueux. —Gelés sous forme de conglomérat.

»lée«laire émm nelfes.

L'aspect, la cristallisation, l'arrangement moléculaire divers des surfaces de neiges fraîchement tombées restent les mêmes aussi longtemps quels température de l'air ambiant est au-dessous de zéro ( — 0*) et le point de rosée moins élevé que cette température et qu'il y a absence de rayons solabres. Alors il y a évaporation. Par suite de changement de circonstances atmosphériques, rayons solabes ardents, ou températures élevées, il y a fusion de neiges et changement d'arrangement moléculaire et transformation grenue (névé). Point de rosée à une température plus élevée que la neige, il y a condensation et la cristallisation est troublée.

Ce changement de la neige en névé (grains) peut se faire à toutes les altitudes des Alpes, à des profondeurs variables, surtout à la surface. En règle générale en hantes régions au-dessus de 2(K)0 mètres les neiges tassées ont la même cristallisation et aspect comme le sucre blanc raffiné, et le névé a l'aspect de cassonade (sauf la couleur).

IHlUté dtm Mices.

Les neiges sont les protectrices, les amies des glaciers. Elles sont en même temps les nourrices des glaciers. Par suite de leur fonte, l'eau de fusion pénètre dans les glaciers à travers les fissures capillaires et est élaborée en partie en glace. L'embryon glaciaire, c'est l'eau, peu importe sa prévenance ; il peut se former à toutes les altitudes dans les Alpes, mais pour se développer il lui faut une couverture de neige. Les neiges qui couvrent les surfaces de glaciers à toutes les altitudes les protègent contre l'ablation Sans chutes de neiges les glaciers disparaîtraient promptement. Les neiges par suite de leur fusion alimentent les sources, les torrents et les fleuves, et par l'irrigation de leurs cauY de fusion, elles maintiennent et favorisent la végétation.

NSI6ES.

Ohaervirtloss de luivtoiir de Mii^ sur soi et glaelere K

Hauteur des neiges sur sol.

OBSBRVATEDRS.

Jaon (goide).

a?ir£bh.

Février.

Mètres.

Mètres.

Mitres.

Mitres.

Mètres.

20 au 23 neige faiblement tombée avait une hauteur de 1-,17 ; elle était poudreuse, farineuse et sèche. Le 25 elle était tassée à 1 mètre de hauteur, et, ajoutée à l'ancienne, la hauteur totale était de 3",00.

1849 I Avril. | 28 | . | . | 2,00 | 5.00 | 3,50 | 3.50 Cette neige était fortement tassée et l'époque du dégel allait commencer.

1850 |janvier.| 10 | » | > | 1,30 { 1.50 | 1.80 1 1.80

Mauvais temps a empêché de visiter le glacier. Neiges et tempêtes. Continuation jusqu'au 21, et personne n*a pu passer le col du Grimsel.

1858 |Février.| 21 | - | . | > | 4,0 1 3,60 1 >

A certains emplacements au Grimsel la neige accumulée par le vent avait 5 à 6 métrés de hauteur. — Le domestique qui passa l'hiver au Grimsel a dit que, par suite de pluie (ce qui est rare dans cette saison), la neige s'est Ussée fortement ; auparavant elle avait une trés-graode hauteur.

1850 I Mai. . | 22 1

De Meiringen jusqu'au Gutlanen la surface du sol était A découvert; il ne restait plus à Guttanen que quelques taches de neiges accumulées parle veut. Le sol était encore couvert uniformément en amont de Guttanen, depuis le deuxième pont sur l'Aar. On peut admettre que la fonte de la neige a commencé le 23 mai, soit quinze jours à trois semaines plus tard que dans les années normales, où la vérilable fonte commence & la troisième décade d'avril.

Février.

Mars..

i.OO

3,29 3,tH)

avait pour mission spéciale, dans celte course au mois de mars, de séjourner à l'hospice du Grimsel pendant quelques jours, et de proAter d'une belle journée pour couper des blocs de neiges tassées de 0".50 de côté, et de 0*,20 de hauteur successivement, depuis la surface jusqu'au sol. Des blocs de 0-,50 x 0".50 » 50,000 centimètres cubes, soit 1/20deraètre cube, de les faire fondre dans le grand plateau métrique en tôle et de mesurer l'eau de fonte. Par ce moyen on obtient la pesanteur spécifique de 0-,20 à 0*,20 de surface à sol. — Cette observation a été consciencieusement faite. Le tableau ci-joint renferme les résultats, les cubes ayant été calculés à 1 mètre cube.

Le 13 mars 1855, une avalanche est tombée du Kessi-Thurn, hauteur au-dessus de la maison du Grimsel, faisant un épouvantable vacarme ; elle a atteint le côté sud du bâtiment sans endommager les murs. Cette avalanche tombe généralement toutes les années, et, il y a quelques années, elle a fortement endommagé les murs.

Celte année, jusqu'au 26 novembre, les voies de communication de Meiringen dans le Valais étaient praticables. Tendant 12 jours, en décembre, le passage était interrompu par suite de fortes chutes de neiges. En 1854, le 17 octobre, l'aubergiste, sa famille et les domestiqués ont quitté le Grimsel. En 1856, le 8 juin, ils se sont installés A l'auberge.

Cette année les chutes de neiges étaient trés-fortes dans le Valais. Au dire des gens du pays, il y a eu des jours où en 24 heures il est tombé 2 mètres de hauteur de neiges.

* D. A. Voyez, pour plus amples détails, t. V, 2* paitie, p. 497 et suivantes.

de luuitears de melces 4e VAmr tefériew.

fflaeler

ODSERVATEUnS. asikées. mois. Mvm

(guide)..

1848 Février.

Par suite de tourmente de neiges, impossible de w rendre au glacier.

- I 1849 {Avril. .| tt |

Depuis pente terminale du glacier jusqu'à l'AlMChwung. la neige était fortement tassée, et, aux endroits non ventés, elle avait la même hauteur de 3',50 comme au Grimsei.

~ I 18i9 jJuin.. .| 90 I

La moraine médiane depuis la pente terminale jusqu'à la ligne transversale du Pavillon au Grûnberg était dégarnie de neiges, et depuis cette ligne jusqu'à l'Abschwung elle était partiellement découverte. — Le glacier, depuis pente terminale jusqu'à li^ne Pavillon, était partiellement couvert de neiges; mais depuis cette ligne jusqu'à l'Abschwung, il y avait une couverte uniforme de neige.

>- I 1830 [Février. I SI |

Au Grimsei, Aarboden, sur le glacier, jusqu'à la ligne transversale du Pavillon, la hauteur de neige tassée est de 3" ,60. — La terrasse devant le Pavillon, c6té sud. était com- Slétement débarrassée de neiges par les vents, les autres parties du sol couvertes de 3*,60 e neiges.

— I 1850 |Slai. . .| » I

Auprès des chalets de TAarboden, on peu en avant de pente terminale du glacier, la neiçe

3ui couvrait le sol avait 1*,20, soit S'.iO de moins qu'au Grimsei. — Ligne transversale u Pavillon, 3",0. — A la pente terminale du glacior, il ne sortait pas d'eau. — Sur le glacier on ne voyait d'écoulement d'eau nulle part, ni sur les deux nves.

- I 1854 |Sept. ..| 4 |

Sur le glacier de pente terminale à l'Abschwung, aucune neige.

— I 1855 [Février. I 10 |

Pente lerminale\iu glacier, 3*,i0 hauteur neige. En fsisant une tranchée dans cette nage Jusqu'à sol, on ne voit aucun écoulement d'eau, le terrain est sec. Sur le glacier jusqu'à l'Abschwung, la surface est uniformément couva>le de 3- ,20 de neige tassée.

Tableau du poidê de la neige de surface à êol de 0*,20 à 0*,29 successivement, Grintsel, 14 mars 1855, par Sm

PROPORDBUft DSPCIS bUnPACB.

MètrM.

l.iO 1,60 1.80 2.00 2,20 2.40 2,t50 2.80 3,00 3.20 3,10 3.60

Total

BAO DE POSTK OB 1 MikTRB COBB.

LITRBS 00 BILOO.

Mèircs.

0,l»:î,60 0.270,95 0,500.03 0,301.80 0,307 ,?iO 0.r>91.80 0,420.00

o.uo.or»

0,472,50 0,480,00 0,491,20 0,491,20 0,491,20 0,491.2) 0,iî»1.20 0.491,20 0.49120 0, 191,20

0,iIG 1,50

Les 3*,50 hauteur neiges tassées correspondent à l-,50 hauteur eau, soit 42 pour 100 eau.

La neige fraîche est ordinairement de 8 à 10 pour 100 eau.

La neige tassée peut arriver à 70 pour 100 eau.

•iMienratloBs ée neige* »ur «el et glaeler».

ÏOIS.

Octobre. . .

Novembre. .

Décembre. .

Février. . . , Mars ....

Avril. ...

Mai

Juin

Juillet.. . .

Août. . . .

Septembre. .

Total

GRUISEL (1880- ait.).

If

pi

Mèlres.

SAINT-BERNARD (2478* ait.) <

si

Mètres.

Mètres.

Mètres.

P. too.

DIFFÉRENCE GRlMSEL ET SAINT-BERNARD.

* D. A. Voyei, pour plus de détails, t. V, 2* partie, p. 514 et suivantes.

1. •«- Première chute de neige persistante sur sol, 1*' novembre.

Chutes totales mesurées matin et soir, 13~,12

Hauteur sur sol, maxima, 12 avril, 4", 40.

Neige complètement fondue, 17 juin.

Cette neige s'est fondue du 21 mai au 17 juin, avec écoulement d'eau dans l'espace de 25 jours, Fusion moyenne diurne, 0",122. Le maxima de la neige tassée était de 49 pour 100| soit en chiffres ronds 5 mètres hauteur neige équivalent & 2*,5 liatileur eau.

Densité de la neige fraîche de 8 à 10 pour 100. Comparé à l'eau.

29 juillet le lac était complètement débarrassé de matières gelées.

SAint-Beniavd. — Prcmiët^ chute de neige persistante, 12 octobre.

Chutes totales. 8" ,59.

Hauteur surs^l, maxima, 2",23.

Le lac était couvert de glace du 10 au 20 octobre.

Mai, à la fin du mois la nci^^e n'a disparu (fondu) qu'à la hauteur de 1800 mètres (cantine de Roz), yei^nt s<'ptentrional ; sur le versant méridional, à 1900 mètres.

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