C. Clair de lune (Mondschein
Souvent le clair de lune est tel qu'on peut lire au Pavillon de TAar (2400 mètr. ait.] dans un livre imprimé en caractères ordinaires*.
III, ■jdrométéor«s (Regen, Nebel Sehnee, etc.).
K.Brmtmard(^ehe\),
En été, et quand il ne gèle pas, le brouillard en hautes régions ne diffère pas de celui de la plaine. En hiver, sous de certaines circonstances, par de grands froids, le brouillard dépose du givre en écailles [Schuppig], sur les roches et sur les matières gelées, et le voyageur en route est couvert d'écaillés de givre, sur les vêtements et même sur la figure et les mains s'il ne peut se garantir par un voile et des gants'.
D. A. Ajoutons qu'en hautes régions, il y a, comme en plaine, mais plus caraclê* ristique et plus souvent, quatre espécei de brouillard :
a. Brouillard ordinaire, — Saturé d'humidité 100 humidité, relative. Point de rosée égal à la température de l'air ambiant.
b. Brouillardê sursaturés tFkumidité, ^ Point de rosée plus élevé que la température de l'air. Humidité relative dépassant 100.
Psyehromêtre. — Thermomètre boule mouillée ou gelée, plus élevé que le thermomètre boule sèche. Ces brouillards mouillent les corps qui ont la température de l'air ambiant; en hiver ils déposent du givre.
e. Brouillards sous-satwrés (brouillards secs). — Point de rosée moins élevé que l'air ambiant. Humidité relative au-dessous de 100. (98 à 00 et même plus bas.)
d. Brouillards de fUmée,
De fitaiassar« cite des brouillards faibles accompagnés de fumée en hautes régions.
Au Pavillon de l'Âar, j'ai observé le même fait. Cette fumée venait par vent très-faible de la Handeck, où on carbonisait du bois.
Pour observer ces divei^es espèces de brouillards d'une manière rigoureusement exacte, il faut prendre le point de rosée sur surfaces métalliques bien TpciiesiRosée-mêlre). L'observation par psyehromêtre. thermomètre boule sèche et boule mouillée ou gelée ne suffit pas. Le rosée-mètre donne le point de rosée directement et bien facilement, surtout en hautes régions où on a des matières gelées à disposition.
B. Rosée (Thau).
En hautes régions l'herbe, les roches et généralement tous les corps dans certaines circonstances atmosphériques se couvrent de rosée^ comme dans les vallées et dans les
* Nous appelons celé du soleil (SoMenSeite) les pentes qui reçoivent le soleil toute la Journée el SekattenSeite, côté d'ombre, les pentes où les rayons solaires sont temporaires.
Dans le bassin de Thospice du Grimsel les rayons solaires ne pénètrent pas pendant deux mois de rhtTer, et il fait plus froid qu'ailleurs.
* D. A. rajouterai, qu'en hautes régions, comme en plaine au niveau des rails, cette clarté par clair de lune est encore augmentée lorsqu'il existe un léger brouillard, de peu de hauteur, directement au-dessus du sol.
* D. A. U me souvient parfailement que dans une excursion au Grimsel, avec l'ami Be0«r et nos guides, en janvier des contrebandiers sont arrivés au Grimsel, par IVoid et brouillard intense. Leurs vêtements éUient couverts d'écaillés de givre, ainsi que les tonnelets de vin quils portaient. De la figure restait les yeux et la bouche libres, tout le reste était couvert de givre. Us avaient une drôle de touche.
plaines — C'est sartout par ciel complètement découTert et calme plat, que la rosée se produit h soleil couchant, mais surtout le matin ayant soleil levant.
D. A. Par suite du rayonnement nocturne, par zénith complètement découvert et calme (aucun vent), les corps se refroidissent et leur température s'abaisse au-dessous du point de rosée de l'air ambiant, l'humidité de l'air s'y dépose soit en humidité, soit en gouttelettes d'eau. C'est par cette raison qu'il est essentiel que les tableaux météorologiques signalent dans les colonnes hygrométrie : température de l'air, tension de la vapeur d'eau, humidité relative et le poM de ro$ée.
Généralement on se contente d'indiquer l'humidité relative (expression très-vague) ; tandis qu'en maintenant le point de rosée, les dépôts de rosée, de gelée blanche, dégivre s'expliquent parfaitement, et on se rend compte de Vévaporation ou de la condensation sur surfaces d'eaux, de neiges ou de glace — Ces deux actions en opposition l'une à l'autre agissent fortement à toutes les altitudes.
Condensation sur tous les corps lorsque leur température est au-dessous du point de rosée de l'air ambiant. Évaporation d'eau, de neiges et de glace, lorsque leur température est plus élevée que le point de rosée. Ces actions sont accélérées par le vent.