‹ Matériaux pour l'étude des glaciersChapitre 67 sur 209 · I.. Affansls · texte numérisé non relu

I.. Affansls

Nouvelles excursions sur les glaciers actuels. — Leur structure, leur progression et leur action physique sur le sol. Planches nombreuses. Pages 435 à 530. — Tableaux et observations sur la progression des glaciers.

GLACIER INFÉRIEUR DE L'AAR. 67

Page 438. — Tableau de la progression annuelle des blocs compris dans le réseau trigonométrique des glaciers de l'Aar.

Page 449. — Tableau de la progression de la ligne AB pendant 46 jours (15 juillet au 50aoûtl8i2}.

G6té duLauter-Aar et côté du Finster-Aar.

Page 451. — Tableau de la progression de la ligne AB et ligne CD.

Page 458. ~ Tableau de la progression esUyale de la station Brandiamnie.

Page 461. — Tableau de la progression estiyale de la station BaerenriU.

Page 471. •— Tableau de la progression hivernale du glacier de Grindelwaidj de 1842 à 1843.

Page 474. — Tableau de la progression de la station Brandlamine mesurée au pieu I.

Page 475. — Tableau de la progression de la station de Trift.

Page 476. — Tableau de la progression de la station Hôtel des Neuchateloiê.

Page 478. — Relevés de la siatUm du Pavillon, 8 observations (du 13 juillet au

Page 479. — Mesures données par M. Forbes, du glacier des Bois un peu en aval du Chapeau.

Pages 484-485. — Tableaux de l'empiétement du glacier de l'Aar en 1844, 1845.

Page 487. — Tableau de l'empiétement du talus terminal aux différentes époques de Tannée.

Page 494. — Progression journalière d'un pieu situé sur la moraine médiane en face da Pavillon :

Avancement total en 26 jours 6 h 5"',20

Avancement diurne (24 h.) 0",195.

Page5(H. — Tableau des observations journalières faites au pied du Pavillon sur le mouvement du bord.

VOTENMSS EN 24 HBURSS.

Houvement longitudinal 18— (0",0180)

Mouvement transversal 10»" (0-,0106)

Mouvement de hausse 6*» (0- ,00603).

TtêmÊÈgmMmtiiau dLem lilocs ik la surface da glacier de rAar-Iaférienr, l'Abeehwiuig Jueqv'ià la pente terminale.

En 1842, M. tVUd (ingénieur), sous la direction de MM. Agwuutàm (Iiouis) et! [Edouard] a fait des marques sur roches en place des deux rives du glacier de rAar-Inférieur, à des emplacements facilement accessibles.

Chaque station porte une croix taillée dans la roche, et un numéro I & XV. en couleur rouge, à l'huile.

Ces point fixes sont irrégulièrement espacés, les numéros pairs: II, IV, VI, VIII, X, XII, XIV sur rive droite. Les numéros impairs : III, V, VII, IX, XI, XIII sur rive gauche.

11*1. 20 métr. au-dessus de la surface du glacier (en 1842) à Tarôtc de l'Abschwung. Promontoire qui avance le plus contre le glacier à la jonction [Aàschwunff] des glaciers du Finster-Âar et du Lauter^Aar.

Ti« XV. En aval de la pente tenninale, pieu, entouré d'une pyramide en pieiTes sèches entre pente terminale et cabanes (Geishûtle).

Sur le glacier des Macs généralement de fortes dimensions ont ont été marqués en cou*

08 GLACIER INFÉRIEUR DE L'ÂAR

leur rouge i à 18. — Les uns se trouvent sur moraines médianes, d'autres sur le glacier découvert, généralement au milieu entre les deux rives. {Affluent du Fifuter-Aar et de Lauter-Aar.)

Pendant un grand nombre d'années (depuis 1842), la triangulation des blocs [marche d'amont en aval) a été faite par MM. les ingénieurs tVIld, Steni^el, 0«s, pendant le séjour des glaciéristes à V Hôtel des Neuchatelais (station sur moraine médiane) 184i à 1841, et au Pairtlton, sur roche en place, rive gauche, de 18 tô à 1860.

Les guides qui connaissaient parfaitement l'emplacement des marques sur roche et les blocs du glacier plaçaient des perches surmontées d'étoffe (petits drapeaux] à ces points, et les ingénieurs faisaient la triangulation avec un très-bon théodolite. — Par (Tette triangulation il était facile d'établir d'une manière rigoureusement exacte la marche des blocs d'une année à l'autre, soit la progression d'amont en aval de la surface du glacier...

Il est certes très-pratique de déterminer le mouvement du glacier, marche d'amont en aval, pendant un grand nombre d'années, par la triangulation, en observant les blocs numérotés sur la surface du glacier, avec un théodolite depuis les points fixes des deux rives.

Lorsque les blocs restent en place sur la sur&ce de la moraine médiane, la triangulation donne des résultats très-exacts. Mais toute observation cesse lorsqu'ils changent de place en se disloquant ou en tombant au bas de la moraine, qui dans de certains parages esltrès-élevée; ou bien encore lorsqu'ils tablent, c'esl-à-dire, protégeant la surface du glacier contre les rayons solaires, ils se trouvent sur un piédestal élevé, tombent et glissent à une certaine distance. D'autres disparaissent dans de larges crevasses profondes, et ceux placés le plus en aval finissent par tomber à la pente terminale. C'est le sort qu'ils subiront tous, à une époque plus ou moins éloignée.

Pour des observations très-exactes on peut avoir recours à des perches placées dans des trous de sonde de 3 mètres de profondeur. Ces perches servent en même temps pour observer l'ablation de la surface du glacier découvert, ou ablation sous la moraine journalièi*e, mensuelle ou annuelle. Ces perches se placent dans l'alignement de points fixes marqués sur roche rive gauche et rive droite.

Le moyen le plus pratique pour observer l'ablation et la marche annuelle des glaciers c'est de forer un trou de sonde d'une assez grande profondeur.

Exemple. — Glacier inférieur de VAar.

Ligne transversale du Pavillon (rive gauche), au point fixe du Griinberg (rive droite).

Dans le glacier découvert, ou bien au haut de la moraine médiane on fore un trou de sonde de 15 mètres de profondeur avec un perçoir à glace de 0",10 de diamètre, lige en fer de 3 mètres de longueur, se terminant par un anneau pour y attacher la corde. Lorsque le trou est foré à 3 mètres de profondeur, soit de la longeur de la tige, on continue le forage en passant la corde sur. une poulie supportée par un trépied fait avec trois fortes perches, et on arivera facilement à 15 mètres de profondeur, ayant soin de retirer la sonde de temps en temps, en versant de l'eau dans le trou, afin que les parcelles de glace qui montent natiu'cUement à la surface soient écartées. Lorsqu'on juge le trou assez profond (15 mètres par exemple) on y introduit un cylindre en bois rond, de 0",10 de hauteur et d'un diamètre plus petit que le trou, marqué en chiffres découpés XV, que l'on pousse avec le perçoir jusqu'au fond du trou, puis on introduit des parcelles de roches d'un mètre de hauteur, un bois rond XIV est mis dans le trou, puis 1 mètre de parcelles de roche, et ainsi de suite jusqu'à surface. Le n" XV se trouvera à 15 mètres de profondeur, le n*> 2 à 1 mètre de surface, et, par suite de l'ablation du glacier, les parcelles de roches sortiront, formeront une espèce de cône autour du trou, et sortiront de plus successivement les bois marqués, dont le nombre sorti en un temps donné indiquera l'ablation et le cône de parcelles de roche, soit sur moraine soit sur glacier découvert, indiquera l'emplacement pour l'observation de la marche.

GUGIER INFÉRIEUR DE L'AAR« 69

Nous rendrons compte des observations de la marche des placiers (avancement d'amont en aval) :

i . Par triangulation de blocs surface des glaciers numérotés ; 2. Par perches placées dans des trous de sonde ;

5. Par cônes en bois numérotés, espacés de mètre en mètre dans un trou de sonde de 15 mètres de profondeur.

Signalons encore :

4. Points fixes sur rive gauche et sur rive droite. Trous de sondes nombreux dans le glacier, d'un rive à l'autre, alignés entre eux et entre les deux points fixes. On placera des perches aux points fixes, et dans les trous du glacier, que Ton fixera avec des parcelles de roches ou du gazon. On donnera à chaque perche du glacier un numéro, on mesurera la distance de perche à perche, et Téloignement de rives de la perche, rive gauche et celle de rive droite.

Pour faire les observations de marche il faut être à deux personnes ; Tune se place au point fixe de l'une des rives (au glacier de l'Aar inférieur, rive gauche) et l'autre tient une perche verticalement en amont des perches, et l'observateur sur rive lui transmet des signes jusqu'à ce que sa perche mouvante soit dans l'alignement des points fixes, et la distance de variation d'alignement est coiée, et à la perche fixe on fait un trait au crayon, ou bien une entaille avec un couteau correspondante au niveau du glacier. Ces observations peuvent se faire à l'œil nu, avec une lunette acromatique, ou au théodolite, pendant plusieurs mois de suite et dans certaines régions des glaciers d'une année & l'autre. Par cette disposition très-pratique on se rend compte de la marche (mouvement d'amont en aval) dans les différentes sections d'une rive à gauche. Observation importante dont les détails à plus tard. De plus on connaît l'ablation.

Pointa lises siir roehes em place*.

Chaque emplacement où on observe avec le théodolite, porte une croix taillée dans la roche et un numéro I à XV, en couleur rouge à l'huile. Ces stations sont irrégulièrement

Numéros pairs : II, IV, Vï, VIII, X, XII, XIV sur rive droite. Numéros impaire : III, V, VII, IX, XI, XIII sur rive gauche.

N^" I. 2537 mètres ait. au-dessus de la mer. — 20 mètres au-dessus de la surlace du glacier (en 1842) à l'arête de l'Ahschwung. Promontoire qui avance le plus contre le glacier, à la jonction (Abschwung) des glaciers du Finster-Aar et du Lauter-Aar.

N* XV. En aval de la pente terminale. Pieu entouré d'une pyramide en pierres sèches entre pente terminale et cabanes {GleishûUen).

Page 1