‹ Materiaux pour servir a la connaissance des Mutillides d'Afrique. (Hym.) (volume 2)Chapitre 4 sur 30 · Miitilla(Dasylahris) Mepliitis Smith · texte numérisé non relu

Miitilla(Dasylahris) Mepliitis Smith

Smith, Cat. Brit. Mus. 1855 p. 21 Ç.

Q Le seul caractère qui, d’après la description de Smit/i, permette de séparer la Mep/iitls de la maura, consiste dans la présence de quatre taches apicales sur le second segment de l’abdomen, au lieu de deux. J’ai dit plus haut que les deux taches de maura se divisaient parfois pour présenter quatre macules distinctes, d’où il suit que ce caractère serait sans valeur spécifique, mais en examinant un certain nombre d’exemplaires de l’Afrique australe, on en reconnaît d’autres non signalés par Smith et qui, sans être absolument constants, permettent de séparer plus nettement la Jïlephitis de la 77iaura^ sans qu’on puisse affirmer que l’examen d’un plus grand nombre d’individus de transition n’obligera pas plus tard à les réunir.

Ces caractères, déjà signalés par Î\I. Grtbodo (Mem. Acad, SC. Bologna IV, 1894 p, 151) consistent dans la trou-

3 Biodiversity Heritage Library, http://www.biodiversitylibrary.org/: www.bioiogiezentrum.at

Mutilles d’Afrique.

cature postérieure de la tête qui présente une arête transverse, obtuse, séparant le vertex de rocciput et se terminant, de chaque côté, par un tubercule mousse plus ou moins saillant, tandis qiie chez inatira^ la tête passe du vertex à l’occiput par une surface arquée et ses angles postérieurs sont très arrondis, La sculpture du thorax et de l’abdomen est aussi beaucoup plus grossière chez Mephitis et se compose de profondes fossettes dont les intervalles forment des caroncules irrégulières, très saillantes sur le thorax, et des côtes longitudinales et interrompues sur l’abdomen. La tête est noire, entièrement recouverte d’une longue pubescence blanche, irrégulière et peu serrée ; le thorax est eu dessus d’un ferrugineux plus ou moins brun, éparsemeut revêtu de pubescence jaunâtre ; le second segment de l’abdomen est orné d’une tache allongée, au milieu de sa base, et de quatre autres irrégulièrement arrondies, six nées eu ligue transversale près de sou sommet, la tache externe étant parfois plus ou moins confluente avec sa voisine ; enfin, le quatrième segment porte sur son milieu une petite tache quadraugulaire, et le cinquième une tache plus grande et de même forme, toutes constituées par une pubescence soyeuse, serrée, d’un blanc d’argent, parfois un peu jaunâtre.

M. Pévinguey a attribué à Mephitis un mâle qu’il a décrit d'abord sous le nom de Coryphasia^ mais ce mâle ne m’est pas connu.

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