‹ Materiaux pour servir a la connaissance des Mutillides d'Afrique.Chapitre 8 sur 9 · Mutilla (Tricholabiodes) signatipennis nov. sp · texte numérisé non relu

Mutilla (Tricholabiodes) signatipennis nov. sp

cf Nigra, ihorace ferrugineo^ mandihnlis, epistomafe, hiberculis ante^tnalibus, trochantevibits^ gemibus^ abdominisijue pvimi segmenti basi^ rnfo-ferrnglneis. Corpus et pedes pllis longis, (dbidis, sat sparse praedita, Alae hyalinae^ macula lata, Irunnea^ anieapicali, ornatae, — Long. 11 mm.

Corps noir, sauf h» thorax, la base du premier segment de rabdomen, les mandibules, l’épistome, les tubercules autennaires, les trochanters et les genoux, qui sont ferrugineux ; dents apicales des mandibules noirâtres ; antennes brunes, avec le scape et le premier article du funicule plus ou moins rougeâtres ; éperons ferrugineux. Tout le corps éparsemeut revêtu de longs poils blanchâtres, hérissés sur la tête, le thorax, les pattes et le devant de Tabdomeu, un peu plus

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abondants et plus couchés au bord apical des segments deux et suivants, qui paraissent comme ciliés irrégulièrement.

Tête subquadrangulaire, un peu moins large qne le thorax, assez prolongée et un peu rétrécie derrière les yeux, avec les angles postérieurs distincts, mais arrondis ; elle est lisse, très luisante, marquée de quelques points très épars ; épistome avancé triaugulairenient entre les mandibules, bifide au sommet qui se termine par deux pointes aiguës. Yeux grands, arrondis, très convexes, lisses, luisants, atteignant l’articulation des mandibules ; ocelles gros et saillants, l’antérieur placé dans une dépression arrondie ; mandibules robustes, larges à la base, trideutées au sommet, munies vers le milieu de leur bord inférieur, d’une très forte dent mousse ; antennes allongées, scape court, premier article du fuuicule transversal, le second un peu plus court que le troisième. Thorax eu ovale allongé, très rétréci en arrière ; prouotum superficiellement ridé, échaucré eu arc à sou bord postérieur ; luesonotnra luisant, couvert de gros points superficiels, ses sillons médians bien accentués; écaillettes petites,luisantes, presqueimponctuées; metauotum ridé-réticulé, pourvu, au milieu de sa base, d’une aréole triangulaire, un peu plus longue que large. Abdomen longuement pétiole ; premier segment très étroit en avant, ovalairemeut élargi eu arrière, contracté à son articulation postérieure, grossièrement ponctué-réticulé, chargé en dessous d’une carène basse, finement crénelée ; second segment marqué à sa base de gros points allongés, s’effaçant en arrière ; les segments suivants finement et peu densément ponctués. Tibias intermédiaires et postérieurs armés de quelques épines sur leur tranche externe. Ailes hyalines ou à peine troublées, avec une grande tache brunâtre eu arrière, n’atteignant pas le bord apical, plus foncée vers la marge antérieure et s’effaçant eu dessous ; stigma brun foncé, opaque ; nervures brunes, cellule radiale petite, arrondie au sommet, trois cellules cubitales fermées et deux nervures récurrentes reçues l’uue vers la base de la première cellule cubitale et l’autre au milieu de la seconde cubitale.

Willowraore (Le Cap), un exemplaire recueilli par M. le Dr. H, Brmins,

Cette espèce a les plus grands rapports avec la J/. aegyptiaca Raâ,, dont elle se distingue surtout par sa coloration beaucoup plus foncée, puisque chez aegyptiaca^ de même que chez semistriata KL (= pedunculata KL)^ la tête, le thorax, les antennes, les pattes et le premier segment abdominal sont testacés, les nervures des ailes sont très pâles, le stigma est peu distinct, la 3^^ cellule cubitale est ouverte eu dessous et la seconde nervure récurrente est nulleou presqueuulle.

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Sous-Genre BracliyiiiiitilLa iiov. siibg.

Ç Tête sensiblement pins étroite que le thorax, subqnadrangulaire ; yeux assez petits, ovales, situés vers le milieu des côtés de la tête; mandibules arquées, aeuminées au sommet; arêtes frontales indistinctes ; second article du funicule des antennes à peu près de la longueur du troisième. Thorax piriforme ou subtrapézoïdal, faiblement rétréci en avant, beaucoup plus en arrière, légèrement sinué sur les côtés ; pas d’onglet seutellaire. Abdomen ovale, tout à fait sessile ; premier segment court, aussi large que le suivant; dernier segment dorsal muni d’une aire pygidiale faiblement convexe et finement sculptée. Tarses antérieurs avec des cils pectiniformes ; tibias intermédiaires et postérieurs armés d’une double rangée d^épiues sur leur tranche externe.

cf Aptère et tellement semblable à la femelle qu’à première vue ou le confond tout à fait avec cette dernière. Il s’en distingue cependant avec facilité par ses antennes plus grêles, composées de 13 articles, et par sou abdomen formé de sept segments dorsaux dont le dernier est dépourvu d’aire pygidiale. Les mandibules sont trideutées au sommet, avec la dent intermédiaire parfois indistincte ; les ocelles fout défaut; le thorax est conformé comme chez la femelle, mais parfois plus quadrangulaire et moins rétréci en arrière, sans sutures dorsales ou ne présentant qu’ une trace de la suture pro-mésouotale. Les pattes sont plus grêles, les cils pectiuiformes des tarses antérieurs sont moins accentués et les épines des tibias sont plus faibles et moins nombreuses.

J’établis ce sous-genre avec une certaine hésitation, car la femelle se distingue difficilement de celles attribuées aux Trîcholabiodes. La tête est un peu plus étroite relativement au thorax, ce dernier est dépourvu d’onglet seutellaire et l’abdomen est plus sessile, le premier segment étant aussi large que le suivant. J’avoue que ces différences sont bien faibles, mais le mâle s’écarte tellement de celui de Tricholabiodes qu’il faudrait supposer, ce qui est possible, que la femelle attribuée à ce dernier ne lui appartient pas, auquel cas le sous-genre Brachymutilla devrait toujours subsister, ou bien que les males de Tricholabiodes sont dimorphes, comme ceux de Myrmilla^ ce qu’il n’est pas possible de nier ou d’affirmer à priori.

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