CONCLUSION
Les nouveaux engins de guerre que je viens de décrire sonldestinés pour le premier à surveiller les mouvements de l'ennemi et à en communiquer à TElat-Major tous les détails techniques au moyen du téléphone, afin que les ordres à transmettre par le général en chef, qui a tout le réseau télégraphique à sa disposition, soient presque instantanés ; en effet si Ton considère que Tœil sans le secours de jumelles porte à plus de 20 kilomètres de rayon, il est facile de se rendre compte que les officiers supérieurs placés dans la nacelle de Taérostat captif, à 5oo mètres d'altitude, auront autour d'eux en utilisant la lorgnette un cercle de plus de 60 kilomètres de diamètre, dislance énorme et plus que suffisante pour tenir dans ses mains le sort d'une bataille.
Le second me parait tout indiqué pour la défense des places fortes ou des grandes villes menacées d'investissement, en raison de la facilité avec laquelle, grâce à cet engin formidable, l'on pourrait détruire impunément tous les travaux d'approche, nécessaires à l'installation des batteries que l'ennemi s'efforcerait en vain d'établir.
Evidemment quel est le sort qui serait réservé à une armée d'investissement si ses parcs d'artillerie, son Etat- Major et le gros de ses troupes se trouvaient à la merci d'un
appareil qui, plusieurs Ibis le jour comme la nuit, viendrait se placer après reconnaissance préalable juste audessus d'elle, bien dans la verticale, et que d'un millier de mètres de hauteur au minimum Taéronaule et les officiers du génie à bord laissent, tout simplement et impunément, tomber de place en place et dans l'espace circonscrit une série de torpilles explosibles, étudiée spécialement à cet effet par la pyrotechnie moderme.
Je laisse à ceux que la question intéresse, le soin d'y répondre, n'ayant pas qualité pour traiter le sujet en dehors du rôle scientifique sous lequel je l'ai préalablement posé, et tenant à rester avant tout dans la limite technique que je me suis proposé de suivre.