‹ Mathilde (volume 2)Chapitre 27 sur 57 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

MONSIEUR BT MADAlItE SÉCHERIN.

— Ursule! . ■

— Malhilde ! : •

Nous nous embrassâmes avec effasiOfi.iJe m'attendais à trouver ma pauvre cousine affreusement changée: quel Tut mon étonnementde la voir plus fraîche, plus jolie que jamais, quoique son regard fût toujours mélancolique, quoique son sourire fût toujours trisle.

Elle me présenta M. Éloi Sécherin : c'était un jeune homme d'une taille moyenne, très-blond, d'une figure assez régulière, pleine, colorée et d'une expression riante et ouverte.

Au premier abor(^ îl me parut être un de ces hommes qui se font pardonner la vulgarité de leur tournure et de leur langage par la franchise et par la bonhomie de leurs manières.

Néanmoins je n'eusse jamais cru que ma cousine, avec nos idées de jeunes filles, aurait pu se décider à un pareil mariage. En voyant M. Sécherin, le sacrifice qu'Ursule disait m'avoir fait me parut encore plus* grand. Je la plaignais profondément d'avoir dû subir l'impérieuse volonté de son père.

En embrassant Ursule, je lui serrai la main ; elle u. 2

A8 MATHILDS.

me comprit, et serra la mienne en levant les yeux au ciel.

Mademoiselle de Maran entra avec M. de Lancry. Ursule me jeta un regard qui me navra : elle comparait son mari à Contran.

Ma cousine présenta son mari à ma tante ; je crus que celle-ci allaifcdonner carrière à son esprit ironique. A mon grand étonnepient, il n'en fut pas d'abord ainsi; mademoiselle de Maran fit la bonne femmcy et dit à M. Sécherin avec la plus grande affabilité, afin sans doute de le mettre en confiance :

•—Eh bieni monsieur, vous voulez donc rendre Ursule la plus heureuse des femmes? Vous voulez donc nous faire oublier, nous tous, qui Taimons tant? Savez-vous bien que je vais devenir très-jalouse de vous au moins, monsieur Sécherin! Oui, sans doute, et d'abord je dois vous prévenir d'une chose, c'est qu'ici nous avons l'habitude de parler en toute franchise, nous vivons bonnement en famille ; dans une demi-heure vous nous connaîtrez comme si nous avions passé notre vie ensemMe. Moi je suis une vieille bonne femme qui rabâche toujours la même chose... que j'adore ces deux enfants, Mathilde et Ursule ; ainsi, tenez-vous bien pour averti que je ne taris pas, quand il s'agit d'elles ; aussi j'aime ceux qui les aiment presque autant C|[ue je les aimej elles: après cela je suis grondeuse^ Boudeuse, quinteuse et râchonneose, parce que c'est le privilège de la Vieillesse. Eh bien! pourtant, malgré tout ça, monsieur Sécherin, je ne sais pas comment ça se fait... mais on finit toujours par m'aimer un peu.

M. Sécherin fut complètement dupe de cette feinte bonhomie. J'observais sur sa physionomie franche et cordiale la confiance croissante que lui inspirait ma tante; son embarras, sa gêne disparurent; il s'écria joyeusement :

— Ma foi, tenez, madame, je ne crois pas qu'on doive vous aimer un peu, moi, je crois qu'on doit vous aimer beaucoup. Et, puisqu'il faut vous parler franchement, je vous avoue que vous me faisiez une peur diabolique. Eh bien! votre accueil m'a tout de suite rassuré.

— Comment ! vous aviez peur de moi, mon cher monsieur Sécherin? Et pourquoi donc cela, s'il vous plaît?

En vain Ursule fit signes sur signes à son mari, il ne les aperçut pas.

— Certes, madame, j'avais peur de vous, — reprit M. Sécherin de plus en plus confiant, — et il y avait bien de quoi.

— Ah ! mon Dieu ! mais vous m'interloquez, monsieur Sécherin.

— Eh! sans doute, madame; mon beau-père, M. le baron d'Orbe val, me cornait toujours aux oreilles : Prenez bien garde, mdh gendre! mademoiselle de Maran est une grande dame! Si vous aviez le malheur de lui déplaire, vous ^seriez perdu, car elle a de l'es* prit vingt fois gros conlhae vous, et elle sait s'en servir de- son esprit, je vous en réponds ! Eh bien ! maintenant, madame, savez-vous ce que je lui répondrais, au beau-père ? car il ne me faut pas beaucoup de temps, à moi, pour toiser mes pratiques...

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Ursule rougit jusqu'au front en entendant ces expressions vulgaires; Contran dissimula son sourire; mademoiselle de Marandit au mari d*Ursule, avec un ton de bonhomie incroyable :

— Monsieur Sécherin, permettez, nous nous sommes promis d'être francs, n'est-ce pas ?

— Oui, madame.

— Eh bien ! on ne dit pas, même en parlant d'une vieille femme comme moi, toiser mes pratiques. C'est de mauvais goût! Oh! je ne vous passerai rien, d'abord! je vous en préviens. Voilà comme je suis; d'ailleurs nous sommes convenus d'être francs.

— Tenez, madame, — s'écria M. Sécherin avec une expression de reconnaissance vraiment louchanten — ce que vous faites là est généreux et bon, voyezvous ! je vous en remercie de tout cœur ! D'autres se seraient moqués de moi ; vous, au contraire, vous avez la bonté de me reprendre. Que voulez-vous, madame, je ne suis qu'un provincial, peu fait aux belles manières de la capitale.

— De Paris... monsieur Sécherin, de Paris! On ne dit pas de la capitale, — reprit mademoiselle de Maran avec un très-grand sérieux.

— Vraiment, madame? Tiens, c'est drôle. Pourtant notre procureur du roi et notre sous-préfet disent toujours la capitale.

— C'est possible ;~ça se dit en administration et en géographie, — continua mademoiselle de Maran, — mais ça ne se dit pas ailleurs. Vous voyez que je suis implacable, mon pauvre monsieur Sécherin.

— Allez, allez, madame, allez toujours, je ii*oublie

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jamais ce qu^on m'a dit une boime fois. Eh bien donc, madame, si j*ayais maintenant à faire votre portrait à mon beau-père... je lui dirais: Mademoiselle de Maran est sans doute une très-grande dame par sa position, mais au fond c'est une brave petite dame, franche et unie comme bonjour, qui a le cœur sur la main, et qui a peut-être encore plus de bons sentiments que de bon esprit. Eh bien ! n'est-ce pas que je ne me trompe pas?

— Mais, c'est-à dire, mon cher monsieur Sécherin, que Lavater n'était rien du tout auprès de vous; vous êtes un Nostradamus, un Gagliostro pour la prévision et pour la prédiction ! Tenez, je suis si contente du portrait que vous avez fait de moi, que je ne relèverai pas certains mots.

— Ah bien! si, madame, si... relevez-les; ou sans cela je me fâcherai, je vous en avertis.

— Eh bien non! monsieur Sécherin, je vous en prie...

— Non, madame, je vous dis que je me fâcherai, et je me fâcherai si vous ne me reprenez pas.

— Eh bien î puisque vous le voulez absolument, et pour conserver la bonne harmonie entre nous, je vous ferai observer que vnie comme bonjour et le coBUrsur la main^ c'est un peu bien vulgaire.

— Bon... bon, je ne le dirai plus. Mais, mon Dieu, madame, comme vous êtes bonne ! C'est qu'après tout, voyez- vous, il n'y a pas de méchanceté dans mon fait; vous avez deviné ça tout de suite!

— Certainement, je vous ai tout dé suite deviné, mon bon monsieur Sécherin; vous me paraissez le

%l MATHUDE.

meilleur des hommes, et certes je ne vous crois pas le moindre fiel.

— Du fiel.«.. moi! pas plus qu'un pigeon; ce qui me manque, je le sens bien, c'est Téducation; mais que YOuleZ'YOus? j'ai été élevé en province, mon père était un petit marchand, il a commencé sa fortune en achetant des biens d'émigrés.

— Avec un début comme celui-là, il ne pouvait manquer de prospérer, — dit mademoiselle de Maran. — Certainement ces biens d'émigrés devaient lui porter bonheur à M. votre père.

— C'est ce qui est en effet arrivé, madame.

— Je le crois bien; continuez, monsieur Sécherln.

— Quant à ma mère, — reprit la malheureuse victime de la perfidie de ma tante, — quant à ma mère, c'est la meilleure des femmes, mais elle a toujours voulu conserver son bonnet rond et soncasaquin d'autrefois; c'est une bonne ménagère dans toute l'acception du mot; vous voyez donc bien que je n'ai pas été élevé comme un duc et pair. J'ai fait couci couci mes études au collège de Tours ; à la mort de mon père, j'ai pris la direction de sa fortune, et j'ai trouvé dans son vieux bureau de sapin noir un inventaire de soixante-trois mille sept cents livres de rentes en terres et eu propriétés, et cela net d'impôts, madame, sans compter le matériel de deux fabriques où j'emploie cinq cents ouvriers qui ne peuvent pas suffire aux commandes... Voilà où j'en suis, madame.

■— Mais vous êtes dans une position magnifique, monsieur Sécherin! C'est tout simple, les honnêtes gens prospèrent toujours, et je suis sûre que ce sont

ces biens d*émigrés dont nous parlions qui ont ralu cette prospérité croissante à monsieur votre père.

— Madame, —dit Ursule, qui était au supplice, — je crains que ces détails...

-- Allons donc, Ursule, ils m'intéressent au con*« traire beaucoup, ma chère enfant.

— Sans doute, chère helloite, mes petites affaires d'intérêt ne peuvent qu'intéresser infiniment notre bonne tante.

— Monsieur Sécherin, toujours fidèle à mon système de franchise, — dit mademoiselle deMaran, -— je vous ferai observer que chère bellotte, doit être réservé pour la plus douce et la plus secrète intimité : vous profanez le charme mystérieux de ces adorables expressions en les prodiguant ainsi.

— Pourtant, madame, mon père appelait toujours ma mère chère bellotte, et ma mère l'appelait petU père ou gros loup.

— Mais remarquez, mon bon monsieur Sécherin, que je n'incrimine pas en elles-mêmes les tendres et naïves expressions de chère bellotte , petit père, et même de gros loup, au contraire!! j'espère bien qu'Ursule, pieusement fidèle à ces touchantes traditions de votre famille, vous prodigue en secret ces noms si doux.

— Ah ça! mais tu as donc dit à madame que tu m'appelais ton gros loup, toi ? — s'écria M. Sécherin en se retournaut vers Ursule et en frappant dans ses mains avec étonnement.

— Vraiment!... Ursule vous appelle déjà son gros loup, mon bon monsieur Sécherin? — s'écria ma tante.

— Mais oui, madame, et elle ne met pas de mitais nés pour cela, — continua M. Sécherin avec une or« gueilleuse satisfaction.

— Ah! madame, pouvez-vous croire!... — s*écria Ursule, — et des larmes de honte et de confusion lui vinrent aux yeux.

— Comment! — reprit M. Sécherin, — comment ! tu ne te souviens pas que le surlendemain de notra mariage, lorsque je t*ai fait voir Tinventaire de notre fortune, je Cal dit en t*embrassant : Tout cela est à toi et à ton yros loup l Et que tu m'as répondu en m*embrassant aussi: Oui, tout ça c'est à moi et à mon gros loupf Mais rappelle-toi donc bien, c'était dans la petite chambre verte qui me sert de cabinet.

Il est impossible de se figurer la douleur, Taccablement d'Ursule, en entendant ces mots.

J'étais navrée pour elle. Gontran souriait malgré lui; mademoiselle deMaran triomphait. Pourtant elle ne voulut pas trop prolonger cette scène, et reprit aussitôt :

— Voulez-vous bien vous taire, monsieur Sécherin, vilain indiscret! Est-ce qu'on dit ces choses-là? On garde ces friands petits bonheurs-là pour soi tout seul ; ce sont de ces petites félicités coquettes et mysticoqueutieuses dont on se chafriole en secret et qu'on n'avoue pas! Ursule vous aurait mille et mille fois appelé son gros loup qu'elle se ferait plutôt tuer que de l'avouer, et elle aurait raison. Je vous répète que vous êtes un vilain indiscret. Ah ! les hommes!... les hommes!... nous ne pouvons pas leur laisser lire dans notre cœur nos plus charmantes préférences, nous ne

pouvons pas les leur témoigner par les noms les plus doux, sans qu'ils aillent tout de suite se vanter de cela de toutes leurs forces!

— Eh bien ! c'est vrai, madame, — dit M. Sécherin, — j'ai eu tort, vous avez raison, toujours raison; encore une leçon dont je profiterai. Je garderai beUotte elyroê lovp pour nous deux ma femme.

— Et vous ferez bien. Mais parlez-moi donc de ces biens d'émigrés que monsieur voire père avait achetés lorsqu'il était petit marchand. Vous ne savez pas comme ça m'intéresse. Est-ce qu'ils étaient considérables, ces biens ?

— Oui, madame, ils avaient appartenu en partie à la famille de Rochegune avant la révolution ; mais à la restauration , mou père les a revendus au vieux marquis.

A ce nom, qui revenait si singulièrement et si souvent dans cette journée, ma tanle fronça le sourcil.

— Est-ce que M. de Rochngune a encore beaucoup de propriétés dans celle province, monsieur? — demanda Goulran.

— Certainement, monsieur; il a loutes les propriétés de son père, comme il en a toules les qualités... L'hospice des vieillards fondé par feu M. le marquis est à deux lieues de chez moi. Ah ! madame, — ajouta M. Sécherin avec exaltalion en se retournant vers ma tanle, — quel bien feu M. le marquis faisait dans le pays.'j^et avec cela si peu fier! Enfin, madame, figurez-v^'s que, tant qu'il restait à son château de Rochegune, il allait tous les dimanches à la messe de l'hospice des vieillards; après la messe il dînait à

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leur table, allait avec eux à vêpres, soupait encore avec eux et couchait dans leur dortoir: il faisait toujours cela une fois par semaine ; ce n'est pas tout, il suivait jusqu'au cimetière le cercueil des pauvres qui mouraient. Voilà, madame, ce qui s'appelle faire du bien avec bonté... n'est-^e pas?

•^ Oui, sans doute, — répondit ironiquement mademoiselle de Maran. •» Aller manger dans la ga«melle de ces vieux vagabonds, mais Je trouve cette idée-là tout à fait réjouissante.

— Ah! vous avez bien raison, madame, — reprît naïvement M. Sécherin ; — ça leur réjouissait le cœur, à ces pauvres gens. Mais ce n'est encore rien que cela, madame.

— Ah ! mon Dieu ! il y a quelque chose de plus pharamineux encore que cette communion de gamelle?

— Oui, madame. Comme j'étais le plus fort manufacturier du pays, M. le marquis m'avait prié de commander de petits ouvrages à ces malheureux : ils les faisaient, mais Dieu sait comme ! cela ne servait à rien , c'était de la matière première perdue que feu M. le marquis payait ; non content de cela, il me remboursait les petites sommes que je donnais à ces pauvres vieux censément pour prix de leurs ouvrages , de façon qu'ils croyaient gagner par leur travail les douceurs qu'ils se procuraient ainsi...

— Mais c'est que c'est, en effet, d'une superlative délicatesse ! — s'écria mademoiselle de Maran , — et c'est bien raisonné surtout! car enfin, jugez donc! si ces messieurs les vagabonds étaient venus à s'aperce-

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voir que ce M. de Rochegune se permettait de leur faire Taumône en tout et pour tout, c'est qu'ils auraient pu se révolter au moins ! joliment rabrouer cet impertinent marquis, et profiter d'une nuit où il serait venu coucher dans leur dortoir pour lui donner une bonne traversinade qu'il n'aurait pas volée.

L'amertume avec laquelle mademoiselle de Maran raillait une action d'une délicatesse peut-être outrée, mais qui révélait du moins la plus touchante bonté, prouvait combien elle était, piquée de voir donner à ses calomnies un si éclatant démenti.

Gontran partageait mou émotion. Ursule, les yeux fixes, semblait profondément et douloureusement absorbée.

M. de Lanery dit à M. Sécherin :

— Je trouve aussi que la conduite de M. de Rochegune est admirable, monsieur; et l'hospice est-il toujours entretenu?

— Toujours, monsieur, et M. le marquis de Rochegune maintenant fait comme faisait son père. Au retour de ses voyages, il est venu passer six mois à son château, et il a été une fois par semaine dîner et coucher à l'hospice tout comme son père ; aussi est-il adoré dans le pays tout comme son père...

— Et il le mérite bien, assurément... tout comme son père.,. — dit mademoiselle de Maran avec aigreur. — Est-ce qu'il met aussi le bonnet et la casaque ces beaux jours-là?

— Non, madame; il reste habillé comme il est. Oh ! il fait cela comme tout ce qu'il fait, simplement, sans ostentation. C'est naturel chez lui. Il tient ça dô

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son père. C'est comme le courage; il est brave comme un lion. Tenez, il y a sept ou huit ans, il n'avait alors que vingt ans, lui et un drôle d'homme, M. le comte de Mortagne, qui était Tami intime de son père, ont fait un coup devant lequel les plus intrépides auraient peut-être reculé.

En entendant le nom de M. de Mortagne, la mauvaise humeur de mademoiselle de Maran augmenta.

— Vous avez connu M. de Mortagne? — dis-je vivement à M. Sécherin.

— Oui, mademoiselle; c'était un original qui avait été au bout du monde, un ancien troupier de la grande armée, une barbe comme un sapeur; il venait bien souvent nous voir à la fabrique; mon pauvre père Taimait bien aussi. Pour en revenir à mon histoire, un jour, lui et le jeune M. de Rochegune chassaient un lièvre à cheval et aux chiens courants ; ils n'avaient donc pas de fusils, et ne possédaient pour toute arme qu'un fouet; le lièvre débouche de la forêt de Rochegune et prend la plaine. C'était en plein hiver; ils trouvent dans un champ un berger couvert de sang et à moitié mort.

— Bon... bon... je vois d'ici ce que c'est, — dit mademoiselle de Maran avec impatience, — quelque chien... quelque loup enragé qui aura mordu les moutons et le berger, et que ces deux paladins auront mis à mort. Allons, c'est superbe... N'en parlons plus.

— Non, madame, c'était...

— Bien, bien, mon cher monsieur Sécherin, faitesnous grâce de ces histoires-là, elles doivent Ôlre

L'AVEL'. 2y

d'une terrible beauté, et cette nuit leur ressouvenir me donuerait le cauchemar. Mais tenez, je vois dans les yeux d'Ursule qu'elle meurt d'envie d'aller causer avec Mathilde.

Je mé levai, je pris ma cousine par la main , et je remmenai chez moi, laissant M. Sécherin avec ma tante et Gontran.

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