LA MALEDICTION
LA FEMMH ET LA BHLLH-MÈKE. 40:i
— Fils indigne... le Seigneur (e punira par ton propre péché... Va, je te maud...
— Madame... c'est votre lils... — et, me précipitant vers madame Sécherin, j'arrêtai la malédiction qui lui était venue aux lèvres.
— Non, je ne le maudirai pas... il a perdu la raison... Dieu s'est retiré de lui... qu'il reste avec cette infâme... Cette punition est affreuse... mais il la mérite...
Et la malheureuse mère sortit.
M. Sécherin , agenouillé près d'Ursule, couvrait ses mains , ses cheveux , son front de baisers et de larmes , en l'appelant à grands cris.
— Mais elle se meurt... ma cousine, — s'écria-t-il. — Délacez-la donc, vous voyez bien qu'elle se meurt . . .
La fin de cette scène fut, hélas ! ce qu'elle devait être : la crise nerveuse d'Ursule cessa quelques moments après le départ de madame Sécherin.
En revenant à elle, Ursule fondit en larmes et persista dans sa résolution de retourner chez son père; il lui était désormais impossible de rester avec sa belle-mère.
Je voulus en vain tâcher de faire entrevoir la possibilité d'une réconciliation , Ursule s'opiniâtra à vouloir se sacrifier.
Les dernières hésitations de M. Sécherin disparurent devant cette influence irrésistible pour lui.
Le soir même de cette scène, il déclara à sa mère qu'ils iraient habiter une maison voisine alors en vente.
La séparation fut résolue et convenue.
Au moment même où M. Sécherin venait m'ap[)rendre cette tiiste nouvelle , j'entendis un bruit de chevaux dans la cour, je courus à la fenêtre : c'était mon mari, c'était Contran.