SCÈNE IX
M. DAUBERT, M.4TH1LDE, THÉOBALD.
MATHILDE, entrant vivement. Alfred!., mon mari!., où est-il? [Apercevant M.
Darbert qui va entrer dans son cabinet.) Oh ! M. Darbert... (Elle se précipite vers lui.) Mon mari, monsieur, où est-il? rfu'cn avez-YOus fait?
DARBERT. Moi, madame?
MATHILDE. Oui, vou.s!.. oh! j'ai bien TU, à la fureur qui brillait dans vos yeux... chez moi, ce matin... que vous ne vous quittiez que j)0ur vous rejoindre... et puis, après, il m'a laissée... il m'a dit... je ne sais... je n'ai rien entendu!., mais vous l'avez revu, n'est-ce pas?
DARBERT. Que vous importe! laisse zinoi.
MATHILDE. Oui, vous l'avez revu... vous avez ajouté foi à des paroles insensées... à des folies... à ce nom qui m'est é( happé .. «>h! vous avez eu tort... je perdais la raison... je ne savais plus ce que je disais... j'étais folle... vous ne vous baltrez pas!., e'cst moi qui vous aurais livié Aliied... mon mari*., oh! rendrz-le-moi... il m'aime... il n'aime que moi... moi seule, je vous ai trompé .. j'ai menti...
D.\RBERT. Il n'e>t plus temps, ma-
' dame. .. Vous avez enfoncé dans mon cœtnun trait mortel. ..que vous n'en pouvez plus ! arracher !.. votre jalousie a rallumé la mienne... vous disiez vrai,..
AIATHILDE. Grand Dieu! non, non... et ' votre femme au*si... elle est innocente... clic vous respecte .. elle vous honore... ; vous ne me croyea pas... mais si elle m'ai vait enlevé le cœur de mon mari, dirais-je ; tout cela?..
DARBERT. Vous disiez vrai, madame, el ; je vous en rends grâce.
I MATHILDE, lui prcnaut la main. Oh! • non... ou plutôt., pardonnez... faites comme moi... je pardonne...
DARBERT. Pardonner!., vous me faites pitié...
Il rrntre, la porte se referme.
j THÉOBALD. Il parait que ça se compli-
I que.
I MATHILDE. MonHcurl (Apercevant Théo-
i bald.)M\l..