SCÈNE XI
MATHILDE, MAD. DARBERT.
.MAD. DAFiEERT, p iraissant d la porte de "^^-U^ chambre d la cantonvade. Allez, Monsieur... allez... et plutôt mourir ..
MATHILDE. Alfred!
MAD. DAP.BEfVT, Capcrccianl. Ciel!
Elles restent un instant nnutfrs.
► MATHILDE. Mon mari!., il est là... chez vous !..
MAD. DARDERT. 11 SOrt... à l'instant...
MATHILDE. Chez vous!..
MAD. DARBERT. Ah! madame, votre jalousie va faire couler bien des larmes!..
MATHILDE. Mais arrarhcz donc le doute qui est là !.. dites-moi donc... prouvez-moi «lonc qu'il n'est pas coupable !..
MAD. DARBERT. Et, si du secret qui nous attire l'une vers l'autre, dépendait mon honneur, ma vie... l'existence d'un malheureux!., le repos de mon mari!., si je ne cédais, en entrant chez vous, qu'à un sentiment pur et sacré.,.
MATHILDE, avec colère. Eh! Madame...
MAD. DARBERT. Eh bien! oui, piiis<jtt'il faut tout expier!., j'allais porter à cet Alfred si généreux, si discret... les voeux d'une mère infortunée que vous voyez devant
vous, it qui ne peut presser daas ses bras un fils... dont les jours étaient en danger... et que lui seul pouAait .sauver... Il l'a sauvé , Madame, et pour prix d'un .service que je voudrais payer de mon sang, j'ai jeté le Iroidile dans sa maison... je vous ai rendus malheureux l'un et l'autre!.. Ah! pardonnez-moi. Madame!,, je suis une pauvre mère, j'ai voulu sauver à la fois, et mon >^ecrel... et mon fils! (pii allait mourir ..
MATHILDE. VotrA fils!., votre filsl .-t (juidonc? (|Mel my>tère!
MAD DARBERT. Mystère affreux en effet ! (jue ma famille a caché malgré moi conmic un crime... qui pouvait la deshonorer et me perdre... aujourd'hui, je reste seule pour tout expier... seule et tremblante sous la colère de mon mari, dont vous avez appelé sur moi les soupçon.s et la vengeance !..
MATHILDE, tombant d ses genoux en pleurant. Ah! grâce, grâce à mon tour. Madame, j'ai été fatale à tout ce qui m'environnait... mon amour est un amour qui lue!. . Oh! ne me maudissezpas, Madame!. .
MAD. DARBERT, lareleiant. Vous maudire!.. Et Alfred m'a rendu mon fils ..et en ce moment encore peut-être il affronte la fureur de M. Darbert!
:\IATH1LDE, se lerant. Que dites-vous?
MAD. DARBERT. Oh! je lui ai rendu se> scrmens, à moi seule la douleur et la honte! à moi seule la haine de mon mari... mais en croira-t-il cette confid^ce, selais- <era-t-il désarmer?
MATHILDE. Oh. je cours le fléchir, où so i.t-ils?
MAD. DARBERT. Je ne sais... ici près... je crois, ils devaient se rejoindre; danson délire, VL Parbert voulait se battre.
MATHILDE. Oh! venez, madame, venez, et s'il doutait encore, s'il... On entend un coup de pis'ole f, elles s'arrêtent et
se serrent la main en silence , on entend un s<'-
cond cuup.
MAD. DARBERT. 0 mon Dieu!
MATHILDE, cliancdant it tombant sur un fauttuil d ganclte. Alfred !
MAD. DARBERT. Ahlcouronsî