SCENE XIII
Les Mêmes. DARBEaT. LUCIEN, p'iis THÊOB.\LD.
LLCIES. Monsieur, que voulez- vous de moi? quel air agité!..
DARBERT. Venez... Venez... (// aperçoit Mad. Darbert, s'arrête^ redescend ensuite Jusqu à elle et lui dit d^une voix basse et émue.) * Madame, je sais tout!
MAD. D.ARBERT. Vous ne me pardonnerez pas...
DARBERT. Quoi donc?.. un passé qui n'était pas encore à moi!., la faute d'un lâche... ah! s'il vivait du moins... (Musique jusqu'à la fin.) Aujourd'hui... nia venjjeance ne peut frapper que deux malheu-
* Mathilde, Alfred, Lucien , Darbert, Madame Darb.-rt.
reux. et ma vengeance... (Se tournant vers Lucien.) Lucien! embrassez votre mère!..
LUCIEX. Moi... vous avez dit...
MAD. DARBERT, prenant la main de Darbert et s'' inclinant. Ah! Monsieur, ma vie entière... celle de mon fils. (Ouvrant le< bras à Lucien.] Mon fils...
LUCIEX, s'y jetant. Ma mère !..
Matbitdc ranimée par les soins dé son mari , commence à revenir à elle. — Alfred s'apj)roche de Darbert et lai serre la main.
ALFRED. C'est bien !
MATHILDE, retenant à elle. Mort! qui donc!.. (Elle voit Lucien dans les lra% de Mad. Darbert, et Alfred et M. Darbert se serrer la main.) Ah! que vois -je!., cette arme... cette explosion... Oh! non, non!
Elle se lève , passe au milieu d'eux , les regarde , les touche en respirant à peine.
THÉOBALD, il entre en riant. — lia /e bras en éclmrpe et vient se placer à gauche. Ah! ah! ah ! ah!., il m'a blessé... le drôle! j'en étais sûr... mais c'est égjl... je lui ai donné une fière leçon...
ALFRED, pressant la main de Mathilde.
Une leçon...
MATHILDE, poussant un cri. Ah!..
Elle se jette au cou d'Alfred. — Darbert tend ta main à sa femme , et Thécbald les regarde aTec étonnement. — Le rideau tombe.