Ç0 MATHILDE
stupeur où son désespoir l'avait plongé, et reprit le sentiment pour connaître toute l'étendue de son malheur, il vil que son pauvre enfant avait aussi terminé son existence éphémère \ et ce fut ainsi que disparut à la fois tout ce qui pouvait rappeler le souvenir de sa funeste passion.
Plusieurs mois après , Ormshy chercha quelque soulagement à ses peines en prenant du service, et se dévoua à la cause des Grecs. Mais au milieu même des événemens les plus importans qui marquèrent la suite de sa vie, l'image de sa pauvre Mathilde fut toujours présente à sa pensée ; il la voyait saus cesse telle qu'elle lui était apparue à son heure dernière , le cœur déchiré et repentant, telle