‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 15 sur 101 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

entre nous , j'ai résolu de vous protéger, quoique je puisse avoir à me plaindre des procédés de lord Ormsby , et de ceux de quelques personnes de la famille. Oubli et pardon , voilà ma devise 5 et si je puis vous rendre quelque service f vous n'avez qu'à parler. Je vous présenterai à ma société pour peu que vous en ayez envie* »

« Oh! non, répondit Mathilde , je ne dois pas m'y attendre, ni même le désirer 5 mais je vous assure que je suis plus reconnaissante de cette attention de votre part, que je ne puis vous l'exprimer, et je ne l'attribue qu'à l'amitié que vous avez pour Ormsby et qu'il inspire à tous ceux qui ont quelques relations avec lui. »

ce C'est tout à-fait le contraire, ma chère, lui dit celte dame: c'est beaucoup plus pour vous que pour lui.

J'ai une ancienne querelle avec lui et avec sa vieille mère qui est une méthodiste. »

Bien que Mathilde fut préparée à en tendre Mislriss Laceby parler de lady Ormsby d'une manière défavorable, par suite de cette ancienne inimitié dont Auguste supposait, d'après son caractère irascible, qu'elle avait gardé le souvenir ; cependant elle ne put s'empêcher d'être fort étonnée de voir appliquer à une telle personne l'épithète de méthodiste.

Elle lui répondit donc :«J'ai été fâchée d'apprendre que vous aviez eu, avec ladyOrmsby , quelques dif-

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