‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 23 sur 101 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

créature? On ne doit pas s'étouner qu'une personne comme elle soit assez aveugle pour ne pas è'.re frappée de la différence évidente qui existe eutre une seule erreur peutêtre pardonnable, et le vice le plus enraciné; il n'est pas surprenant non plus qu'elle fasse tous ses efforts pour tacher de vous rabaisser jusqu'à elle. On devait s'attendre qu'elle ne pourrait contenir l'extrême violence de son caractère , lorsqu'on lui rapellerait la différence qui existe entre elle et vous ; différence que ses sentimens dépravés l'empêchent d'apercevoir elle-même, ou que son impudence la porte à penser qui échappera aux yeux des autres. »

Il arrive souvent, répondit Ma-

thilde en secouant la tête, que des , iuslrumens qui nous étaient inconnus viennent nous ouvrir les yeux sur notre véritable situation , et écarter le voile que la passion y avait placé pendant quelque temps, pour nous empêcher de nous juger nous-mêmes. « Oh !

cher Oinisby , ajouta - t - elle avec émotion , tout ce que cette odieuse femme a exprimé dans son dégoûtant langage, n'est que trop vrai. »

ce Comment pouvez-vous parler ainsi , dit Ormsby presqu'en colère , lorsqu'elle a eu l'audace de se comparer, tout avilie qu'elle est, avec une créature charmante et délicate comme vous,, qui avez seulement cherché un refuge contre une oppression intolérable , dans la protec-

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