CHAPITRE V
ainsi, leur offrir de se servir de sa voiture pour les conduire à la maison la plus voisine. Le colonel se chargea volontiers de la commission ; et , étant arrivé près des Hobson , il s'adressa, en ces mois, à Mr. Simperton , qui était fort troublé , mais semblait cependant avoir supporté cet accident avec plus d'héroïsme que les autres : «La personneaveclaquelle je suis me charge de vous exprimer ses regrets de l'accident qui vous est arrivé , et de vous dire qu'elle espère que , si une de ces dames a éprouvé quelque mal, elle voudra bien accepter une place dans sa voiture , qui la conduira dans un lieu où elle pourra trouver du secours, n c< Vous comprendrez parfaitement que la
délicatesse de sa situation l'empêche de paraître elle-même pour leur offrir ses soins; sans cela elle se serait trouvée très-heureuse de les leur donner. »
« Quoi donc? s'écria mistriss Hobson , en se levant avec dignité du fond du fossé: Non ? non ! dites-lui que je ne suis pas honteuse de montrer mon visage ; non ! je ne veux pas : je ne me suis pas salie , moi! » Le colonel put à peine s'empêcher de sourire, en observant combien toute sa personne confirmait peu cette assertion ; ce que le lecteur concevra facilement, s'il se rappelle que le fossé était très-profond , et que les pluies avaient été récentes et abondantes. Cependant , l'ambassadeur,