‹ Matière médicale zoologiqueChapitre 30 sur 108 · APTAREIL A PARFUM DE LA CIVETTE · texte numérisé non relu

APTAREIL A PARFUM DE LA CIVETTE

graisseuses former un vide au centre de l’acinus, et ce vide se prolonger et atteindre la cavité cpie horde Facinus. Cette cavité, en effet, qui est tapissée d’épithélium pavimenteux est un vaste conduit ou réservoir qu’on ne voit pas s’ouvrir au dehors sur les coupes passant par le milieu de la glande, mais qui, sur les coupes passant vers l’extrémité antérieure, se prolonge en tul)cs cylindriques, non anastomosés avec leurs voisins jusqu’à la surface interne de la glande (PI. ll,fig. 2, «, voir entre les pages 80 et 81). En un mot, ces réservoirs intra-glandulaires ou primaires se déversent dans le réservoir propre de la glande à parfum. De ce qui précède on peut donc conclure que les glandes à parfum de la Civette sont des glandes sébacées (voir p. i3) conglomérées.

Aux détails de structure susdits nous ajoutei'ons que de nomhreuses fihres musculaires striées émanant de l’enveloppe de la glande pénètrent très avant entre les groupes d’acini, ainsi que des filets nerveux formant de riches plexus. Tout autour de la glande, mais particulièrement à la surface qui forme la paroi de la poche latérale, il existe des poils auxquels sont annexées des glandes sébacées, parfois volumineuses ; mais nulle part il n’existe de glandes sudoripares (i). Le produit de sécrétion de la Civette est donc formé par les cellules chargées de graisse provenant des acini ; à cette graisse s’ajoutent les cellules épithéliales pavimenteuses de la paroi du réservoir propre^ qui sont l’objet d’une abondante desquamation, comme le montrent nos coupes (PI. I et II). Des poils tombent en même temps et se mêlent au produit des glandes.

Sur le mécanisme de la fonte des cellules graisseuses des acini, nous renvoyons à ce que nous avons dit page i3. Quant à la matière odorante, il est plus que probable qu’elle est sécrétée par les glandes sébacées et qu’elle se dissout immédiatement

(1) Dans les gjlandes anales au contraire, on trouve un mélange de glandes sébacées et de glandes, sudoiûpares.

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