CANTHARIDE
l’extrémité postérieure de la pseudo-chrysalide. De même, dans les phases suivantes, chacjue nouvelle lorme se débarrasse entièrement des mues précédentes. Aussi, ne faut-il pas la sagacité de Fabre pour découvrir le stade troisième larve de la Canthaiide, car cette partie de 1 évolution ne s’opère pas à l’intérieur des téguments de la pseudo-chrysalide, comme cela avait lieu chez les Méloés.
Fl oisitiHC IciTve. La troisième larve se trouve complètement libre, à côté de la dépouille pseudo-chrysalidaire. Ceci se passe au printemps, car la pseudo-chrysalide est restée pendant tout 1 hiver sans subir de modifications. La troisième larve, après avoir présenté quelques mouvements pendant les premiers jours de son apparition, reste bientôt inerte, puis mue.
Nymphe. — Cette mue donne issue à la nymphe. Celle-ci est remarquable par les longs poils d’une structure toute particulière qui se dressent sur tous les anneaux, sauf sur le mésothorax (fig. 99).
Au bout de quelques jours la nymphe se transforme en Insecte parfait.
Espèces principales. — Plus de cent espèces du genre Cantharis sont réparties dans les différentes parties du monde ; je citerai entre autres :
La Cantharide officinale., C. des boutiques [Cantharis vesicatona, L.) ; elle habite toute l’Europe et se reconnaît à sa couleur d un vert brillant, à reflets métalliques parfois mordorés. Les antennes, de onze articles, sont plus longues et plus épaisses chez les mâles. Ces insectes répandent une odeur très marquée que l’on a comparée à l’odeur de souris.
C. dives (Brullé), autre espèce également verte (PI. IV, fig. 6), se rencontre en Grèce et en Turquie ; chaque élytre est marquée d une bande longitudinale, mordorée, caractéristique.
Beauregakd, Mat. méd. ,,,
INSECTES
— C. segelum, Fab. (Sicile) ; C. sericea Waltl. (Espagne), sont également vertes, mais à corps court et ramassé.
C.erosa {Tegrodera erosa) (PL IV, fig. 5) est une belle espèce de Californie dont les élytres d’un brun-rouge plus ou moins foncé sont marquées d’un réseau de lignes saillantes. 6. t)iagister (PI. IV, fig. i) vient aussi de Californie. — En Amérique il existe un grand nombre de Cantharides (près de quatre-vingts) présentant les colorations les plus variées.
Epicauta {Epicauta, Redtenb.) (PI. IV, lig. 7).
Caractères extérieurs. — Ce genre confine de très près au genre Cantharis par ses caractères extérieurs, mais s’en distingue, comme nous allons le voir, par ses mœurs. Chez Epicauta, le galea de la mâchoire est soudé aux autres parties de celle-ci en une pièce unique profondément bilobée. Les antennes sont beaucoup plus atténuées à l’extrémité que chez Cantharis ; le vertex est épais et arrondi ; le corselet rétréci en avant, dépourvu d’angles saillants latéralement, est bombé en dessus, marqué ou non d’un sillon médian. Les élytres enfin sont à peine plus larges que le corselet.
Développement. — Les larves des Epicauta vivent en parasites et subissent les diverses phases de l’hypermélamorphose ; mais leurs hôtes ne sont point des Hyménoptères souteiiains, ce sont les nids de certains Orthoptères. En un mot les larves des Epicauta ne sont point mellivores, mais bien carnivores.
C’est à l’entomologiste américain Riley (i) que sont dues CCS observations que nous allons résumer d après ses reclieiches sur jE. vittata.
Les œufs sont pondus de juillet en octobre. Ils sont déposés au nombre de cinq cents à si.x cents par masses irrégulièics
(i) Riley Trans, of ike Acad, of Saint-Louis, vol. III.