‹ Matteo CivitaliChapitre 23 sur 53 · TRAVAUX MENTIONNÉS DANS LE TESTAMENT · texte numérisé non relu

TRAVAUX MENTIONNÉS DANS LE TESTAMENT

vivants, tous légitimes : il avait aussi une fille naturelle, Diana. Auprès de son lit ; à cette heure solennelle, Matteo avait convoqué Francesco di Leonardo Marti, orfèvre et architecte distingué, dont on connaît d'excellentes œuvres (telles que les stalles du chœur de la cathédrale de Lucques, le buste de San Renieri, à Pise, et de riches orfèvreries). L'artiste réglait ses affaires, disposait, selon la loi, en faveur des siens, assurait l'avenir de sa fille naturelle par une dot ou une retraite ; en un mot, il établissait son bilan à l'heure actuelle. Il était encore, à cette époque, en compte avec le Bertini qui n'avait pas acquitté complètement le prix du tabernacle du Saint-Sacrement. Il réclamait aussi au recteur de l'hôpital de San Pellegrino délie Alpi ime somme complémentaire de cent ducats, du chef d'une commande faite par ledit recteur Jacopo di Benedetto da Castiglione, d'un sépulcre de marbre pour le corps de San Pellegrino. San Pellegrino délie Alpi est un village inaccessible dès l'automne ; en novembre dernier, alors que nous poursuivions jusque dans les plus humbles églises de l'ancien duché la recherche des œuvres du Civitali, nous avons reculé devant la neige qui couvrait la montagne.

Un codicille au testament, rédigé plus tard, auquel nous avons déjà fait allusion , nous confirmera l'authenticité d'une autre œuvre de Matteo à San Quirico del Monte ; c'est une terre cuite du SaùU- Sébastïen, avec quelques variantes, léguée par l'artiste à l'église du lieu où reposent ses trois filles.

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