‹ Maurice de GuérinChapitre 23 sur 44 · UN SOUVENIR · texte numérisé non relu

UN SOUVENIR

Sur le penchant d'une colline S'élève un antique château.

Une haute tour le domine, Comme le mât sur le vaisseau.

Oh! rêve à l'antique château I

Une terrasse qui s'avance Se couronne de pots de fleurs, Au lieu de créneaux de défense.

LETTRES ET FRAGMENTS. tU

Oh! rêve aux parfums enchanteurs De la terrasse aux pots de fleurs !

Les soirs d'été, les soirs d'automne, Un enfant y ven;iit toujours, A l'heure où l'Angelus résonne, Pour voir comment meurent les jours...

A cet enfant r^ve toujours!

Pour voi; lïctter v.n beau nuage, Et suivr-^ dfi l'oeil les oiseaux Qui v.T.t pai bande -ju bois sauvage Chercner 'a branche du repos...

Rêve au nuage, aux vols d'oiseaux I

Pour s'y promener à la brune En causant avec ses deux sœurs, Et s'épancher au clair de lune Qui fait épanouir les cœurs. Rêve à la lune, aux bonnes sœursl

Ce caslel, avec sa terrasse, Tu le sais bien, c'est le Cayla.

Il n'a pas effacé ta trace, Tes deux sœurs sont encore là.

Oh! rêve, rêve au doux Cayla!

l'a ME.

0 douceur, ô douceur de rêver au Cayla f

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