ACTE II, SCÈNE I
de mai qui vient nous réjouir... Ouvre donc, ouvre vite, chaque minute qui passe ajoute ses dangers aux dangers que tu crains. Un seul geste, Joyzelle, un élan de ta main, et tu m'ouvres vraiment les portes de la vie !...
(Joyzelle tourne la clef; la porte s'ouvre ; Lanceur en franchit le seuil.)
LANCÉOK, saisissant Joyzelle dans ses bras.
Me voici!...
J'ai tes mains et les yeux, tes cheveux et tes lèvres, dans le même baiser et dans le même instant, tous les dons de l'amour que je n'ai jamais eus et toute sa présence!... Mes bras sont si surpris qu'ils ne peuvent les porter, et ma
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vie tout entière ne peut les contenir... N'écarle ' point ton front, n'éloigne pas tes lèvres ! . . .
Ce n'est point pour te fuir, mais pour mieux m'approcher...
Ne tourne point la tête ; ne me dérobe pas une ombre de tes cils, une lueur-de les yeux; ce ne sont pas les heures mais les minutes mêmes qui menacent ce bonheur...
Je cherchais ton sourire...
LAKC&Olt
Et le tien le rencontre dans le premier baiser
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