‹ Maurice Maeterlinck. Joyzelle: Pièce en 5 actesChapitre 48 sur 82 · ACTE III, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II

mon cœur comme un nom de folie, de détresse et de honte?...

Non, c'est dans cette vie, la seule que tu possèdes... C'est le nom de la fée, qui dans BroceV ltande, où ton destin te mène, attend que tu paraisses pour briser la vieillesse... Oh ! maître! je la vois!... Prends garde, elle s'approche et va gagner ton cœur!... Dès que cet amour-ci, si pur, si'salulaire, aura perdu ses droits, le sien rampe hors de l'ombre... Maître! je t'en supplie!... Mes yeux comptent ses ruses, elle t'enlace de ses bras qui parodient l'amour, elle te prend ta puissance, la raison, la sagesse; elle t'arrache enlin le secret de ta force; et comme un vieillard ivre, tu tombes sur le sol... Alors elle te dépouille, te raille, se redresse et referme sur nous la caverne mortelle qui ne s'ouvrira plus...

MERLIN

C'est donc inévitable?...

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Tu le sais comme moi, rien ne peut me tromper quand il s'agit de toi... Maître, je t'en supplie, et pour toi et pour moi qui aime tant la lumière et ia perds avec toi !... C'est l'heure irrévocable!... Choisis, choisis la vie!... Puisqu'elle s'offre encore, c'est qu'elle nous appartient et que lu y as droit!...

Va-t'en, c'est inutile... Du reste celle-ci ne m'eût jamais aimé...

Il suffit que tu l'aimes et que celui qu'elle aime ne soit plus entre vous... Voilà ce que je lis dans un double avenir...

MERLIN, essuyant une sueur d'angoisse.

/ Va-l'en, puisque je sais... Il était donc écrit

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