‹ MaximesChapitre 101 sur 457 · Cf. les illustrations de la présente édition · texte numérisé non relu

Cf. les illustrations de la présente édition

2. Les maximes 71, 81, 87, 90, 96, 158, 172, 183, 227, 234, 258, 272, 274, 372, 375. Il est à noter que ces maximes ne se présentent pas dans cet ordre dans le supplément, alors que les maximes 413 à 503 s’y présentent dans leur ordre : La Rochefoucauld semble avoir puisé un peu au hasard parmi les maximes nouvelles pour remplacer celles qu'il retranchait de la 4° édition.

Si nous faisons mention de ce supplément, c’est que six maximes y présentent des variantes par rapport au texte de la cinquième édition elle-même, et que dans trois de ces cas la leçon du supplément est manifestement meilleure que celle de l'édition !. Nous hésitons d’autant moins à adopter ces leçons que le supplément est postérieur d’une dizaine de jours à l'édition (son achevé d'imprimer est du 6 août ?) : il constitue en fait le dernier texte publié sous le contrôle de l’auteur.

À ces trois exceptions près, l’on trouvera ici l’exacte reproduction des maximes de l’édition de 1678, précédées de l'avis au lecteur et suivies de la table alphabétique.

Pour chaque maxime, seront indiquées en note les autres éditions ou sources manuscrites où on la retrouve, avec les références. Cela permettra de savoir immédiatement à quelle édition elle remonte, sans qu'il soit nécessaire d'introduire dans le texte même d’inélégantes indications d'éditions (comme on le voit dans l’édition G-.E.F.). Les références accompagnées d’un astérisque renvoient aux endroits où la maxime figure sous une forme différente 3; ainsi le lecteur pourra facilement prendre connaissance de l’ensemble des variantes de la maxime considérée.

1. Il s’agit des maximes 413, 415 et 453. En revanche c’est la leçon du supplément qui est fautive dans le cas de la maxime 503. Quant aux deux autres de ces six cas (maximes 227 et 466), l’on ne peut dire que l’une des deux leçons s'impose.

2. Bien entendu, le privilège est le même que pour la cinquième édition, dont ce supplément constitue en quelque sorte un extrait.

3. Les astérisques placés dans le texte ont un autre sens : conformément aux habitudes de la Collection Garnier, ils renvoient au glossaire.

LE LIBRAIRE AU LECTEUR

C ETTE cinquième édition des Réflexions morales est augmentée de plus de cent nouvelles maximes, et plus exacte que les quatre premières. L’approbation que le public leur a donnée est au-dessus de ce que je puis dire en leur faveur. Et si elles sont telles que je les crois, comme j'ai sujet d’en être persuadé, on ne pourrait leur faire plus de tort que de s’imaginer qu’elles eussent besoin d’apologie 2. Je me contenterai de vous avertir de deux choses : l’une, que par le mot d’Intérét, on n’entend pas toujours un intérêt de bien, mais le plus souvent un intérêt d'honneur ou de gloire; et l’autre (qui est comme le fondement de toutes ces réflexions), que celui qui les a faites n’a considéré les hommes que dans cet état déplorable de la nature corrompue par le péché; et qu’ainsi la manière dont il parle de ce nombre infini de défauts qui se rencontrent dans leurs vertus apparentes ne *regarde point ceux que Dieu en préserve par une grâce particulière.

Pour ce qui est de l’ordre de ces réflexions, on n’aura pas de peine à juger que comme elles sont toutes sur des matières différentes, il était difficile d'y en observer. Et bien qu'il y en ait plusieurs sur un même sujet, on n’a pas cru les devoir toujours mettre de suite, de crainte d’ennuyer le lecteur; mais on les trouvera dans la tableë.

1. Cet avis au lecteur remonte, pour l'essentiel, à la 2° édition. Cf. pp. 373 sq.

2. Cette phrase faisait, dans la 2° édition, allusion à la suppression du Discours de La Chapelle-Bessé qui avait été publié en tête de la première. Cf. la notice de la 1° édition, p. 264.

3. On trouvera cette table à la suite des Maximes, pp. 117 sq.

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